Amertume bien présente dans le nez et dans la bouche. Le houblon est là et est assez dominant. La bouche est amère, offre des saveurs d’agrumes ainsi qu’une finale sèche relativement longue. Ce n’est clairement pas la plus gouleyante des bières de la brasserie mais elle a son caractère et propose des saveurs affirmées.
Un nouveau houblon expérimental est utilisé lors du brassin de cette triple IPA. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce houblon est fort odorant. Au nez, on retrouve des arômes de litchi, de résine mais également de fruits rouges (ce qui est un peu particulier pour ce type de bière). Dès l’entrée en bouche, on ressent le caractère assez costaud du breuvage. Le corps est robuste, solide et amène une présence amère qui continue tout au long de la dégustation. Si l’on peut sans difficulté dire que la bière regorge de saveurs, il faut toutefois admettre que l’équilibre est loin d’être parfait. En effet, en bouche, il reste une présence alcoolique peu agréable qui ne rend pas vraiment honneur à la bière.
À nouveau, très peu de choses négatives à dire à propos d’une IPA de la brasserie polonaise Funky Fluid. On est sur des houblon aromatique temps au nez qu’on bouche. Les saveurs sont essentiellement agrumes et l’amertume est bien calibrée. Quelques touches épicées légères qui donnent une fin de bouche assez longue. Une bonne ISA.
On est dans les codes de la Hazy IPA. Les effluves de fruits tropicaux et de résine sont là. En bouche, impossible de nier la présence d’amertume bien dosée qui se propage jusque dans le palais. C’est résineux et assez bien citronné. Et, finalement, même si les saveurs sont loin d’être outstanding, l’ensemble reste correctement équilibré et la dégustation se passe sans anicroche.
Pink Farts & Unicorns – Amager Bryghus (Lager – India Pale Lager)
Couleur or transparent. Les arômes houblonnés sont présents et c’est plutôt un plaisir d’en trouver dans un Lager. On retrouve des agrumes (citron, oranges amères) en quantité appréciable. La bouche est sur cette même note. Assez légère, un peu monolithique (les saveurs ne partent pas dans tous les sens)… mais de toute évidence, un Lager avec un minimum de caractère (en effet, le houblon citronné vient directement chatouiller la gorge) et une drinkability qui n’en pâtit pas pour autant. Clairement pas une bière prise de tête… un peu comme son étiquette…
Des arômes de cerise, de café et de banane se présentent directement lorsqu’on hume la bière. On est clairement dans le dessert. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ces trois saveurs intriguent : comment vont-elles faire pour s’harmoniser à la dégustation ? La réponse est mi-figue mi-raisin. D’un côté, on est sur des saveurs fruitées cerises et banane qui marchent bien ensemble, d’un autre côté, on est sur un arrière-goût de marc de café assez présent mais pas trop envahissant. Rien à redire de ce côté là. Le problème, c’est que ces deux propositions gustatives ne se complètent pas vraiment entre elles et encore moins avec le côté acide de la bière qui passe un peu en retrait. Alors, ne nous méprenons pas, le breuvage est très intéressant et se dégustera sans trop de difficulté mais il est évident que ce type d’association (fruits-café) passera mieux dans un Pastry Stout que dans une Sour, a fortiori dans celle-ci.
Bappelsin – Morgondagens Bryggeri (Wheat – Berliner Weisse Flavored)
Les codes de la Berliner Weisse ne sont pas perturbés. Tant au nez qu’en bouche, il faut admettre que l’acidité lactique propre à ce style de bière est au premier plan. L’ajout d’orange n’amène que peu de choses au breuvage. On ne sent en bouche qu’un léger apport juteux dû aux agrumes mais sans plus. Le tout est néanmoins agréable, facile à boire et avec un côté aigrelet ma foi fort sympathique. Du bon, du correct.
Coffee & Salt – Funky Fluid (IPA – Double Black Flavored)
Une IPA avec du café brésilien et du sel volcanique d’Hawaï, c’est un pari audacieux. Et si on retrouve le meilleur des deux mondes au nez, on ne peut pas vraiment dire que l’alliance des deux condiments est optimale. Du café noir bien amer avec de l’iode provenant de sel sombre, ça ne se marie pas vraiment bien, et ce d’autant plus que les houblons utilisés n’amènent finalement qu’une sécheresse et une amertume somme toute assez banale. On est plus dans les codes du Porter/Stout au café que dans ceux de la Black IPA. Pas mauvais mais un goût de trop peu quand même…
Saint-Feuillien Grand Cru – Brasserie Saint-Feuillien (Pale Ale – Belgian Strong)
Cette version moins épicée de la Saint-Feuillien est appréciable. Le nez est rehaussé par des houblons aromatiques terreux et piquants. Pas de résineux ni de fruité ici, ça reste tout de même une bière d’inspiration belge. Les saveurs sont sympathiques et le corps est assez robuste. Peut-être un peu trop (à l’instar des autres bières de la brasserie) puisque l’alcool est assez présent. Toutefois, bien que modérément équilibrée, cela reste quelque chose de correct.
La grande classique belge. Malgré les a priori concernant la reprise de la petite brasserie de Hoegaarden par le géant brassicole, il faut admettre que la bière reste plus que correcte. Odeurs certes discrètes au nez mais une constante de froment, d’agrumes et d’épices (coriandre) typiquement belges. En bouche, c’est gouleyant (peut-être un peu aqueux) mais on sent tout de même un fromenté/citronné qui accompagne la dégustation. Le tout reste agréable. Et ce malgré le passage des années…