Notre nouvel épisode des tops du passé nous amène aujourd’hui en 2015 avec un top 10 qui vaut (encore à l’heure actuelle et malgré mes changements plus pointus de goût) réellement le détour. Des bières qu’on aimerait assurément goûter une nouvelle fois à l’heure actuelle.
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Si les Dead Pony de BrewDog et le Black IPA sont de qualité moindre et figurent dans le top essentiellement parce qu’ils s’agissaient à l’époque de nouvelles créations s’affranchissant de nombreux codes, le reste de ce top est de qualité mondiale. La gamme de Toccalmato aura été dégustée tout au long de cette année tandis que celle de Maui aura agréablement surpris les palais. Comme quoi, qu’importe d’où on vient, on peut faire de la bonne bière si on s’en donne les moyens. On notera la qualité impressionnante du fleuron de chez Aventinus. Meilleure manière de démontrer que les brasseurs allemands savent faire autre chose que de la Hefe de qualité moyenne. Et, enfin, la maîtrise des brasseries de Lost Abbey et de Prairie, toujours dans le coup 10 ans plus tard, ou presque.
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Dans le genre Red Flanders, la création proposée par New Belgium est sans conteste de très haute qualité, pouvant se comparer aux meilleurs représentants de ce genre typiquement belge. On notera la deuxième place de la Procrastinator, injustement ignorée dans les classements mondiaux du genre. Pourtant, le breuvage propose plusieurs saveurs, d’horizons différents mais avec un équilibre plus que maîtrisé. L’acidité remarquée se marie en effet parfaitement avec les goûts plus costauds que l’on décèle au cours de la dégustation. Et enfin, le numéro 1. Une bière qui peut se vanter de se trouver dans mon top 10 de tous les temps : la Cuvée de Tomme. Difficile de décrire ici l’ensemble des saveurs constatées mais on est sur un mix entre une bière brune belge, une Sour aux fruits rouges et un Barleywine. Les goûts sont divins et la bière se boit comme du petit lait.
On continue ce voyage dans le temps avec cette fois le top 10 des bières dégustées lors de cette année, avec la cotation de l’époque bien évidemment.
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Une liste plus que correcte pour l’époque. Dans mes souvenirs, le Porter de Viven se classait dans le haut du panier des bières de l’époque. Les choses semblent avoir changé. Notons tout de même que la bière dégustée en 2014 était le Porter classique et non le Porter fumé, ce qui explique peut-être la note un peu faible donnée par untappd. Incompréhension totale par contre pour la Cellar Door. Lors de la grande présentation de la gamme Stillwater par son maître brasseur au Hoppy Loft à Bruxelles, la bière m’avait clairement tapé dans l’oeil avec son corps aérien et ses saveurs de farmhouse. Une bière que j’aimerai assurément goûter à nouveau. Mais il semble qu’elle ne soit plus brassée. Le Attila The Hen avait, lui aussi, laissé des souvenirs durables avec son corps robuste et plein de goût. Et, comme d’habitude serait-on tenté de dire, les brasseries de Lost Abbey/Port Brewing et de Cantillon ajoutent leurs fleurons respectifs avec ce classement.
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J’ai toujours eu un faible pour les bières de Green Flash, que ce soit les IPAs ou les Stouts. Loin de proposer des saveurs puissantes et variées, elles ont au contraire fait de l’équilibre global leur fonds de commerce. Les goûts vantés sont loin d’être écrasants, ils sont juste bien amenés. Ce n’est pas trop lourd ni trop faible. On est vraiment dans le juste milieu et ce Double Stout n’échappe pas à la règle avec des saveurs de chocolat parfaitement dosées. Je suis également un grand fan des Stouts à la russe de Clown Shoes aux États-Unis. De grandes bouteilles aux prix assez élevés mais qui, en plus d’être assez graphiques, ont toujours proposé des créations de qualité. Et, enfin, la Triple de la brasserie de la Rulles. Une des premières triples belges classiques à intégrer des houblons américains et notamment de l’Amarillo. Votre humble servitude avait été un des premiers à goûter cette création et à la plébisciter. Une bière avant-gardiste pour l’époque mais qui a malheureusement perdu de sa superbe depuis…
On continue cette série d’articles avec, en ce mois d’octobre 2022, une dédicace à la gamme Rodenbach.
