Délicieux arômes amers entre fruits exotiques et baies rouges. On est ici sur un mix de Strata, de Galaxy, de Mosaic et de Citra. Et le rendu final est plus qu’agréable. Lors de la première gorgée, le palais est emmené sur un corps juteux, amer mais aussi fruité. Fruits exotiques et résine de pin viennent en effet accompagner la dégustation. C’est à la fois nuageux au niveau de l’amer et juicy au niveau du fruité. Le breuvage est gouleyant, l’amertume ne vire à aucun moment à l’exagération (ce qui peut arriver dans certaines DIPA) et l’équilibre reste magnifiquement contrôlé.
Senteurs d’ester fruité façon fruits d’automne. On sent tant au nez qu’en bouche une saveur de pomme enrobée. Au final, ce n’est pas incroyable (les goûts sonnent assez artificiels tout de même) et cela même si le corps malté rehausse un peu le corps du breuvage.
Second et dernier article concernant le festival de ce septembre. Après avoir fait le tour des brasseurs présents et avoir tenté de les classer objectivement en fonction du line-up qu’ils proposaient, on va essayer de faire pareil avec les bières qui étaient présentes. Vous trouverez donc dans cet article le top 5 des meilleures choses de ce festival et aussi celui des pires choses. Enjoy…
Le top 5 du festival
5 – Las Ketchup et Golden Sour
Objectivement, on est peut-être pas dans les meilleures bières dégustées lors de ce festival, mais clairement ce type d’originalité fait du bien. C’est ce genre d’OVNI qui peut rafler la médaille d’or de la meilleure création du festival pour peu que l’harmonie soit au rendez-vous (ce qui n’était peut-être pas le cas ici).
4 – La Yaki herbacée
Autant j’adore les Hazy IPA, autant j’ai l’honnêteté d’admettre que le genre est omniprésent. On dirait vraiment que les gens ne savent plus faire que de l’IPA aux goûts exotiques et résineux. Alors, quel plaisir de temps en temps de retrouver des bières de cette catégorie plus herbacées et plus traditionnelles.
3 – Resist ou la bière anti-russe
Je ne m’attendais peut-être pas à retrouver un hommage à l’Ukraine au cours de ce festival. J’étais un peu naïf tant ce thème est devenu le sujet de prédilection de bon nombre de personnes, et notamment de brasseurs. Loin de se limiter à un slogan politique, ce Pastry Stout est bien amené, à des saveurs intéressantes et se laisse déguster. Du bon à ce niveau-là. Comme l’était assurément le line-up de la brasserie hôte.
2 – Les IPAs de Basqueland
Honnêtement, je n’ai eu aucune déception sur le stand de Basqueland. Si le Stout n’était assurément pas le meilleur que j’ai bu de ma vie, il était plus que correct. Quant aux IPAs, elles étaient toutes de très grande qualité, ce qui fait évidemment plaisir.
1 – La Mash Test Yummies BA
On en a déjà parlé mais sans conteste la bière du festival. Sa description est donnée dans la fiche notation qui est arrivée la semaine précédente sur le site mais, encore une fois, il n’y a absolument pas eu de débat au sein de la rédaction quand il a fallu élire la meilleure création du weekend.
Le flop 5 du festival
5 – Igor ou le barrel-aged sans saveurs
Kaapse est une très bonne brasserie et elle a été amenée dans le passé à produire de très grosses cartouches. Difficile de ne pas être impatient quand cette dernière annonce qu’elle va sortir une version améliorée de son Stout, le Igor. D’autant plus que la fermentation en fûts se fera dans une série de grands whiskies et même de Cognac. Et, finalement, quelle déception. Le barrel-aged n’amène rien ou pas grand chose et la plus-value est presque nulle.
4 – Les bières du dimanche
Ce n’est pas vraiment une bière en particulier qui fait l’objet de cette entrée dans le classement mais plutôt une pratique un peu inhabituelle qui est née à partir de cette édition : proposer des bières exclusives à un jour. L’idée est peut-être intéressant sur le papier mais elle s’avère vite frustrante puisque bien souvent il est impossible pour le consommateur normal de bloquer 2 jours sur le weekend tout ça pour goûter deux ou trois bières qui ne sont disponibles que le dimanche, ou vice-versa. Mettez toutes les bières à la carte pour les deux jours et ce sera plus simple.
