02 - 65+, 03 - Pale Ale

Tête de Mort Triple Red

Tête de Mort Triple Red – Brasserie du Bocq
(Flavored – Fruit)

Déjà à la couleur, on peut devenir que les brasseurs ne se sont pas casser les pieds à utiliser de vrais fruits mais qu’ils ont préféré utiliser un vieux sirop artificiel. Au nez, l’impression est plus que confirmée : bonbon à la cerise à la limite de l’écoeurement. Pareil pour la bouche qui sonne artificielle au possible. Avec 8 de ABV et un fort goût de sirop, on sent vraiment que ce truc est destiné aux soirées estudiantines louches…

D

02 - 85+, 03 - IPA

Little Arms Big Ambitions

Little Arms Big Ambitions – Staggeringly Good Brewery
(IPA – Session)

Avec l’utilisation maitrisée des houblons Citra et Mosaic, on assiste à l’éclosion de saveurs olfactives fruitées plutôt sympathiques. On est sur un mix de houblons résineux et de fruits tropicaux. En bouche, la bière est assez trouble, drinkable et avec une amertume (épines de pin et abricot amer) qui perdure jusqu’en fin de bouche. Plus que agréable.

B

02 - 65+, 03 - Sour

Belle-Vue Kriek Extra

Belle-Vue Kriek Extra – AB InBev
(Lambic – Kriek)

Couleur rouge artificielle. Les arômes sont du même acabit : bonbon sucré à la cerise. On sent vraiment l’utilisation de sirop de fruits et nullement de vrais fruits frais. La bouche est plus que sucrée, écoeurante à souhait. On ne sent ni la bière ni le (vrai) fruit pas plus que le Lambic. Un manque de respect évident des amateurs de krieks.

D

01 - Tops

Le top de janvier 2021 ?

Les bonnes surprises « belgo-américaines » de la brasserie californienne Eagle Rock…

Pour commencer cette année 2021, je vous propose de passer par la gamme de cette très bonne brasserie de Eagle Rock. Dans cette sélection, l’accent a été mis sur l’acidité lactique avec des fermentations en fûts, outre ajout de levures sauvages. Avec, à chaque fois, une belle réussite. Que ce soit en utilisant des bases de Belgian Pale Ale ou des Wild Ale classiques, les techniques de brassage « sauvage » apportent une plus-value au breuvage sans pour autant les dénaturer.

Barrel Aged Unionist 2016 (A-/92) – Equinox (B/86) – Zes (B/85)

Malgré les nombreux mariages possibles avec les bières énumérées ci-dessus, je vous conseille de les proposer tout simplement en apéritif, comme un vin effervescent. Effet positif (et goût) garanti.

02 - 80+, 03 - IPA

If You Want To Know Me, Look Within

If You Want To Know Me, Look Within – Three Hills Brewing
(IPA – New England)

Des notes de résine de pin, de fruits tropicaux et d’agrumes sont présentes au nez. En bouche, le côté levure Hazy est présent lors de la dégustation mais cela n’est pas pour autant transcendant. Ça reste leger et les touches fruités ne sont que trop discrètes. La finale est amère, sans plus. Cela reste une bonne New England IPA sans aucun doute mais elle manque de davantage de consistance pour qu’on puisse commencer à parler de grande bière.

B-

02 - 95+, 03 - Sour

La Tache

The Beer Formerly Known As La Tache – The Ale Apothecary
(Sour – American)

Dès le départ, impossible de nier qu’il s’agit là d’une grande bière. Le nez, vineusement acide grâce à l’effet des lactobacilles, rappelle les grands Lambics. La fermentation en fûts de brandy et de vins amène une complexité appréciable, avec des effluves tanniques qui tirent sur le raisin rouge. L’entrée en bouche offre directement une saveur aigrelette, entre citron acide et pommes de verger. Mais ça ne s’arrête pas là et le tout est clairement plus complexe. La rondeur est aussi présente en bouche, avec une base miellée, ce qui donne une gouleyance élevée pour un ABV de plus de 8. Le final est celui de l’acidité lactique, ici contrebalancée par un corps malté juste ce qu’il faut. Un équilibre incroyable.