Pas de discussion à ce propos : la bière est évidemment mythique tout comme l’est la brasserie éponyme. Cependant, est-ce qu’à l’heure actuelle, cette bière peut encore être considérée comme un mètre-étalon ? Assurément pas. De manière très objective, il faut noter une baisse de la qualité de cette création depuis le rachat de la brasserie par Palm. Tandis que dans l’autre sens, de nombreuses bières de ce type ont vu le jour avec des qualités intrinsèques souvent bien plus développées que leur grande sœur.
C’est peut-être moi qui me trompe mais dans mes souvenirs la version Alexander (celle vendue en magasin de nos jours), c’est une Rodenbach classique dans laquelle est ajouté du jus de cerise acide. En résumé, et même si le jus ajouté ne sonne pas comme un sirop Tesseire, un breuvage qui n’a rien d’extraordinaire.
J’ai dû rater quelque chose. Pour moi, la Grand Cru est une Dark Ale comme il en existe tant d’autres. Et ce n’est pas parce qu’elle a gagné une quelconque médaille d’argent dans un championnat sans intérêt que cela change quelque chose.
Dans cette série consacrée aux notes qui apparaissent aux yeux de la rédaction un peu exagérées, on va se concentrer sur la fameuse brasserie du Colorado : Outer Range.
Les notes
La Pillow Stacks DDH prend une note de 4.24 sur untappd. La Steevy DDH Wai-Ti est à 4.30 et la Two Pound Tent à 4.05.
La réalité
Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, les bières de cette brasserie sont sans conteste de bonnes créations. Presque exclusivement concentré sur une gamme de IPA, les brasseurs du Colorado savent nous offrir des goûts affirmés, des saveurs marquées, et ce avec des gouleyances plus qu’intéressantes. Ce n’est clairement pas mauvais du tout. Mais à voir les notes stratosphériques qui se trouvent sur des sites spécialisés, on est en droit de s’attendre à du nectar quasiment divin. Il n’en est finalement rien. On est sur des produits que l’on trouve sans difficulté dans d’autres brasseries peut-être moins renommées. Finalement, sur cette sélection de trois bières proposée dans cet article, seul une arrive à passer le cap des 90+. Les autres restent bonnes, voir même très bonnes mais clairement pas à mériter des notes de 4.3 sur untappd. Comme quoi, on a vraiment l’impression que l’aura mystique de Outer Range (petite brasserie artisanale, stocks assez limités et prix très élevés) influe vraiment sur les notations.
Second et dernier article concernant le festival de ce septembre. Après avoir fait le tour des brasseurs présents et avoir tenté de les classer objectivement en fonction du line-up qu’ils proposaient, on va essayer de faire pareil avec les bières qui étaient présentes. Vous trouverez donc dans cet article le top 5 des meilleures choses de ce festival et aussi celui des pires choses. Enjoy…
Le top 5 du festival
5 – Las Ketchup et Golden Sour
Objectivement, on est peut-être pas dans les meilleures bières dégustées lors de ce festival, mais clairement ce type d’originalité fait du bien. C’est ce genre d’OVNI qui peut rafler la médaille d’or de la meilleure création du festival pour peu que l’harmonie soit au rendez-vous (ce qui n’était peut-être pas le cas ici).
4 – La Yaki herbacée
Autant j’adore les Hazy IPA, autant j’ai l’honnêteté d’admettre que le genre est omniprésent. On dirait vraiment que les gens ne savent plus faire que de l’IPA aux goûts exotiques et résineux. Alors, quel plaisir de temps en temps de retrouver des bières de cette catégorie plus herbacées et plus traditionnelles.
3 – Resist ou la bière anti-russe
Je ne m’attendais peut-être pas à retrouver un hommage à l’Ukraine au cours de ce festival. J’étais un peu naïf tant ce thème est devenu le sujet de prédilection de bon nombre de personnes, et notamment de brasseurs. Loin de se limiter à un slogan politique, ce Pastry Stout est bien amené, à des saveurs intéressantes et se laisse déguster. Du bon à ce niveau-là. Comme l’était assurément le line-up de la brasserie hôte.
2 – Les IPAs de Basqueland
Honnêtement, je n’ai eu aucune déception sur le stand de Basqueland. Si le Stout n’était assurément pas le meilleur que j’ai bu de ma vie, il était plus que correct. Quant aux IPAs, elles étaient toutes de très grande qualité, ce qui fait évidemment plaisir.
