02 - 75+, 03 - IPA

BMX IPA

BMX IPA – Drink Drink

(IPA – American)

Couleur dorée aux effluves de houblons américains. On sent tout de même l’influence du houblon Citra qui donne des arômes assez marqués d’agrumes. En bouche, ce n’est pas mauvais, c’est même agréable. On est sur de l’amertume un peu fruitée. Ça tient pas trop mal dans le palais. Mais c’est loin d’être fantastique. Les saveurs sonnent tout de même le déjà-vu et l’IPA bas de gamme. Rien de désagréable. Mais cela reste basique. Sans doute pas une bière qui traversera l’épreuve du temps.

C+

01 - Articles

Le bullshit de Ratebeer – #6

Dans notre sixième numéro de cette fameuse série basée sur les notes fumées du plus grand site brassicole au monde, nous nous attarderons ici sur les bières d’abbaye et/ou trappistes bien souvent ‘overrated’ grâce à leur statut.

Je crois que je n’ai pas bu la même bière que les grosses huiles de notre site Internet préféré. Clairement on est sur de Quadrupel comme on en a déjà bu des centaines. Malt grillé, fruits noirs alcoolisés et sucre candi. Ce n’est pas dégoûtant. Mais, sans être méchant, il n’y a rien d’inédit ni d’exceptionnellement bon dans ce breuvage. Et ce n’est pas parce que cela sort d’une abbaye trappiste que cela mérite un 90+.

Une note de 94/98 alors que les utilisateurs s’arrêtent à une moyenne de 3.67, je crois que vous avez déjà compris le problème. Une fois de plus, l’algorithme éclaté de Ratebeer est pris en défaut. Parce que de, toute évidence, cette Dubbel ne mérite nullement une note de 94+. Comme vous l’aurez constaté à la lecture de la récente review faite sur le site, rien ne permet vraiment de mettre cette création de la brasserie Corsendonk sur un piédestal tant les goûts restent basiques.

Je suis le premier à considérer que la gamme des trappistes de Chimay vaut le détour. Les modèles Bleu (Réserve) et Blanche (Triple) valent vraiment le détour et sont des modèles dans leurs styles respectifs. Mais je suis aussi le premier à considérer que ce n’est pas parce que la bière dispose d’une étiquette ‘Trappiste’ qu’elle peut bénéficier de passe-droits. Honnêtement, hormis Scourmont, Rochefort, Westvleteren et, dans une moindre mesure, Westmalle, les bières trappistes restent des produits basiques. Mais avec un marketing redoutable. Sauf qu’ici, on nous y prend pas… D’ailleurs, en parlent de cette Chimay Première, on ne peut clairement pas dire qu’il s’agit de la Dubbel de l’année. La bière est agréable mais clairement pas exceptionnelle. D’ailleurs, les moines qui la brassent considèrent plus ce breuvage comme une entrée en matière pour les autres bières de la gamme que comme une bière à part entière. Comme quoi…

02 - 75+, 03 - Dark Ale

Corsendonk Pater

Corsendonk Pater – Brouwerij Corsendonk

(Dark Ale – Belgian Dubbel)

Malt grillé et caramel léger au nez. On y sent également des touches de fruits mûrs. Rien de très surprenant tant on peine à s’éloigner de l’archétype basique de la Belgian Dark Ale. Corps qui balance entre pain grillé, réglisse et sucre candi. On peine un peu à apercevoir le caractère du breuvage. Ça se boit, certes, mais c’est un peu tout. Il manque vraiment des saveurs marquées pour prétendre à quelque chose dans le marché de la Dubbel…

C+

02 - 80+, 03 - IPA

Great Big In The Sky

Great Big In The Sky – Dry & Bitter Brewing Company

(IPA – Double New England)

A nouveau un design super aguicheur pour une des nombreuses IPA de Dry & Bitter. Houblons aromatiques au nez. Épines de pin, fruits exotiques et arômes herbacés. En bouche, les goûts sont tranchés et les saveurs houblonnées sont puissantes. Si les amateurs d’amertume se retrouveront sans difficulté dans ce breuvage, les aficionados de l’équilibre seront, par contre, un peu déçus. A certains moments, on est quand même sur un mix résineux/alcoolique peu agréable. Heureusement, cela ne perdure pas et l’ensemble des saveurs dégustées rehausse vraiment la note globale.