3 – La Tripel à la bretonne
Je n’ai honnêtement aucun problème lorsqu’un brasseur décide de remixer un style déjà existant en y apportant un petit twist. Sauf erreur, c’était le but de cette Ouache, annoncée comme une Triple façon Bretagne. Encore faut-il que le résultat final soit bon, ce qui n’était visiblement pas le cas en l’espèce.
2 – Les Lagers basiques à la carte
Honnêtement, qui a envie de boire une pils à un festival sur la bière artisanale ? Personne, ou presque. Même si les créations des brasseurs invités sont généralement plus attractives que les Lagers de bas étage que l’on peut trouver dans les supermarchés, le problème reste le même. Au prix du ticket d’entrée et du nombre restreint de bières que l’on peut goûter avec, il faudrait être idiot pour gaspiller un jeton de la sorte.
1 – Un spot pour du cidre
J’aime bien le cidre. Qu’on ne s’y trompe pas, je n’ai absolument rien contre cette boisson qui mérite bien évidemment ses lettres de noblesse. Cependant, j’ai un peu du mal à comprendre pourquoi on a bloqué une place pour un vendeur de cidre à la place d’un autre brasseur… Puis, soyons clair, quel est l’intérêt pour un zythologue d’aller boire du cidre à un festival sur la bière ? Il n’y a pas de festival pour le cidre ailleurs ?
Pour cette édition de 2022, et malgré le temps pluvieux, la brasserie du BBP avait une fois de plus mis les petits plats dans les grands en invitant pas moins de 11 brasseries et un créateur de cidre à son festival. Outre les impressions concernent les bières dégustées que vous avez pu lire dans les articles précédents, on va essayer de réaliser ici un top des meilleurs brasseries présentes sur ce Wanderlust…
Le top des brasseries
13 – Hoppebrau
Un line-up de 4 bières avec deux Lagers, c’est pas vraiment la meilleure chose à faire à un festival de la craftbeer où la qualité est omniprésente. Ajoutez à cela deux IPA qui n’incitent pas vraiment à la consommation et vous avez là la moins bonne proposition de ce festival de la bière.
12 – La Dilletante
11 – Duration Brewing
Même problème pour les deux brasseries citées ci-avant. Un line-up peu intéressant pour les français avec deux IPA d’intérêt limité et un Lager. Seule la Triple façon Bretagne sortait du lot… pour un résultat peu convaincant que l’on connaît déjà par la lecture des analyses du site. Un Lager, une Saison bof, une Pale Ale peu intéressante et une des moins bonnes IPA de la brasserie pour les anglais de Duration. Si l’ensemble reste plus correct que les français, on est d’autant plus déçu que la brasserie a normalement l’habitude de proposer de très bonnes créations.
10 – La Jungle
9 – Wildflower
Malheureusement pour ces brasseurs (et c’est peut-être une conséquence des propositions faites en termes de line-up), je n’ai goûté sur ce festival qu’une seule de leurs créations. Une Wild Ale intéressante mais sans grande folie. Ce qui explique la position de leurs brasseries respectives dans ce top.
8 – Birra Dell’Eremo
7 – Brasserie du Borinage
6 – Kaapse Brouwers
Situation plus ou moins identique pour ces trois brasseries. De bonnes bières, parfois dans le haut du panier, mais aussi de moins bonnes. Les italiens nous ont ainsi proposé une bonne IPA herbacée mais aussi une Tripel médiocre. Le Borinage a, lui, eu la très bonne idée de nous faire découvrir une très médiatique Ketchup Sour (qui a attiré l’œil de nombreuses personnes sur place) mais ne l’a accompagné que de deux Pils et d’une Urine déjà bien implantée en Belgique. Enfin, Kaapse, malgré un Stout costaud, n’a proposé que des IPA aux qualités discutables. Dommage.
5 – BBP Dansaert
4 – Brussels Beer Project
Pari réussi pour le Brussels Beer Project et sa filiale Dansaert. Si cette dernière a mis en avant des créations acidulées généralement bien réalisées et plutôt avant-gardistes, la maison mère a rendu une copie plus que correcte. Une line-up varié composé d’une Pale Ale aux fruits, une IPA, une Gose fruitée et un Imperial Stout aux accents politiquement correct. Du très bon à ce niveau-là.