1 – La Mash Test Yummies BA
On en a déjà parlé mais sans conteste la bière du festival. Sa description est donnée dans la fiche notation qui est arrivée la semaine précédente sur le site mais, encore une fois, il n’y a absolument pas eu de débat au sein de la rédaction quand il a fallu élire la meilleure création du weekend.
Le flop 5 du festival
5 – Igor ou le barrel-aged sans saveurs
Kaapse est une très bonne brasserie et elle a été amenée dans le passé à produire de très grosses cartouches. Difficile de ne pas être impatient quand cette dernière annonce qu’elle va sortir une version améliorée de son Stout, le Igor. D’autant plus que la fermentation en fûts se fera dans une série de grands whiskies et même de Cognac. Et, finalement, quelle déception. Le barrel-aged n’amène rien ou pas grand chose et la plus-value est presque nulle.
4 – Les bières du dimanche
Ce n’est pas vraiment une bière en particulier qui fait l’objet de cette entrée dans le classement mais plutôt une pratique un peu inhabituelle qui est née à partir de cette édition : proposer des bières exclusives à un jour. L’idée est peut-être intéressant sur le papier mais elle s’avère vite frustrante puisque bien souvent il est impossible pour le consommateur normal de bloquer 2 jours sur le weekend tout ça pour goûter deux ou trois bières qui ne sont disponibles que le dimanche, ou vice-versa. Mettez toutes les bières à la carte pour les deux jours et ce sera plus simple.
3 – La Tripel à la bretonne
Je n’ai honnêtement aucun problème lorsqu’un brasseur décide de remixer un style déjà existant en y apportant un petit twist. Sauf erreur, c’était le but de cette Ouache, annoncée comme une Triple façon Bretagne. Encore faut-il que le résultat final soit bon, ce qui n’était visiblement pas le cas en l’espèce.
2 – Les Lagers basiques à la carte
Honnêtement, qui a envie de boire une pils à un festival sur la bière artisanale ? Personne, ou presque. Même si les créations des brasseurs invités sont généralement plus attractives que les Lagers de bas étage que l’on peut trouver dans les supermarchés, le problème reste le même. Au prix du ticket d’entrée et du nombre restreint de bières que l’on peut goûter avec, il faudrait être idiot pour gaspiller un jeton de la sorte.
1 – Un spot pour du cidre
J’aime bien le cidre. Qu’on ne s’y trompe pas, je n’ai absolument rien contre cette boisson qui mérite bien évidemment ses lettres de noblesse. Cependant, j’ai un peu du mal à comprendre pourquoi on a bloqué une place pour un vendeur de cidre à la place d’un autre brasseur… Puis, soyons clair, quel est l’intérêt pour un zythologue d’aller boire du cidre à un festival sur la bière ? Il n’y a pas de festival pour le cidre ailleurs ?
Pour cette édition de 2022, et malgré le temps pluvieux, la brasserie du BBP avait une fois de plus mis les petits plats dans les grands en invitant pas moins de 11 brasseries et un créateur de cidre à son festival. Outre les impressions concernent les bières dégustées que vous avez pu lire dans les articles précédents, on va essayer de réaliser ici un top des meilleurs brasseries présentes sur ce Wanderlust…
Le top des brasseries
13 – Hoppebrau
Un line-up de 4 bières avec deux Lagers, c’est pas vraiment la meilleure chose à faire à un festival de la craftbeer où la qualité est omniprésente. Ajoutez à cela deux IPA qui n’incitent pas vraiment à la consommation et vous avez là la moins bonne proposition de ce festival de la bière.
12 – La Dilletante
11 – Duration Brewing
Même problème pour les deux brasseries citées ci-avant. Un line-up peu intéressant pour les français avec deux IPA d’intérêt limité et un Lager. Seule la Triple façon Bretagne sortait du lot… pour un résultat peu convaincant que l’on connaît déjà par la lecture des analyses du site. Un Lager, une Saison bof, une Pale Ale peu intéressante et une des moins bonnes IPA de la brasserie pour les anglais de Duration. Si l’ensemble reste plus correct que les français, on est d’autant plus déçu que la brasserie a normalement l’habitude de proposer de très bonnes créations.
