02 - 80+, 03 - Porter & Stout

Four Lane Road

Four Lane Road – Brasserie de l’Ermitage

(Stout – Russian Imperial)

Couleur noire foncée. Au nez, on perçoit un malt torréfié classique avec des relents marqués de chocolat fourré à l’alcool. La bouche est peu amère. C’est surprenant. Au lieu de sentir sur la langue un goût de chocolat noir ou de café long, on est plutôt sur une saveur sirupeuse de vin rouge. Et cette saveur reste bien en bouche longtemps. Bien longtemps. La maturation dans des barriques de vin rouge est bien mise en avant. Dommage que les autres saveurs sont dépassées et quasiment éclipsées.

B-

02 - 80+, 03 - Porter & Stout

Black Damnation 19

Black Damnation 19 Maestro – De Struise Brouwers

(Stout – Imperial)

Couleur noire foncée. Nez relativement timoré de malt torréfié. La bouche oriente le dégustateur sur les sentiers du malt noir. On reste dans le (léger) liquoreux. Pas de puissance amère, pas de sucrosité particulière. La base est un Stout certes puissant mais sans grande folie. On ressent juste un arrière-goût de mélasse qui fait penser à du rhum blanc agricole. Légères touches éthériques dans la finale qui perdure dans le palais. Le mix de cette saveur avec le goût du Stout noir est assez réussi mais ne permet assurément pas à la bière de décoller vers des hautes strates.

B-

02 - 80+, 03 - IPA

Heathen

Heathen – Northern Monk

(IPA – New England)

Fruits tropicaux plus prononcés au nez. On est toujours dans les agrumes mais les saveurs olfactives sont plus marquées comme si les fruits étaient plus mûrs et plus alcoolisés. La bouche est amère et surtout résineuse. Ce corps plus résineux amène d’ailleurs avec lui des touches juteuses de fruits jaunes exotiques avec une finale un peu piquante (côté vert du fruit).

B-

02 - 80+, 03 - Porter & Stout

Caramel Fudge Stout

Caramel Fudge Stout Wild Turkey Edition – Brouwerij Kees

(Stout – Imperial Pastry)

Le nez est celui du chocolat de dessert. On est sur un chocolat noir mais doux, un peu comme dans une tarte au chocolat ou un brownies. En bouche, cette saveur de malt torréfié amer est assez bien camouflée par un chocolat fourré ma foi appétissant. Un relent de whiskey (Wild Turkey ?) un peu revêche et collant au palais arrive dans l’arrière bouche. Objectivement, et par rapport aux autres Caramel Fudge Stout de la gamme Kees, la maturation dans ces fûts de whiskey n’amène pas grand chose si ce n’est une fin de bouche assez âpre et brut (chêne ? apéritif à bulles ?) en contradiction avec les saveurs perçues jusque là.

B

02 - 80+, 03 - IPA

Jurassic

Jean Jass Jurassic – Brasserie de l’Ermitage

(IPA – New England)

Fruits blancs au nez, notamment nectarine. On y perçoit l’amertume propre à l’IPA mais avec une douceur peu commune. La bouche n’est pas très surprenante. Les arômes sont essentiellement propres aux agrumes. Mais avec une amertume qui n’est pas exacerbée et une douceur réconfortante tout au long de la dégustation. La finale est un peu plus persistante avec un côté houblon vert plus affirmé. Une bière correcte sans grand défaut mais sans grande folie non plus.

B-

02 - 80+, 03 - Pale Ale

La Grande 10

Rulles La Grande 10 – Brasserie Artisanale de Rulles

(Pale Ale – Belgian Strong)

Couleur ambrée assez foncée assez agréable à l’oeil. Les agrumes (trop ?) mûres sont perceptibles au nez. La bouche est du même acabit : oranges confites, abricot sec et malt typiquement belge. Il y a des saveurs en bouche. Peut-être un peu trop car le corps reste tout de même lourd et presque sirupeux. La bière garde néanmoins un caractère indéniable, un peu comme toutes le créations de cette brasserie artisanale.

B-

02 - 80+, 03 - Porter & Stout

Beluga

Beluga – De Kromme Haring

(Stout – Russian Imperial)

Malt bien torréfié au nez. Les arômes sont tournés autour du pain presque carbonisé. On est vraiment sur les bases de l’Imperial Stout et de la torréfaction du malt. Mais sans extravagance. La bouche donne dans le torréfié, le rôti voire sur les fruits secs grillés. Avec un corps correct mais semblant coupé à l’eau. Ce qui diminue un peu le corps du breuvage. Et si, au final, la bière passe bien sur le côté torréfaction, il n’y rien d’autre d’extraordinaire sur lequel se faire les dents, ce qui est tout de même dommage.

B-

02 - 80+, 03 - IPA

One In A Million

One In A Million – Siren Craft Brew

(IPA – New England)

Nez de houblon vert prononcé à la limite du terreux. Le côté végétal est vraiment présent jusqu’à saturation de sorte qu’on l’impression fugitive de respirer des cônes de houblon dans le creux de sa main. La bouche est amère mais aussi herbeuse. C’est grassy et ça tient en bouche jusque dans une finale plus que correcte. L’amertume y reste légère et le tout est convenablement dosé.

B

02 - 80+, 03 - Porter & Stout

Onyx

Onyx – Brasserie Atrium

(Stout – Imperial)

Le breuvage porte décidément bien son nom : couleur noir profond. Odeurs de pain carbonisé au nez. L’accent a été mis sur les céréales et c’est plutôt une bonne idée. En bouche, le malt torréfié est incontournable. On a l’impression de déguster des tartines trop grillées de pain noir aux céréales. Quelques touches liquoreuses ci et là mais sans plus. L’équilibre reste appréciable pour une bière à plus de 11 degrés. Une bonne approche du Stout, même si elle est assurément plus axée sur le malt et les céréales que ses homologues.

B

02 - 80+, 03 - IPA

Mosaic On Steroids

Mosaic On Steroids – Brouwerij Kees

(IPA – Belgian)

Ici, le houblon Mosaic est plus mis en avant et ce n’est pas plus mal. Arômes d’agrumes. Le fruit est presque sirupeux. On est sur un houblon un peu sucré. En bouche, l’amertume est là et agrémente la dégustation. Elle n’est pas écrasante mais elle n’est pas non plus fantastique. On est sur un breuvage correct avec une finale entre agrumes et houblon vert. En fait, cette création aurait dû être la Mosaic Hop tandis que la Mosaic On Steroids aurait dû être un boisson plus poussée sur les saveurs du houblon utilisé.

B-