Amertume directement perceptible au nez. On est sur des saveurs amères de fruits blanc. En bouche, les céréales dominent et amènent avec elles leur lot d’amertume. Pas vraiment de fruité, pas vraiment de sucré. Mais un corps relativement intéressant qui rappelle à la fois le vin blanc sec et la liqueur de plantes.
Couleur blond-jaune. Pas de surprise ici, on est dans les codes de la I2PA. Nez crémeux et houblonné. Arômes de pêches et de melons. Le corps est, lui, plus dans l’amertume avec des saveurs de fruits à noyaux. On reste dans le classique. Le breuvage n’est clairement pas exubérant. Et si les saveurs précitées perdurent finalement bien dans le palais, il faut bien admettre que les goûts ne sont pas non plus incroyables.
Nez qui respire le malt grillé et les fleurs trop séchées. C’est assez intéressant pour une bière blanche. Légère en bouche. Toujours florale. Fin de bouche un peu médicamenteuse. Un peu lourde néanmoins pour une Witbier. Apparemment, cela semble être le prix à payer pour les saveurs ajoutées, saveurs qui sont un peu inhabituelles pour un breuvage du style. Et même si on y perd un peu au niveau de l’équilibre global, la plus-value en vaut la peine.
Cette Strawberry Sour Red porte bien son nom car à la dégustation, il est impossible de ne pas découvrir les fruits utilisés lors du brassin. On est vraiment sur des fraises des bois. Fraîches et sauvages. Presque sur de la marmelade. C’est plutôt sympathique. Le corps est aussi correct. Car même si l’entrée en bouche n’est pas agressive, la saveur de la fraise est présente. On est sur une acidité légère avec un problème tout de même notable de longueur en bouche. Le breuvage reste néanmoins très gouleyant pour un ABV à près de 7,6. Des défauts certes mais aussi de bonne qualités.
Couleur orange et ambrée. Notes de Pinot noir évidentes au nez. On y sent d’ailleurs l’astringence du raisin noir. Cette sensation perdure également lors de la dégustation. Tannins de bois bien amenés. Acidulé en bouche. Finale d’assez bonne composition même si on regrette en fin de compte une tenue de bouche peu longue et peu marquée. Reste agréable et gouleyant. Sans conteste une bonne manière de travailler le Lambic.
Couleur ambrée tirant sur le orange. Houblon exotique au nez, facon marmelade de fruits. La bouche est axée sur l’amertume. C’est assez sympathique et cela passe relativement bien. On est pas sur des saveurs de Hazy IPA résineuse mais plus sur quelque chose de herbacé et de fruité. C’est différent mais cela reste relativement agréable.
On est sur un ketchup assez végétal au nez. Comprendre par là qu’on est plus sur de la tomate verte que sur de la sauce sucrée. C’est léger mais suffisamment bien amené pour être interpellant. En bouche, le goût de la tomate est bien là (comme dans les chips de la même saveur) mais avec une acidité qui vient titiller les papilles gustatives. Alors, cela sonne un peu artificiel (après tout, on tente de faire une bière au ketchup) mais l’idée est suffisamment travaillée pour amener un breuvage un tant soi peu intéressant sur la table.
L’ajout de goyave dans le corps de cette base de Hazy Jane amène le corps qui manquait jusque là. Le fruit est bien présent au nez et il en rehausse les saveurs houblonnées (trop) légères. Au lieu de se baser exclusivement sur une amertume citrique peu poussée, le breuvage peut s’enorgueillir d’une base de fruits exotiques assez fraîche et gouleyante. On a de la percussion en bouche avec cette saveur de goyave un peu crémeuse, un peu lactée tandis que la fin de bouche voit l’amertume légère du houblon accompagner le dégustateur.
North X Mikkeller Imperial Stout – North Brewing Company
(Stout – Imperial Pastry)
Odeurs végétales de fèves de cacao vertes au nez. C’est très surprenant, on n’est pas sur un substrat fini mais sur le produit initial tel qu’on pourrait l’avoir arraché au cacaotier. Malheureusement, le corps ne suit absolument. Il est même aux antipodes des saveurs olfactives constatées. Si on était sur des effluves plus ou moins naturelles et monolithiques, l’entrée en bouche augure une explosion (dans tous les sens) de goûts en tout genre. En vrac, malt torréfié, mélasse, vanille, café léger et j’en passe. C’est un peu trop. Si la bière ne manque pas de corps, ça reste trop brouillon. Le tout apparaît trop sucré et certaines saveurs (comme le café) sont trop en retrait pour être intéressantes. Le potentiel est pourtant là.
Maturation évidente au nez. On sent la bière dite de cave. Celle qu’il faut boire en fin de repas comme un digestif. En bouche, les saveurs sont automnales. Fruits secs et alcool de fruits noirs. Le sucre brun est bien affirmé comme dans les Quads belges de sorte que la bouche devient vite capiteuse et liquoreuse. Finale réchauffante et alcoolisée qui transporte ces fruits à la fois secs ou noirs. A déguster lentement.