10 – La Jungle
9 – Wildflower
Malheureusement pour ces brasseurs (et c’est peut-être une conséquence des propositions faites en termes de line-up), je n’ai goûté sur ce festival qu’une seule de leurs créations. Une Wild Ale intéressante mais sans grande folie. Ce qui explique la position de leurs brasseries respectives dans ce top.
8 – Birra Dell’Eremo
7 – Brasserie du Borinage
6 – Kaapse Brouwers
Situation plus ou moins identique pour ces trois brasseries. De bonnes bières, parfois dans le haut du panier, mais aussi de moins bonnes. Les italiens nous ont ainsi proposé une bonne IPA herbacée mais aussi une Tripel médiocre. Le Borinage a, lui, eu la très bonne idée de nous faire découvrir une très médiatique Ketchup Sour (qui a attiré l’œil de nombreuses personnes sur place) mais ne l’a accompagné que de deux Pils et d’une Urine déjà bien implantée en Belgique. Enfin, Kaapse, malgré un Stout costaud, n’a proposé que des IPA aux qualités discutables. Dommage.
5 – BBP Dansaert
4 – Brussels Beer Project
Pari réussi pour le Brussels Beer Project et sa filiale Dansaert. Si cette dernière a mis en avant des créations acidulées généralement bien réalisées et plutôt avant-gardistes, la maison mère a rendu une copie plus que correcte. Une line-up varié composé d’une Pale Ale aux fruits, une IPA, une Gose fruitée et un Imperial Stout aux accents politiquement correct. Du très bon à ce niveau-là.
3 – Basqueland Brewing Company
Quasiment à égalité avec le BBP, les brasseurs de Basqueland ont apporté ce qu’ils faisaient de mieux : des IPA. Difficile de leur reprocher quoi que ce soit sur ce point tant les propositions étaient de bonne fracture. Et pour ceux qui n’aiment pas les bières houblonnées, un Imperial Stout plus que correct était ajouté sur le line-up.
2 – Browar Pinta
Cela fait plusieurs fois qu’on le répète sur ce blog mais la scène brassicole polonaise est sans aucun doute une des plus innovantes d’Europe. Et Pinta le prouve à nouveau en raflant la médaille d’argent à ce festival. Deux IPA, une black et une Cold. Une Sour fruitée et plus légère pour les palais enclins à quelque chose de drinkable. Et, enfin, un Pastry Stout pour les zythologues les plus endurcis. Que demander de plus ?
1 – To Ol
Sans doute la brasserie la plus ancienne en termes d’activité. Et grand vainqueur de ce festival en termes de line-up. Et pour cause la présence d’un Imperial Stout de qualité mondiale noté à plus de 4,2 sur untappd. Clairement, les brasseurs danois ont compris comment rafler les honneurs des consommateurs sur un festival de craftbeers. Ajoutez à cela deux IPA et une Wild Ale plus que sympathique et il n’en faut pas plus pour rafler une médaille d’or à un festival de qualité tout de même moindre que celui de 2021.
On revient un peu dans le passé en mettant en avant le top des bières qui avait été établi courant de l’année 2013, soit il y a près de dix années…
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Les gros standards américains de l’époque sont à l’honneur dans ce top relatif à l’année 2013. On retrouve ainsi les Imperial Stout de Clown Shoes (excellente brasserie au demeurant) et les IPAs de Anchorage, To Ol et Dark Horse. Le lecteur attentif notera que ces brasseries (hormis la dernière) sont toujours autant à la page et continuent, après plus de dix années, à fournir de grosses cartouches au monde brassicole moderne, ce qui est vraiment impressionnant.
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Pas vraiment de fausse note dans ce top du passé. Et même si ces trois bières n’auraient certainement pas leur place à l’heure actuelle sur un podium, elles n’en restent pas moins d’excellente qualité. La Crème brûlée est sans conteste un souvenir impérissable dans mon parcours d’aficionado de la bière puisqu’il s’agit d’un des premiers Pastry Stout capable de restranscrire parfaitement les saveurs d’un dessert. La Hercules est, elle, une IPA de grande classe. On n’était pas encore sur des NEIPA aux houblons aromatiques et résineux mais l’amertume était tout de même bien présente, et de qualité. Comme presque toutes les bières de Great Divide, une des premières brasseries à exporter sa gamme en Belgique. Enfin, grand vainqueur, une création de Founders qui est habitué depuis des années à venir titiller les grandes marches de ce type de classement. Pas de folie au niveau du goût mais un équilibre incroyable, une fois de plus.
