On est littéralement emporté par une odeur régressive de chocolat au lait au nez. Le côté dessert d’enfant est clairement mis en avant et c’est agréable. La bouche est douce. Innocente même. Et ce malgré un ABV de 12,4 qui passe vraiment crème. On est sur un océan de chocolat au lait qui rappelle à la fois le lait au cacao et les Smarties. Ce n’est pas amer, ce n’est pas liquoreux, juste un bonbon de douceur qui passe très facilement.
Imperial Passion Fruit & Coffee Sour – The Garden Brewery
(Sour – Double Fruited)
Ouverture sur fruits de la passion assez classique. Mais avec une légère touche de marc de café. La bouche est sur l’acidité, elle n’est pas écrasante mais on sent clairement le caractère suret de la bière. Le fruit de la passion est évident mais les touches de café ne sont pas en reste. L’équilibre est appréciable malgré des saveurs peu conciliables sur le papier.
Les classiques belges font de la résistance. Ainsi, dans les catégories qui sont dédiés aux styles traditionnellement belges, ce sont elles qui se taillent la part du lion. On retrouve ainsi les bijoux de Rochefort, sans aucun doute une des meilleures brasseries trappistes à l’heure actuelle. Mais aussi des bières qui, malgré le marketing plus important de ces dernières années, ont réussi à garder une identité, comme la Triple Karmeliet et la Duvel.
Old Ale
Wee Heavy
Wheat Wine
On retrouve ci-dessus des gammes de qualité. D’une part, la collection numérotée des écossais de Tempest qui ont réussi à sortir des produits exceptionnels, souvent mûris dans des fûts de chêne ayant contenu du whiskey. D’autre part, la gamme anniversaire de chez The Bruery, dont la complexité et les saveurs ne cessent d’aller crescendo au fur et à mesure des années. Toutes les deux raflent cette année des prix dans les catégories qui leur sont dédiées.
Little Daughter And The Grizzlies – Mason Ale Works
(Stout – Imperial Pastry)
Couleur sombre comme la nuit. Assez liquoreuse et sucrée au nez, cette bière est clairement un Stout de dessert. Malt torréfié, chocolat noir mais également café du Guatemala. En bouche, on est sur de la liqueur costaude. Saveurs sucrées de chocolat noir, côté miellé par le sirop d’érable ainsi que café puissant, presque piquant. Ce Stout nous fait passer vraiment par tous les saveurs possibles dans un Pastry. Le côté dessert est plus prononcé que dans les sœurs de la gamme (Dance Of Kemush notamment) avec cette présence de chocolat et de sirop d’érable. Ici, toutes les saveurs vantées sont représentées. Et malgré un côté sirupeux/sucré peut-être un peu trop prononcé, l’ensemble reste de bonne fracture.
Blackcurrant Choc Chip Waffle – Vault City Brewing
(Sour – Pastry)
Couleur pourpre foncée avec des reflets de couleur rouge intense. Les saveurs olfactives sont délicieuses. Le mix entre la gaufre au chocolat et le cassis est incroyable. La justesse est plus qu’appréciable. On est dans le dessert mais aussi dans la fraîcheur. En bouche, on déguste ce corps rendu acide, notamment par le cassis. Et avec toujours en arrière-bouche les saveurs chocolatées de la gaufre qui est parfaitement retranscrite. C’est bon, c’est facile à boire et c’est sacrément bien équilibré.
Peut-être pas de symbolique particulière à rattacher au nom de la bière ou à son style, juste une bière qui a accompagné les invités à l’anniversaire de ma fille. Comme vous le savez si vous suivez ce blog depuis un certain temps, cette brasserie de Bruxelles mérite clairement ses lettres de noblesse pour avoir été une des premières à instaurer la révolution de la craftbeer sur le territoire belge, souvent considéré comme très conservateur. Quel plaisir de voir que maintenant, la plupart des créations de cette brasserie sont vendues dans tous les bars du Royaume et qu’elles peuvent être aussi facilement achetées par un particulier dans des quantités presque industrielles, ce qui était le cas ici.
Sans grande surprise, il s’agit de la bière qui a été dégustée abondamment lors de mon voyage en 2022 en Égypte et qui symbolise ces vacances. Voyage qui a été rythmé par des visites dans des lieux d’un autre temps et à la symbolique immense. Entre le temple majestueux de Karnak, la Vallée des Rois, la croisière sur le Nil, la découverte des bédouins dans le désert, le temple funéraire d’Atchepsout en passant par les agréables plongées sous-marines, impossible de ne pas succomber à la beauté de ce pays. Dommage, finalement, que ce soit une bière d’aussi basse qualité qui symbolise ce périple.
Entre la Chimay Bleue et moi, c’est une très longue histoire. J’ai souvenir d’une Chimay dépassée d’une douzaine d’années que j’avais dégustée, presque en cachette, avec mon beau-frère il y a bien longtemps et qui avait été sans doute pour quelque chose dans ma quête initiatique de zythologue en herbe. Quelle sensation, donc, de retrouver une bouteille datée de 1996 et de la déguster à l’heure actuelle, toujours avec la même personne. Cela n’a évidemment pas été la meilleure bière bue cette année, loin s’en faut. Et pour cause ! Elle semblait, ici, totalement périmée. Par contre, quelle symbolique de pouvoir déguster, à nouveau, une Chimay Bleue du même millésime (ou presque) que celle avec laquelle tout a, peu ou prou, commencé.
Nez puissant de Hazy IPA où se mêlent les effluves des fruits exotiques et de houblon résineux. C’est agréable. La bouche fait penser à du jus de houblon. Pas trop agressif, juste amer comme il faut. Lors de la dégustation, le houblon Strata est évident, et ce malgré le mélange Citra, Idaho 7 et El Dorado. On est sur de la pêche sirupeuse, de l’ananas et de la goyave. Finale longue qui transporte le côté résineux de la bière jusque dans le palais. Vraiment sympathique.
On sent ci et là quelques traces de céréales chaudes. Au-delà, cela reste tout de même fort léger. Goût un peu malté, corps aqueux et sensation générale très proche de l’eau aromatisée.
Après cette année riche en rebondissements et surtout en bières de qualité, voici venir le moment de consacrer les meilleurs créations que j’ai eu l’honneur de déguster en 2022. Voici donc les WIDA 2022 ! Le top 100% objectif de ce blog !
Ainsi, dans cette chronique qui sortira début du mois de janvier 2022, nous reviendrons sur les grands gagnants dans les styles suivants :