Une année un peu famélique pour la Wheat Ale que ce cru 2021. Hormis quelques Berliner Weisse qui étaient au-dessus du lot, l’année passée n’a pas vraiment été riche en bières fromentées de qualité. Reste ci et là des amoureux du genre comme Baladin (qui reproduit à merveille les standards de type belge) ou encore Stu Mostow qui a tenté de réveiller le genre des Hefeweizen. En espérant que 2022 sera plus glorieux pour ces bières.
Quelle sensation chocolatée au nez ! On est dans le chocolat fourré mais aussi dans le végétal avec de la fève de cacao blanche qui n’a pas été torréfiée. C’est vraiment surprenant car malgré l’ABV (que l’on va ressentir après coup) le corps reste doux. Comme un bon chocolat au lait. On navigue ainsi sur les différentes textures de la fève de cacao, et ce avec beaucoup de plaisir. Tantôt on est sur des goûts plutôt végétaux, tantôt sur du sirupeux façon liqueur de chocolat. Une belle complexité, un mélange incroyable et qui, en plus, se paie le luxe de ne pas être écoeurant.
On a là un bon nez bien odorant et bien fruité. On est clairement sur des agrumes mais aussi sur des fruits exotiques. Et le mélange flatte clairement les narines. En bouche, et même si les saveurs restent plus conventionnelles, impossible de rater cette alliance entre amertume un peu résineuse et fruité agrumé. Goût assez marqué d’orange sanguine et de pamplemousse. L’amertume se diffuse bien dans tout le breuvage et l’ensemble reste homogène.
Au niveau du nez, impossible d’ignorer qu’on est en plein dans les céréales. Les malts sont bien présents et ils font perdurer cette sensation de multi-céréales également dans la bouche. On y retrouve aussi quelques traces fruitées légères mais surtout une touche éthérique pas trop envahissante mais qui peut rendre la bière lourde par moment. La finale reste longue et bien charpentue. Pas mal pour une Tripel.
Or pâle transparent de couleur. Nez de pils classique avec houblons assez secs mais aussi assez artificiels. En bouche, on est sur du plat aqueux avec une amertume un peu piquante mais un peu sale aussi. Un Lager basique sans grande folie.
Sur le papier, c’est peut-être une bonne idée de tenter de faire une IPA au chanvre mais, en pratique, on sent bien que les goûts ne marchent pas ensemble. Et si le chanvre se perçoit facilement dans ce nez herbacé qui respire un peu les herbes à fumer, on cherche un peu où sont les houblons. Pareil en bouche où la déception se confirme. Le chanvre est fort présent en bouche et éclipse totalement les autres saveurs. Finalement, l’amertume ne se déguste pas/plus. Seul reste un végétal peu agréable en bouche.
Au nez, impossible d’ignorer les marqueurs classiques de la Berliner Weisse. On est sur de l’acidité légère mais avec un petit twist un peu terreux. La bouche est également dans la légèreté, les goûts sont bons mais pas appuyés non plus. Acidulé lactique. Léger en bouche. Ne marque pas les esprits de manière impérissable mais reste très drinkable.
On est face à un nez fort odorant pour une bière de cet ABV, ce qui n’est pas vraiment désagréable. Esters fruités, sucre candi et fruits finement sucrés à l’alcool. Ça fait penser à de la Strong Dark Ale qui a mûri en cave. Dommage qu’en bouche on perde ces saveurs et qu’on se retrouve avec un corps de malt grillé peu original et une finale cartonnée peu appétissante.
Dans cette catégorie des bières à fermentation (souvent) spontanées, on a eu l’occasion de tomber sur de très bons standards, comme La Tache (de Ale Apothecary, habituée aux 95+ sur WID) ou la Kriek Hanssens (superbe découverte au passage) mais aussi sur des créations plus récentes, aux qualités indéniables. On citera à cet exemple la Gose de Funky et de Nepomucen.
Wild Ale – Flavored
Wild Ale – Flavored Double
Wild Ale – Other
Wild Ale – Red Flanders
Wild Ale – Smoothie
Grosse razzia au niveau des Sour fruités par la gamme Gelato de Funky Fluid qui aura été vraiment incroyable toute cette année. Je ne vais pas nécessairement être plus long puisqu’un top d’un des mois de l’année 2021 lui a été entièrement consacré mais il va sans dire que l’expérience a été totale et, surtout, satisfaisante. Pour le surplus, Brekeriet place son Dubbelcassis (bien meilleur que le Cassis classique) et Rodenbach s’affirme comme le leader mondial du style Red Flanders. Une belle année pour ce genre Sour qui aura, à la fois, réveillé les papilles et apaisé la soif.
Couleur ambrée. Nez de malt biscuité et d’esters fruités. On est dans le classique de la Tripel. En bouche, c’est à la fois costaud et chaleureux. Peut-être un peu trop lourde. Peut-être pas très gouleyante. Mais l’ensemble passe relativement bien et, au niveau des goûts, difficile d’être désorienté tant on reste dans le classique.