A+

02 - 85+, 03 - IPA

Don’t Bring Me Down

Don’t Bring Me Down – Dry & Bitter Brewing Company
(IPA – New England)

Odeurs sympathiques de fruits exotiques, de pêche et d’épines de pin. Une belle entrée en bouche qui s’ouvre sur un houblon corsé, vert et quelque peu aromatique. Malgré des aspects un peu liquoreux par moment (il est clair que la bière ne peut pas vraiment être qualifiée de « super-drinkable »), le corps reste convaincant, le fruité est présent en arrière-bouche mais le résineux demeure quand même le grand maître d’orchestre. Peut-être un peu trop d’ailleurs.

B

02 - 85+, 03 - Porter & Stout

Caramel Fudge Stout

Caramel Fudge Stout Jack Daniels Edition – Brouwerij Kees
(Stout – Imperial Pastry)

Si le Jack Daniel’s ne daigne pas pointer le bout de son nez, le caramel est, lui, bien présent lorsqu’on hume cette boisson noir d’encre. Les effluves sont surtout caramélisés (fudge) mais aussi légèrement torréfiées. Cela est extrêmement sympathique. Toutefois, et nonobstant les promesses faites, la bouche ne décolle pas vraiment. Alors, ne nous méprenons pas, la bière est bonne et de qualité mais on reste face à de l’Imperial Stout (liquoreux, chocolat noir et relativement sucré) qu’on aurait déjà pu boire chez d’autres brasseurs. Quant à la maturation en fûts de Jack Daniel’s, à part une touche un peu « sour mash » en fin de bouche, elle n’amène finalement pas grand chose…

B

02 - 95+, 03 - Porter & Stout

Fudge Sundaze

Patrons Project 24.02 Fudge Sundaze – Northern Monk
(Stout – Imperial Coffee)

Une nouvelle collaboration pour Northern Monk, cette fois-ci avec les brasseurs de Dancing Gnome à Pittsburgh. Et une nouvelle réussite. Les effluves d’un très bon café sont présentes (et en masse) rien qu’en respirant le breuvage. Une fois en bouche, les très bonnes sensations que l’on pouvait avoir au nez se confirment. On nage dans un crémeux sucré (sans doute dû à l’ajout de sucre demerara, de lactose et de vanille) comme on pourrait en avoir des meilleurs latte macchiato. Les saveurs du café ne sont pas en reste puisqu’elles percent ces nuages lactés avec une puissance brut plus qu’appréciable. La finale est langoureuse, à la fois sucrée, amère et liquoreuse. Une expérience unique et, sans doute, une des meilleures utilisations de café dans un Imperial Stout.

A

02 - 95+, 03 - Porter & Stout

Norse Star

Norse Star – Northern Monk
(Stout – Imperial Pastry)

Cette collaboration entre les anglais de Northern Monk et les norvégiens de Lervig est tout ce qu’il y a de plus extraordinaire. On est vraiment face à une bière de dessert qui conviendra sans aucun doute à bon nombre de pâtisseries au chocolat. Au niveau des saveurs, on en prend pour son nez : l’attaque est vraiment celle des amandes enrobées de sucre, ce qui rappelle les meilleurs gâteaux italiens (à l’Amaretto?). En bouche, les saveurs sont complexes mais le tout reste harmonieux. Malgré la base d’Imperial Stout et la liquorosité de la bière, l’ajout de vanille, de chocolat et d’amandes donne une sensation très agréable de satiété, comme un dessert ou un digestif en fin d’un repas réussi. Par ailleurs, la boisson reste globalement facile à boire malgré des goûts tout de même affirmés. Un équilibre général plus qu’appréciable. Sans conteste, une très grande bière.

A