Nez de myrtilles et de cassis. L’attaque est acide en bouche. Le cassis se prête assez bien avec cette saveur qu’il vient renforcer. Le fruité est correct, cela se laisse boire et même si les saveurs restent monolithiques, elles sont de bonne composition et font ressortir le fruité naturel, ce qui est toujours une bonne chose dans une Sour.
Amertume directement perceptible au nez. On est sur des saveurs amères de fruits blanc. En bouche, les céréales dominent et amènent avec elles leur lot d’amertume. Pas vraiment de fruité, pas vraiment de sucré. Mais un corps relativement intéressant qui rappelle à la fois le vin blanc sec et la liqueur de plantes.
Effluves clairement aromatiques. Les arômes de myrtille et de vanille sont perceptibles au nez. Sans que cela ne soit pour autant un dessert au nez, les ajouts au Risfactor de base sont perceptibles et amènent réellement une plus-value au breuvage. En bouche, le cocktail de saveurs est bien là. Chocolat fourré, toffee, vanille et jus de myrtilles. Si ce n’est le taux de sucre un peu trop élevé, il s’agit sans conteste d’un bon Stout.
Houblons agrumés. On a ici un nez bien odorant entre citrons et résine de pin. La bouche est, elle, sympathique. L’amertume est diffuse tout au long de la dégustation et perdure dans le palais. Corps résineux et amer. Mais sans que cela ne soit écrasant puisque la gouleyance est également de mise. Difficile de trouver quelque chose à redire au niveau de l’équilibre. Encore une très bonne IPA de la part de nos brasseurs espagnols.
Nez odorant de café noir froid. La bouche tire sur le chocolat amer et noir. Le malt torréfié est bien mis en avant sans être pour autant écrasant. Légère noix de coco grillée dans le palais. Rien de fantasque puisqu’on revient rapidement sur des saveurs de café moulu. La bière porte toutefois mal son nom : elle n’est ni portée sur la coco ni folle dans les goûts proposés. Mais elle demeure un Stout de qualité plus que correcte à l’équilibre global peu critiquable.
En matière de IPA, il est tout de même difficile d’être déçu par cette brasserie espagnole. La preuve une fois de plus par ce breuvage. Nez de houblon résineux et amer. L’amertume se poursuit dans une bouche qui offre du goût et de la drinkability. Fruits blanc, résine de pin viennent compléter ce breuvage à l’équilibre plus que correct.
On revient un peu dans le passé en mettant en avant le top des bières qui avait été établi courant de l’année 2013, soit il y a près de dix années…
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5.
4.
Les gros standards américains de l’époque sont à l’honneur dans ce top relatif à l’année 2013. On retrouve ainsi les Imperial Stout de Clown Shoes (excellente brasserie au demeurant) et les IPAs de Anchorage, To Ol et Dark Horse. Le lecteur attentif notera que ces brasseries (hormis la dernière) sont toujours autant à la page et continuent, après plus de dix années, à fournir de grosses cartouches au monde brassicole moderne, ce qui est vraiment impressionnant.
3.
2.
1.
Pas vraiment de fausse note dans ce top du passé. Et même si ces trois bières n’auraient certainement pas leur place à l’heure actuelle sur un podium, elles n’en restent pas moins d’excellente qualité. La Crème brûlée est sans conteste un souvenir impérissable dans mon parcours d’aficionado de la bière puisqu’il s’agit d’un des premiers Pastry Stout capable de restranscrire parfaitement les saveurs d’un dessert. La Hercules est, elle, une IPA de grande classe. On n’était pas encore sur des NEIPA aux houblons aromatiques et résineux mais l’amertume était tout de même bien présente, et de qualité. Comme presque toutes les bières de Great Divide, une des premières brasseries à exporter sa gamme en Belgique. Enfin, grand vainqueur, une création de Founders qui est habitué depuis des années à venir titiller les grandes marches de ce type de classement. Pas de folie au niveau du goût mais un équilibre incroyable, une fois de plus.
J’ai un peu l’impression d’avoir manqué quelque chose dans la dégustation de cette bière. Parce que là, lorsque j’hume le breuvage, je ne perçois pas les saveurs classiques de Pale Strong Ale mais un mix fumé-gras un peu étrange qui n’a rien à faire dans une Tripel à la belge. La bouche, même si elle n’est pas fumée, n’est objectivement pas savoureuse. Les esters fruités sont totalement inexistants et la sensation houblonnée aux abonnés absents. Ce genre de sensation zythologique n’est pas de nature à convaincre les amateurs de bière.
Couleur ambrée. On est sur des arômes basiques de houblons amers. Présence maltée non négligeable. Le corps reste tout de même quelconque. Finale un peu amère mais sans plus. Une IPA qui n’est certes pas mauvaise mais qui ne restera pas non plus dans les annales.
Couleur blond-jaune. Pas de surprise ici, on est dans les codes de la I2PA. Nez crémeux et houblonné. Arômes de pêches et de melons. Le corps est, lui, plus dans l’amertume avec des saveurs de fruits à noyaux. On reste dans le classique. Le breuvage n’est clairement pas exubérant. Et si les saveurs précitées perdurent finalement bien dans le palais, il faut bien admettre que les goûts ne sont pas non plus incroyables.