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Le bullshit de Ratebeer – #11

Pour cette année 2020, je suis fier d’annoncer le retour de cette série d’articles consacrée aux notations (souvent farfelues) que l’on peut retrouver sur le site Ratebeer. Dans cette épisode, on s’attardera aux notes anormalement basses données à certaines bières un peu moins connues.

Le nom de la bière et la brasserie doivent y être pour quelque chose. En effet, même si elle vient de Norvège, les brasseurs de Krecher n’ont pas vraiment remporté de succès populaire au niveau européen. Et cela se ressent dans les notes de Ratebeer. Parce qu’on a pourtant là une Sour de qualité avec des fruits de la passion et de la mangue en abondance. Le mélange marche très bien, les saveurs sont naturelles et le tout est extrêmement gouleyant. Que faut-il de plus ?

Je ne dis pas que la Kwak Blonde est nécessairement une (très) bonne bière. Attention. Je dis juste que si le breuvage est sans conteste moins bon que sa grande sœur, ce n’est pas pour autant qu’il est exécrable. En fait, de manière objective, il faut admettre qu’on a ici affaire à une Pale Ale à la belge moyenne comme il en existe une ribambelle. C’est un fait. Le seul problème c’est que si ce type de bière oscille logiquement entre le 75 et le 80 sur whatidrink, les notes varient, elles, de 20 à 100/100 sur Ratebeer, ce qui est beaucoup moins objectif.

Alors ici j’ai tout le mal du monde pour comprendre la notation. 35/100 en global et 9/100 en style. Ce sont des notes moins élevées que des étrons comme la Floris Chocolat ou la Kriek Xtra. Certes, cette Farm Fresh n’est certainement pas la meilleure bière que vous boirez de cette année mais ça n’en reste pas moins un produit qualitatif avec une amertume de qualité et des houblons intéressants. Nullement une bouse qui ne mérite pas d’être bue, comme le suggère (à tort) Ratebeer.

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Les bières de mon année 2021 – # 4

L’année 2021 a été une année un peu particulière à bien des égards. Ainsi, cette bière s’est retrouvée associée à un événement un peu particulier et surtout inattendu pour son destinataire. Je parle évidemment de ma demande en mariage. Et que trouver de mieux pour symboliser un engagement longue durée qu’une bière dont le nom est : An Eternity ? Sur ce coup, il faut être honnête, pas vraiment de hasard, le breuvage (à la dénomination si approprié) était prévu pour cette soirée inédite. Un peu acide et un peu fruitée, une Farmhouse résolument jeune. Comme si les années n’avaient pas d’emprise…

Parti en fin d’année pour des vacances dans le Tyrol autrichien, je dois concéder avoir passé plus de temps au final en Italie qu’en Autriche. Et au fil de mes nombreuses excursions et dégustations de bière, j’ai été surpris de trouver dans des supermarchés lambda les dernières créations du Baladin, cachés derrière des Lagers industriels sans goût. Cette brasserie (qui a été une des premières en Italie à se lancer dans la craftbeer) est une de celles que j’ai le plus activement suivi et représente, symboliquement, beaucoup dans cette quête brassicole que j’ai entreprise. Quelle plaisir de pouvoir l’associer à ces vacances. Et plus particulièrement à ce réveillon de Saint-Sylvestre 2021. POP pour une fête de fin d’année, ça sonne plutôt bien.

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Les bières de mon année 2021 – # 3

Certainement pas la meilleure des bières dégustée cette année, loin s’en faut. Pour être honnête, je crois même que c’est la plus mauvaise de cet article. Mais celle qui a accompagné mes vacances cet été au Portugal. Et quelle sensation ! Enfin, un retour aux vacances à l’étranger après une année 2020 vierge à ce niveau-là. Et même si tout n’a pas été parfait à cause des mesures sanitaires tout de même contraignantes, cette bière symbolise un périple au soleil amplement mérité. Plus particulièrement, elle accompagne un instant suspendu dans le temps : une excursion dans la nature sauvage de l’Algarve sous un soleil de plomb où elle a parfaitement rempli son rôle premier : étancher ma soif.

Pas besoin d’en faire plus que nécessaire. Si vous suivez ce blog depuis un petit temps, vous avez certainement lu le long article que j’ai consacré au festival Wanderlust. Partant, vous n’êtes pas sans ignorer que le Stout des américains de Jackie O’s m’a tapé dans l’oeil et pas qu’un peu. Clairement la bière de ce festival, festival qui aura fait du bien au monde brassicole belge durant cette morose année 2021.