3 – Basqueland Brewing Company
Quasiment à égalité avec le BBP, les brasseurs de Basqueland ont apporté ce qu’ils faisaient de mieux : des IPA. Difficile de leur reprocher quoi que ce soit sur ce point tant les propositions étaient de bonne fracture. Et pour ceux qui n’aiment pas les bières houblonnées, un Imperial Stout plus que correct était ajouté sur le line-up.
2 – Browar Pinta
Cela fait plusieurs fois qu’on le répète sur ce blog mais la scène brassicole polonaise est sans aucun doute une des plus innovantes d’Europe. Et Pinta le prouve à nouveau en raflant la médaille d’argent à ce festival. Deux IPA, une black et une Cold. Une Sour fruitée et plus légère pour les palais enclins à quelque chose de drinkable. Et, enfin, un Pastry Stout pour les zythologues les plus endurcis. Que demander de plus ?
1 – To Ol
Sans doute la brasserie la plus ancienne en termes d’activité. Et grand vainqueur de ce festival en termes de line-up. Et pour cause la présence d’un Imperial Stout de qualité mondiale noté à plus de 4,2 sur untappd. Clairement, les brasseurs danois ont compris comment rafler les honneurs des consommateurs sur un festival de craftbeers. Ajoutez à cela deux IPA et une Wild Ale plus que sympathique et il n’en faut pas plus pour rafler une médaille d’or à un festival de qualité tout de même moindre que celui de 2021.
Couleur rosée avec des effluves de myrtilles bien perceptibles. On sent le fruit naturel et boisé accompagné d’acide lactique. L’entrée en bouche est facile, presque aqueuse et se voit accompagnée de saveurs de myrtilles (plus discrètes qu’au nez) qui vient titiller le palais en y laissant un petit goût acidulé aigrelet. Les saveurs typiques de maturation avec levures sauvages de Brekeriet sont bien là. On a effectivement cette touche boisée de liège qui constitue l’arrière-bouche. Les goûts sont légers (ce que l’on peut peut-être regretter) mais cohérents pour une bière à 4,8 d’ABV.
Nez fort léger pour un Imperial Stout. On est sur un breuvage un peu pétillant au corps relativement peu onctueux. Le malt torréfié que l’on sent au cours de la dégustation est de bonne qualité et accompagne le dégustateur de l’entrée jusqu’à la finale en bouche. Pas vraiment de surprise mais pas non plus fausse note. Reste une déception assez importante concernant la fermentation en fûts qui n’amène rien d’intéressant. Et pourtant, les brasseurs disent que leur projet a mûri pendant 9 mois dans des fûts de Aberlour Bourbon, Glen Moray Bourbon, Ben Nevis Bourbon, Ben Nevis, Bruichladdich Sherry et de Cognac Hennesy. Dommage finalement qu’on ne le sente pas. Ou alors si peu.
Fruité avec une légère amertume. Dommage que le corps ne soit pas plus que moyen et que l’amertume ne soit pas plus vivifiante. Parce que, ici, hormis les saveurs de houblon un peu résineux (pas Hazy du tout au passage), difficile de différencier ce breuvage des autres IPA à l’américaine que l’on a déjà vu déguster à d’autres occasions.
Café noir et malt torréfié. On est dans les saveurs de pain carbonisé. L’entrée en bouche offre une éclaircie matérialisée par un houblon léger mais elle est vite remplacé par l’habituel malt torréfié. Les goûts resteront ceux du café et même la finale ne permet plus au houblon de poindre le bout de son nez. Dommage pour le mix attendu entre IPA et Black Ale.
Couleur or transparent. Fait penser à de la pils. Le nez aussi. On est sur du malt typique de Lager, et le moins que l’on puisse dire c’est que cela n’est pas folichon. Idem pour la bouche. On est sur des céréales légères avec une amertume piquante très prononcée. Alors, qu’on soit bien clair, je n’ai rien contre l’amertume mais quand cette dernière vire au cartonné de basse qualité, je suis vachement moins emballé.
Houblon citrique au nez. On est sur des saveurs fraîches et assez vertes de houblon et, partant, relativement loin des odeurs torréfiées habituelles à ce type de bière. Cela ne dure pas. La bouche est aux antipodes du nez. Autant on avait jusque là du houblon et des agrumes, autant l’entrée en bouche rappelle indubitablement le côté Black. Même si le corps est assez (trop ?) léger, les saveurs du pain grillé sont bien perceptibles. Dommage qu’elles soient accompagnés par un goût piquant loin d’être incroyable.