Alexander Keith’s India Pale Ale – AB InBev (IPA – Other)
On se demande un peu pourquoi l’inscription « IPA » figure sur la canette. Parce qu’en toute objectivité, il n’y a aucune trace de houblon dans cette bière. Tant au niveau du nez que du corps, on est sur un goût proche de l’eau. Pas de saveurs, si ce n’est une amertume sale et artificielle qui n’est d’ailleurs pas extravertie. Pour rester sympa, on dirait vraiment une pils de bas étage.
Mars Radler Pamplemousse – Brouwerij Alken-Maes (Flavored – Radler)
Alors, okay, je veux bien que la bière soit un Radler (mix de bière et d’un soft drink) mais il faut quand même qu’à un moment donné, elle propose un minimum de goût. Ici, on a simplement droit à un sirop sucré de pamplemousse sans saveur un minimum intéressante et qui surdomine tant au niveau du nez que de la bouche. Absolument aucun intérêt. Autant boire un bon jus de pamplemousse pour ça.
Silure DDH TIPA – La Source Beer Company (IPA – Triple New England)
Le moins qu’on puisse dire, c’est que si on voulait des saveurs lors de la dégustation de cette bière, on est clairement servi. Les houblons aromatiques exaltent des saveurs puissantes de fruits tropicaux au nez. Le mix de Centennial, Mosaic, Barbe Rouge et Cryo Citra offre vraiment des senteurs puissantes et soutenues. Une fois en bouche, l’amertume est difficile à esquiver. On a vraiment l’impression d’avoir plongé dans des nuages de levure trouble dopés aux houblons verts. La puissance amère est clairement perceptible et traîne d’ailleurs avec beaucoup de caractère dans le palais. Le clou du spectacle, c’est que la bière (malgré son ABV de 11) ne fait pas du tout son taux alcoolique et propose un équilibre somme toute appréciable lors de la dégustation.
Apricot x Raspberry Imperial Sour Ale – Arpus Brewing Company (Wild Ale – Flavored)
Les fruits utilisés lors du brassin (abricot et framboise) sont directement perceptibles au nez. Ils se manifestent au travers d’une sorte de compote/purée qui souligne vraiment la fraîcheur des fruits. En bouche, on est d’abord frappé par l’acidité de ceux-ci mais, très vite, c’est la rondeur qui arrive et qui domine les débats. Ici, lors de la dégustation de la bière, on n’est jamais confronté à du Sour acide à souhait mais plutôt à un mix réussi entre aigrelet, fruité et sucré. Le corps est vraiment rond, ce qui n’est pas vraiment la caractéristique première d’une Wild Ale. Mais ce n’est pas un reproche. Que du contraire ! On sent que toutes les caractéristiques précitées, ainsi que l’ABV plus élevé du breuvage (qui offre sans aucun doute une teneur de bouche plus prononcée) amènent un équilibre rarement vu ailleurs.
Bait And Click – 18th Street Brewery (IPA – American)
Houblons odorants au nez. Le résineux et le végétal vert sont les arômes prédominants. En bouche, la bière est bien gouleyante, ce est évidemment appréciable. En effet, même si l’amertume est présente tout au long de la dégustation, il n’y a d’attaque puissante houblonnée en entrée. On est face à une IPA typiquement américaine mais aussi fortement conventionnelle. Pas d’extravagance, mais pas de fulgurance non plus. Juste une amertume végétale (épines de pin) diffusée avec parcimonie dans le nez et la bouche.
Kilo The King Of Cuddles – Amager Bryghus (IPA – New England)
Couleur or pâle trouble. Nez aux houblons aromatiques : on y sent les fruits tropicaux et le citron. Les saveurs olfactives sont vraiment agréables à respirer, beaucoup plus que la bouche qui s’avère, au final, un peu quelconque. Goût d’amertume un peu banal. Pas ou peu de traces résineuses ou fruitées, ce qui est dommageable. Longueur de bouche notable mais avec cette saveur amère peu originale. Une New England IPA entre bon et moyen, ni plus, ni moins.
Bouquet nasal aux épices douces. Pas d’agressivité, pas de pimenté mais quelque chose de suave et de rond (poivre de Madagascar et sel de l’Himalaya). La première sensation est bien évidemment acidulée comme toute bonne Gose. Ce n’est pas la seule saveur en bouche, l’ajout de sel et de poivre est, au contraire d’autres bières du même style, évident et cela ne se ressent heureusement pas sur l’équilibre global (bon) du breuvage. Non, on garde dans le palais ce goût aromatisé (mais pas corsé) du sel et du poivre qui agrémente parfaitement cette bière. A marier dès que possible avec des langoustines sel et poivre du restaurant chinois.
Odeurs sympathiques de IPA au nez. On y décèle des houblons solides mais connus (sauf erreur, Centennial et Simcoe) qui offrent une puissance olfactive intéressante. Le corps est solide, beaucoup plus malté qu’une IPA classique (la couleur, plus bronze, est un bon baromètre pour connaître le malt utilisé) et avec cette rondeur épicée propre au seigle. Ce mix entre malt plus prononcé et houblons davantage aromatiques passe d’ailleurs relativement bien dans ce breuvage à la finale plutôt râpeuse.
Blueberry Fields – 71 Brewing (Wild Ale – Flavored)
A la couleur, on devine déjà que le goût de myrtille présent dans le brassin n’est pas dû à un ajout de sirop mais bien à l’utilisation de vrais fruits, ce qui est une bonne chose. Olfactivement, la bière sent l’acide lactique. Les fruits sont discrets au nez, un peu moins en bouche. L’attaque est acide, sans plus malheureusement. Pas d’extravagance, pas de saveurs complexes, juste une bouche légèrement aigrelette avec un arrière-goût subtil de myrtilles acidulées. Il y avait moyen de faire vachement mieux.
Odeurs de café noir froid et de chocolat amer qui laissent présager du meilleur pour la dégustation. Une fois en bouche, c’est une amertume un peu isolée de torréfaction qui vient agrémenter l’entièreté de la dégustation. Petite déception sur ce point. En effet, avec un équilibre pourtant très correct (pour ne pas dire plus), le breuvage ne parvient pas à décoller du domaine du scolaire. On a vraiment l’impression de déguster un Double Stout d’il y a plus de quelques décennies, à l’époque où on ne produisait pas encore des Imperial Stouts aux saveurs torrides et aux goûts extrêmes. Et dans cette catégorie, on est tout de même un peu court pour prétendre à autre chose qu’un « assez bon ».