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Les bières de mon année 2021 – # 2

Quel meilleur choix pour représenter cet Euro 2020-2021 que trois bières de couleur noire-jaune-rouge ? Sans aucune arrière-pensée, j’ai dégusté ces trois bières représentant les couleurs de notre drapeau national lors du premier match de notre équipe nationale. Et quelle surprise de constater que ces trois bières provenaient toutes les trois de Funky Fluid, soit une des brasseries européennes les plus impliquées dans cette compétition, ayant d’ailleurs à cet effet sorti une gamme pour chacune des équipes nationales y participant. Clairement trois bières qui me font directement penser à cette compétition passée. Que dire de plus ?

Dégustée à l’occasion de notre troisième achat immobilier, cette bière est clairement de nature à symboliser la pérennité de notre parcours de vie. Le parallèle avec le chêne, grand arbre massif, est intéressant et fort évocateur. La bière est forte mais facile à boire, la preuve que les choses doivent se faire en douceur et non dans la douleur. Peut-être pas la meilleure des créations de cette brasserie suédoise pour le moins étonnante mais sans doute la plus appropriée à ce moment à marquer d’une pierre blanche.

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Les bières de mon année 2021 – # 1

Dans un registre totalement différent, cet article sera consacré aux bières qui ont marqués ou accompagnés certains des moments les plus importants de mon année 2021. Il ne s’agit sûrement pas des meilleures bières de l’année écoulée mais simplement des bières que j’ai dégusté à certains moments particuliers. On est plus dans la nostalgie dans ce type d’article beaucoup plus personnel. En effet, en aucun cas, il ne s’agit d’un article concurrent à celui des WIDA qui a pour objectif, lui, de classifier, de manière objective, les meilleurs bières de 2021. Ici, on est clairement dans la subjectivité la plus totale. Mais jamais sans raison…

Une magnifique métaphore pour commencer cette année 2021. Un Imperial Stout noir pour symboliser ce mois de janvier sombre. Mais un fruité à la cerise extrêmement agréable comme pour mettre en évidence le joyeux anniversaire (le 12) de ma compagne. Une éclaircie qui a mis un peu de gaieté dans cette période de confinement imposé. Et surtout la dernière bière dégustée avec une personne chère. Difficile de faire plus loin dans la thématique.

Invitant de la famille de ma compagne à dîner, j’avais opté pour le pari de servir de la bière à des personnes pourtant habituées au vin (rouge). Si les premières cartouches (Deus Brut des Flandres, Imperial Biscotti Break, …) ont plu, c’est vraiment cette bière qui a fait mouche. Juste milieu entre la bière et le vin. De l’Ouest de l’Amérique, destination favorite de nos invités comme par hasard. Le début d’une passion pour la bière (?) et, en tout cas, le début d’une relation plus soutenue.

Le match retour. Une invitation à manger qui s’est soldée par une véritable dégustation de craftbeers. De Arpus à Northern Monk en passant par Amager, la qualité était vraiment au rendez-vous. Et nonobstant une avalanche de Stouts, c’est cette bière belge qui a marqué les esprits. Et, surtout, qui a mis en place une véritable adoration pour cette microbrasserie belge, où nous nous sommes d’ailleurs rendu plusieurs fois lors de cette année 2021. Sans mauvais jeu de mot, cette bière-poisson est venu s’inviter à beaucoup d’événements communs et en nombre croissant.

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Classic With A Twist – # 2

Deuxième match dans ce concept mis en place par les brasseries polonaises de Nepomucen et de Funky Fluid. On ne s’éloigne pas vraiment de l’Allemagne dans ce match avec, à nouveau, des saveurs fumées de Rauch…

Le gagnant du match ?

Match difficile ici. On est vraiment sur deux conceptions de la Rauch. Dans le numéro 6, on est sur le basique, on perd un peu en goût ce qu’on gagne en gouleyance. Dans le numéro 7, on gagne des saveurs plus affirmées mais on perd, par contre, sur la drinkability… Difficile de juger de manière objective car, clairement, on est ici plus sur un choix subjectif. Et sur ce plan, je dois admettre que, depuis le départ de cette aventure brassicole, j’ai toujours préféré placer l’équilibre en tête de mes exigences en matière de dégustation.