B

02 - 85+, 03 - IPA

The Gate

The Gate – Dry & Bitter Brewing Company

(IPA – Double New England)

A nouveau une IPA à l’odeur particulière. Les effluves ne sortent pas de l’ordinaire. On retrouve des touches assez exotiques d’ananas mais aussi de pêche douce. La bouche est un peu enrobée (ce qui est dommage) mais aussi bien ronde. La dégustation permet de mettre le doigt sur un houblon vert classique (bon mais sans surprise) dans un ensemble plus que correct. Dommage toutefois que des touches un peu trop éthériques soient perceptibles dans l’arrière-goût, sans quoi la bière aurait pu prêtendre à davantage…

B

02 - 85+, 03 - IPA

Delphic Fog

Delphic Fog – Dry & Bitter Brewing Company

(IPA – New England)

Nez fort odorant de houblon vert aromatique. On est sur des saveurs de mangue et papaye. Résineux classique dans la bouche. Les goûts sont ceux de la Hazy IPA classique. Ça passe crème en bouche avec une amertume diffuse tout au long de la dégustation. L’équilibre est présent. La gouleyance est également au rendez-vous. Que demander de plus ?

B+

01 - Tops

Le top d’octobre 2021 ?

La révolution de la bière touche tous les pays et même ceux du bassin méditerranéen, plus habitués à une culture du raisin que du houblon…

Si la révolution de la craftbeer a été entamée depuis tout de même quelques décennies en Italie (notamment sous l’impulsion de Birra Del Borgo et la brasserie du Baladin), le pays ne jouit pas vraiment d’une réputation de destination rêvée pour les zythologues en herbe. Comme dans d’autres pays, les mentalités changent et on voit progressivement apparaître de nombreuses microbrasseries qui s’efforcent de proposer des breuvages de qualité. BrewFist est en une des plus influentes et c’est pour cette raison qu’elle est nommé dans le top du mois.

Baltic Freak (85/B) // Caterpillar (73/C) // X-Ray (82/B-)

Les bonnes Baltic Freak et X-Ray se marieront sans difficulté avec un bon dessert à base de chocolat. Les saveurs affirmées de la première trouveront d’ailleurs écho avec une série de plats typiques de Noël. A titre expérimental, je propose de la marier avec un bon boudin noir aux raisins. Sensations garanties.

02 - 90+, 03 - IPA

Constructive Destruction

Constructive Destruction – Adroit Theory

(IPA – Double New England)

Quel soin particulier apporté au design de cette bière. Même si les conseils foodpairing et music pairing mentionnés par le brasseur sur la canette n’emportent pas nécessairement mon assentiment, il faut bien admettre que cela favorise grandement au plaisir de la dégustation. On est ici sur des saveurs d’agrumes et de fruits exotiques. Que ce soit au nez ou en bouche, l’harmonie des saveurs est brillante. Il n’y a pas vraiment de goûts écrasants ou agressifs. Tout est dans la douceur et la gouleyance. L’amertume est bien là, le cahier des charges est respecté, mais rien ne vient agresser les papilles gustatives. Ce qui n’est pas plus mal au vu de l’équilibre global fortement maîtrisé. Et quelle facilité à boire pour un ABV de 10…

A-

02 - 80+, 03 - Sour

Vild Cassis

Vild Cassis – Brekeriet

(Wild Ale – Flavored)

Dans la gamme Vild de la brasserie Brekeriet, on retrouve une fois de plus une Wild Ale très acide. Ce côté acidulé et tannique présent tout au long de la dégustation se retrouve même amplifié par l’utilisation de cassis très surets dans le brassin. Ce qui nous donne une bière très (trop ?) Sour. L’ensemble reste relativement correct avec des fruits sympathiques et bien mis en valeur. Et même si la maturation pendant 18 mois en fûts de vin rouge n’amène pas grand chose au breuvage (dommage pour ça), ce dernier est toutefois de qualité. Restera la costaude acidité à dompter.

B-

02 - 75+, 03 - IPA, 03 - Sour

Pollock

Pollock – Browar Nepomucen

(IPA – Double Sour)

Vu l’intitulé de la bière, je pense qu’on était légitimement en droit de s’attendre à un mélange surprenant et, peut-être, réussi de saveurs différentes. Quelle déception au final. Si le nez augure un bon présage (on y perçoit clairement les saveurs d’un cake aux myrtilles, avec une vanille fort présente), la bouche n’est pas inoubliable. D’une part, les fruits (que l’on perçoit tout de même) m’amènent pas leur acidité naturelle caractéristique. D’autre part, les quantités ressenties de sucre et de vanille ne participent à l’équilibre général. On est sur une impression globale un peu inhabituelle au niveau des goûts, ce qui est un point positif. Mais avec un côté enrobé/sirupeux qui ne laisse que très peu de place au houblon (imperceptible) et à l’acidité. Ce qui, là, est un point négatif.

C+