L’utilisation du houblon Citra dans ce breuvage est une évidence. Les agrumes citronnés sont super présents au nez et dans la bouche. Cette dernière reste néanmoins légère et assez bien équilibrée. Suffisamment pour permettre une agréable dégustation, a fortiori lors d’une après-midi ensoleillée. Une Session IPA avec un minimum de goût (pas outstanding non plus) et une gouleyance intéressante.
Or pâle transparent. C’est vraiment très clair au niveau de la couleur. Mais ça reste costaud concernant les effluves nasales. Fruits jaunes bien mûrs. Résine de houblons américains qui virent sur du miel brun avec le temps. Entrée en bouche un peu piquante. La résine houblonnée arrive par la suite et perdure dans une fin de bouche assez sucrée et enrobée. Sympathique au niveau des saveurs nonobstant un manque d’équilibre un peu dommageable.
Mais quelle déception ! Pas par rapport au breuvage qui est intrinsèquement bon. Mais par rapport à la dégustation que j’ai eu il y a quelques (dizaines d’) années et à l’issue de laquelle j’avais considéré cette version Grand Cru comme un mètre-étalon dans ce style de Sour. Ici, difficile de faire la différence avec une Rodenbach classique. On perçoit certes le nez de vinaigre balsamique, un petit peu moins tannique mais plus ronde, avec des notes de fruits rouges plus prononcées. L’assemblage a dû se faire avec des versions plus vieilles que la Rodenbach classique. Mais rien de plus. Et rien d’incroyable finalement.
Couleur brune avec fortes flagrances de sucre candi et de malt bien grillé. L’entrée en bouche est costaude avec une insistance tout particulière sur le sucre candi façon mélasse et caramel. Les fruits secs sont également perceptibles. La bière reste vraiment sur les sentiers battus de la Quad à la belge, n’en dévie pas un instant et offre des goûts agréables d’automne à la dégustation.
Couleur noire foncée et opaque. Malt torréfié au nez qui vire néanmoins aux herbes médicinales assez rapidement. On sent que les saveurs sont nombreuses et variées. Heureusement, l’entrée en bouche n’est pas trop lourde. C’est même léger pour un Stout de cet ABV, voire même doux… Si le côté torréfié du malt est évidemment présent, c’est le côté salin de la bière qui va surprendre d’emblée le consommateur. On goûte ainsi la sauce d’huître et le soja un peu salé. Et si la sensation n’est pas désagréable à proprement parler, elle manque quand même de ce que la bière est sensée proposer : de l’umami. Parce qu’hormis cette sensation un peu salée, la bière ne dégage pas vraiment toutes les saveurs qu’elle promet de dégager. Dans le même état d’esprit, on pourra noter l’absence de goût issu de la maturation en fûts de chêne ou ayant contenu du scotch. Ce qui est dommage. Toutefois, ne nous y trompons, il s’agit assurément d’une bonne bière mais sincèrement, si toutes les prémisses de cette démonstration zythologique avaient été respectées à la lettre, les choses auraient été d’un tout autre niveau.
Grosse mousse crémeuse sur un corps de couleur orangée qui laisse présumer l’utilisation de fraises naturelles. Au nez, le gâteau à la crème de fraise est omniprésent. Les saveurs sont poussées jusqu’à leur limite de sorte qu’on a plus l’impression de sentir de la fraise Tagada (artificialisation ?) que de la fraise acidulée des bois. En bouche, l’acidité reste tranchante, aigrelette. La fraise accompagne une finale longue et acidulée.
Odeurs très exotiques qui rappellent indubitablement les houblons néo-zélandais utilisés dans le brassin. C’est tropical mais ce sont les agrumes que l’on sent avant tout. En bouche, on est sur une amertume légère (trop ?) qui est diffuse tout au long de la dégustation. C’est un peu piquant, c’est pétillant et ça se laisse boire. Mais ce n’est pas très affirmé au niveau des saveurs et c’est un peu dommage. Reste une gouleyance agréable pour une bière qui conviendra aux après-midis ensoleillés.
Nez de raisin blanc assez marqué. On y sent les houblons néo zélandais. Agrumé au nez, avec yuzu et touche un peu amère. Quand la bière se réchauffe, les saveurs se font plus affirmées au niveau du fruité mais on reste dans le domaine du léger. En bouche, la fermentation mixte se manifeste dans une acidité modérée. Les agrumes sont également là. On est dans le thème du yuzu, citronné mais aussi revêche. Avec astringence tannique due à la maturation en fûts de Bourgogne blanc. Amertume diffuse en fin de bouche mais manque cruel de caractère. Pour une bière dite « très spéciale » avec toute une série de améliorations/transformations, il y a de quoi être vraiment déçu.
Couleur jaune or trouble. Au nez, on sent les marcs de café ce qui est toujours surprenant pour une bière de ce type. La bouche ne fait pas vraiment l’apologie du houblon résineux propre à la Hazy IPA mais plutôt du café. Celui-ci est très bon mais on ne sent pas vraiment la Double IPA, ce qui est plutôt dommage. Fin de bouche assez courte avec poudre de café de qualité sur la langue.
Odeurs de fruits blancs, un peu d’herbacé et des houblons exotiques au nez. La bouche reste dans les standards des Hazy IPA dégustées jusque là avec un corps assez sirupeux. Si des touches de houblon vert sont perceptibles, le breuvage reste un peu fade avec un air de déjà vu. Et puis, avec du chanvre, il y avait moyen de faire quelque chose de plus original et de plus marquant. Il n’en est rien.