Rauchmarzen No6

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Le bullshit de Ratebeer – #10

Le dixième article de cette série intarissable où le plus grand site brassicole du monde ne cesse de nous surprendre lorsqu’il s’agit de noter des bières. Comme quoi, à un moment, si on ne fait pas l’effort de déguster et de noter à l’aveugle, on a du mal à ne pas être envoûté par une réputation ou encore une étiquette…

Certes, la Duvel est une bière légendaire. Certes, elle a fondé un genre, celui des Strong Ale belges, bières transparentes comme des Lagers mais au goût costaud, proche des 9-10 d’ABV. Certes, le nom de cette bière est connu dans le monde entier. Mais au-delà de cette réputation, que reste-t-il ? Une bonne bière (peut-être avec un manque d’équilibre dû à des goûts assez éthériques tout de même) qui se laisse déguster sans pour autant que cette expérience soit exceptionnelle. En toute franchise, faite une dégustation à l’aveugle pour voir. Le gars qui donne à la Duvel une notation à plus de 98-99/100, soit il n’a jamais rien vu d’autre, soit il a ouvert les yeux pendant la dégustation.

Si vous suivez de manière assez régulière ce site, vous savez que je n’ai aucun problème envers les styles novateurs de bière et notamment les saveurs qui sortent un peu des sentiers battus. Si c’est bien le cas ici dans cette bière qui se base essentiellement sur le seigle, encore faut-il que cela soit bon. Quod non in species. Désolé de le dire aussi abruptement mais les goûts ne sont pas du tout agréables en bouche. Ce n’est pas facile à boire. Donc de là à dire que la bière intègre sans difficulté le top 50 relatif à sa catégorie, il y a là un pas que je n’oserai pas franchir. Et que les utilisateurs du site (qui notent la bière avec une cotation de 3.5/5) ne franchissent pas non plus apparemment.

Autant être clair, la Hazelnut Brown Nectar n’est pas une mauvaise bière. Ne vous méprenez pas. Elle peut, sans récolter de contestations justifiées, être classée dans une échelle de notation qui s’étend entre le ‘assez bon’ à ‘bon’. La noisette (produit phare de cette Hazelnut Nectar) se sent bien, même si le breuvage reste quand même assez aqueux avec un corps peu affirmé et une fin de bouche qu’on aurait espéré plus costaude. Mais de là à dire qu’il s’agit de la meilleure Brown Ale goûtée ? Parce que lorsqu’on donne une note de 95 en global et de 100/100 en style, c’est un peu ce que l’on fait savoir au consommateur qui n’est peut-être pas au courant de la réalité. Et après, il faut assumer. Ce qui n’est guère possible… Donc, à l’avenir, on déguste et puis on note. Et pas l’inverse en se disant que, comme c’est Rogue, ça ne peut être que du très bon…

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Classic With A Twist – # 1

Dans cette série dédiée à la série Classic With A Twist des brasseries Funky Fluid et Nepomucen, nous allons analyser le match proposé par ces derniers et essayer de trouver un vainqueur, soit le mélange classique, soit celui avec le twist en plus…

Le gagnant du match ?

Bon, si vous avez déjà eu l’occasion de prendre connaissance des analyses qui ont été faites par mes soins sur les deux Rauchbock proposés, vous savez déjà que l’on est pas vraiment en face de grandes bières. Lourdes, fort sirupeuses et parfois indigestes. Nul doute que l’abondance de saveurs, et surtout de fumé, nuit à l’équilibre global des bières proposées. Avantage pour la version « basique » du Rauchbock dans ce match. Si les ajouts de la version Twist sont intéressants, je trouve qu’ils renforcent le caractère écœurant du breuvage. Et ce n’est pas vraiment un point positif…

Double Rauchbock No2

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Le bullshit de Ratebeer – #9

Quand certaines bières raflent des succès d’estime par l’ensemble des sites spécialisés dans la bière, sauf par Ratebeer qui s’évertue à les classer au-dessous de la moyenne arithmétique, il y a des questions à se poser. Surtout qu’en l’espèce, la première et la dernière bière mentionnée dans cet article passe, après des milliers de notes, la barre du 4/5 sur Untapped.

Ce n’est pas parce que la bière vient de Grèce, et encore plus spécifiquement de l’île de Corfou, qu’elle est automatiquement mauvaise. Ce constat, pourtant simple, ne semble pas être une évidence pour le site Ratebeer. Pourtant, on a là une très bonne I2PA avec, à la fois des saveurs affirmées et une drinkability plus que sympathique. Certains, sur des sites peut-être moins connus mais plus objectifs, ont d’ailleurs admis que la bière pouvait prétendre au gratin universel dans le monde des Hazy IPA. Sans pour autant aller jusque là, on peut toutefois soutenir que le breuvage est bon, voire très bon et que la note de 6/100 (en style) donnée ne correspond à rien d’objectivable.