Un dernier article consacré aux notations sur Ratebeer et qui portera cette fois-ci sur les créations de la brasserie polonaise Hopito.
Ce qui est particulier sur cette cotation de bière, c’est l’écart entre la note générale et la note de style. En résumé, globalement la bière est pas mauvaise mais le style est dégoûtant. J’ai un peu de mal à comprendre. Autant je ne suis pas là pour dire que les produits de Hopito sont fabuleux, autant dire que le style est au ras des pâquerettes me semble être une aberration profonde.
Encore un gap. On a de nouveau un écart énorme entre la note globale et de style. Si je peux comprendre cette particularité lorsque la bière est bonne mais s’éloigne (en goût notamment) de l’archétype auquel elle est sensée appartenir, j’ai beaucoup plus de mal lorsque cela n’est pas le cas. Sans être pour autant qualifiée d’outstanding, la Alien City est une Hazy IPA de qualité qui respecte, dans leur globalité, les traceurs du style. A ne rien y comprendre…
Ici le consensus de Ratebeer est plus affirmé : la bière n’est pas bonne. Ce qui est un peu particulier lorsque l’on sait que le breuvage coche objectivement tous les critères de la Session IPA. Nez aromatique, corps avec du goût et de l’amertume de houblon mais aussi drinkability intéressante et de qualité. Difficile de savoir ce qu’il faut de plus. Alors, certes, les goûts et les couleurs, ça reste subjectif et nul doute que certaines personnes trouveront ce breuvage très bon quand d’autres diront qu’il est juste bon. Pas de problème. Mais d’aucun (s’il s’y connait un minimum en culture brassicole) ne dira que la bière ne vaut pas un 50/100.
Cette fois-ci, nous allons nous attarder sur quelques bières aux notes généreusement octroyées par Ratebeer. Des bières qui, bien souvent, restent sympathiques mais loin d’être fantastiques. A croire que sur Ratebeer, on se complaise facilement dans la médiocrité.
Premier exemple, la fameuse Gulden Draak. Si on met de côté l’histoire de cette bière et la symbolique qu’elle représente, peut-on objectivement dire que ce breuvage représente la quintessence du style Belgian Dark Ale ? Bien sûr que non. Et, pourtant, c’est ce que cette note arbitraire de 98/100 laisse penser au consommateur lambda. Alors, oui, la Gulden Draak n’est clairement pas mauvaise mais ce n’est pas ce qui se fait de mieux dans le style, loin s’en faut…
Je veux bien admettre que c’est agréable lorsque l’on déguste une IPA de sentir du houblon amer. Le goût est évidemment un facteur important pour noter une bière. Mais l’équilibre aussi. Ici, on vraiment l’impression qu’on a oublié ce paramètre. Corps sirupeux, goût éthérique et drinkability moyenne sont autant de caractéristiques qui excluent définitivement cette bière du club des 90+. Mais pas pour Ratebeer. La bière est forte, elle est amère, c’est bon pour eux.
Bon, la bière n’est pas notée à plus de 90 sur Ratebeer mais on s’y approche tout de même. Et pour un breuvage dépassé, c’est beaucoup trop généreux. Autant la bière a peut-être représenté un temps la nouvelle vague d’IPA aux États-Unis, autant, depuis le rachat par Heineken, la bière ne vaut plus grand chose. Je ne peux que vous renvoyer à ce propos sur l’article que j’ai fait récemment sur cette bière qui est devenue, malgré elle, un produit formaté sans personnalité.
Nouveau match pour ce concept polonais qui perd un peu en souffle pour cause de bières malheureusement médiocres. Peut-être ce match-up pourrait-il relever le niveau ?
Le gagnant du match ?
Encore une fois, on a droit au modèle classique confronté à une version plus sucrée, dopée à la vanille et au sirop d’érable (décidément l’achat de ce condiment est bien rentabilisé chez nos brasseurs polonais préférés). De manière purement subjective, j’ai un petit faible pour la version améliorée qui regorge de plus de saveurs que sa version classique. Même si le risque que la dégustation soit trop écœurante pour être terminée, l’ajout de saveurs sucrées et sirupeuses à un corps de citrouille présente, à mon sens, plus d’intérêt qu’une version classique.