J’ai un peu du mal à comprendre ce bashing gratuit contre la Cuvée des Trolls. Quelqu’un a une explication compréhensible à ce propos ? Parce que, lors de la dégustation de cette bière, j’ai avant tout retenu une Belgian Pale Ale de caractère, avec des arômes d’agrumes marqués et soutenue par un corps robuste. Un breuvage dans la moyenne, et un des rares de la brasserie Dubuisson à pouvoir se boire assez facilement, même si… Quelque chose qui doit se situer dans les alentours de la note 80 sur ce site. Mais clairement pas à 30 ou 40/100. Surtout au vu des notes généreusement données par Ratebeer à des ersatz de Belgian Pale Ale pourtant sans aucune personnalité.

Lorsque des brasseurs annoncent un ABV de 16, généralement, on se retrouve avec une création mal équilibrée qui empeste l’alcool et qui se rapproche plus de la liqueur que de la bière. Curieusement (et heureusement), on n’est pas ici dans ce cas de figure et l’Imperial Stout de Bargain reste et demeure buvable comme toutes les autres bières de cette catégorie Porter & Stout. Ce simple constat suffit à estampiler la bière comme digne d’intérêt. Le fait qu’elle propose des goûts agréables renforce davantage cette conviction. Alors, oui, il faut la déguster calmement en fin de repas plutôt que de la boire cul-sec comme un Lager. Mais comme tout bon Stout costaud en fait. Difficile de comprendre où les brasseurs auraient fautés tant les saveurs, marquées, sont agréables. A moins que cela ne soit au niveau de l’image et du nom de la bière…

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Le bullshit de Ratebeer – #8

Dans la série des notes démesurées grandes accordées à certaines bières qui ne le méritent pourtant pas, on aura l’occasion de revenir sur certaines bières belges (décidément les préférées de Ratebeer) ainsi que sur une classique américaine.

Peut-être que si cette Go To IPA avait été la première bière que je goûte après une décennie de Lagers industriels de bas étage, j’aurais pu considérer qu’il s’agissait d’une des meilleures bières jamais dégustées. Dans la négative, il n’en est rien. Honnêtement, quand je goûte une Session IPA, j’attends deux choses importantes : que ce soit fort drinkable et que l’on sente quand même un houblon aromatique et vivifiant. Là, objectivement, je n’ai ni l’un ni l’autre de manière optimale. Cela reste quand même lourd en bouche pour un ABV de ce type et les goûts n’ont vraiment pas la fraîcheur d’une All Day IPA de Founders par exemple. Encore pour moi une bière qui aurait peut-être eu une meilleure notation le siècle précédent. Mais, ici, dans ce monde brassicole en pleine expansion, difficile de trouver un autre adjectif que moyen.

Autant j’ai beaucoup d’affection pour les bières issues de la petite brasserie dinantaise (la Caracole est une bonne Pale dans mes souvenirs et la Nostradamus une Dark Ale de caractère), autant je trouve que la Saxo est vraiment le vilain petit canard de la gamme. Trop alcoolisée en bouche, trop monolithique dans ses saveurs. Et, finalement, une drinkability aux abonnés absents. Il n’y a vraiment rien dans cette bière qui la distingue d’autres Strong Pale Ale à la belge que l’on pourrait trouver à bas prix dans des magasins hard discount. Alors de là à flirter avec l’excellence au niveau des notations…

La gamme de Saint-Feuillien (brasserie dont je suis peut-être géographiquement le plus près) n’est pas mauvaise. On y trouve des bières pour un peu tous les goûts. Et il faut admettre que les brasseurs ne sont pas de vieux dinosaures peu ouverts à la modernité mais sont, au contraire, capables de quelques fulgurances sympathiques, en témoignent, notamment, leur IPA (une des premières brasseries typiquement belges à se lancer sur ce secteur) ou encore leur collaboration avec les américains de Green Flash. Mais, au-delà de cela, il faut tout de même admettre qu’on reste dans le domaine du B- et qu’aucune de leurs créations ne peut s’enorgueillir d’une renommée de grand cru. Cette version Brune ne change pas la donne. Ce n’est certes pas mauvais à la dégustation mais, jamais, cela ne vaudra les honneurs du 90+.