02 - 90+, 03 - IPA

Hazy IPA Hop Showcase

Hazy IPA Hop Showcase #06 Idaho 7 – The Garden Brewery

(IPA – New England)

Quelle puissance aromatique au nez ! Si les effluves de fruits tropicaux sont bien évidemment présentes, ce sont les agrumes qui envoient du lourd dès que l’on plonge le nez dans ce breuvage. Le tourbillon de saveurs est bien là et il vient se perpétuer en bouche. Agrumes juteuses et amertume légère de IPA. Les codes de la Hazy IPA sont parfaitement respectés. Avec, en plus, ce fruité d’orange et de citron très savoureux qui se propage dans les papilles olfactives. Du très bon à ce niveau-là.

A-

02 - 80+, 03 - Sour, 03 - Wheat

Imperial Florida Weisse

Imperial Florida Weisse #06 Prickly Pear, Pink Guava & Starwberry – The Garden Brewery

(Wheat – Berliner Weisse Flavored)

Peut-être plus proche dans sa conception des Sours classiques que des Wheat, cette Berliner Weisse présente un corps assez généreux. Au nez, on sent essentiellement la goyave (fruit beaucoup plus aromatique que les autres) et plus, discrètement, la fraise et la poire. En bouche, c’est par contre ce dernier fruit qui est dominant. On se retrouve avec au palais une acidité très fine et de la poire douce. Si les saveurs sont naturelles, elles ne sont pas non plus percutantes. Ça reste bien évidemment facile à boire mais on aurait aimé des goûts peut-être plus affirmés. Malgré la bonne qualité globale du breuvage, il y a clairement mieux dans le carcan des Berliner Weisse.

B-

02 - 80+, 03 - Pale Ale

Duvel 6,66

Duvel 6,66 – Brouwerij Duvel-Moortgat

(Pale Ale – Belgian)

Une version de la classique Duvel en plus légère et, inévitablement, plus gouleyante. Même si on perd évidemment du caractère, on garde malgré tout un corps assez pétillant, avec une fine amertume de houblon (Saaz ?). Ce n’est pas lourd ni éthérique. On est sur des saveurs maltées légères et des zestes d’orange amers. Le tout est assez correct dans l’ensemble.

B-

01 - Tops

Le top de novembre 2021 ?

On continue notre top de cette année 2021 avec une gamme d’IPA tout droit issue de nos amis brasseurs italiens…

Ce mois-ci, un petit coup de cœur pour cette petite brasserie italienne dont j’ai eu l’occasion de déguster trois IPA récemment. Autant le dire directement, ce n’est pas essentiellement pour la qualité incroyable des goûts que ce trio de bières est cité dans le top du mois de novembre 2021 mais principalement pour la qualité de leur packaging. Aussi surprenant que cela puisse paraître, la bière (comme tous les produits de consommation) reste une affaire de marketing. Encore plus à l’époque actuelle. Dans cette ribambelle de produits nouveaux, il faut pouvoir attirer l’attention du consommateur. Et quoi de mieux qu’une étiquette aux allures d’oeuvre art street pour réussir cela ? Parce que si on déguste invariablement une bière avec le nez et la bouche, il ne faut pas oublier que l’on l’achète pour sa réputation, son nom ou encore son étiquette…

No Strings Attached (83/B) // The Gunslinger (81/B-) // Daydreaming (82/B-)

Si les trois IPA proposées ne sont (de manière très objective) clairement pas des classiques, il n’en reste pas moins qu’elles présentent toutes les trois des saveurs affirmées de houblon. Elles devraient normalement se marier avec des plats de poissons bien épicés. A cet égard, un cabillaud en papillote avec légumes et assaisonnement relevé devrait parfaitement faire l’affaire.

02 - 65+, 03 - Lager

Kirin Ichiban

Kirin Ichiban – Kirin Brewery Company

(Lager – Pale)

Couleur or transparent. Très léger au niveau des goûts, on est sur des céréales classiques de Lager. Ça se laisse boire. On a pas vraiment d’arrière goût mauvais mais du point de vue des saveurs, on reste sur une eau un peu houblonnée. Ça manque tout de même de personnalité.

D+

01 - Articles

Le bullshit de Ratebeer – #9

Quand certaines bières raflent des succès d’estime par l’ensemble des sites spécialisés dans la bière, sauf par Ratebeer qui s’évertue à les classer au-dessous de la moyenne arithmétique, il y a des questions à se poser. Surtout qu’en l’espèce, la première et la dernière bière mentionnée dans cet article passe, après des milliers de notes, la barre du 4/5 sur Untapped.

Ce n’est pas parce que la bière vient de Grèce, et encore plus spécifiquement de l’île de Corfou, qu’elle est automatiquement mauvaise. Ce constat, pourtant simple, ne semble pas être une évidence pour le site Ratebeer. Pourtant, on a là une très bonne I2PA avec, à la fois des saveurs affirmées et une drinkability plus que sympathique. Certains, sur des sites peut-être moins connus mais plus objectifs, ont d’ailleurs admis que la bière pouvait prétendre au gratin universel dans le monde des Hazy IPA. Sans pour autant aller jusque là, on peut toutefois soutenir que le breuvage est bon, voire très bon et que la note de 6/100 (en style) donnée ne correspond à rien d’objectivable.

J’ai un peu du mal à comprendre ce bashing gratuit contre la Cuvée des Trolls. Quelqu’un a une explication compréhensible à ce propos ? Parce que, lors de la dégustation de cette bière, j’ai avant tout retenu une Belgian Pale Ale de caractère, avec des arômes d’agrumes marqués et soutenue par un corps robuste. Un breuvage dans la moyenne, et un des rares de la brasserie Dubuisson à pouvoir se boire assez facilement, même si… Quelque chose qui doit se situer dans les alentours de la note 80 sur ce site. Mais clairement pas à 30 ou 40/100. Surtout au vu des notes généreusement données par Ratebeer à des ersatz de Belgian Pale Ale pourtant sans aucune personnalité.

Lorsque des brasseurs annoncent un ABV de 16, généralement, on se retrouve avec une création mal équilibrée qui empeste l’alcool et qui se rapproche plus de la liqueur que de la bière. Curieusement (et heureusement), on n’est pas ici dans ce cas de figure et l’Imperial Stout de Bargain reste et demeure buvable comme toutes les autres bières de cette catégorie Porter & Stout. Ce simple constat suffit à estampiler la bière comme digne d’intérêt. Le fait qu’elle propose des goûts agréables renforce davantage cette conviction. Alors, oui, il faut la déguster calmement en fin de repas plutôt que de la boire cul-sec comme un Lager. Mais comme tout bon Stout costaud en fait. Difficile de comprendre où les brasseurs auraient fautés tant les saveurs, marquées, sont agréables. A moins que cela ne soit au niveau de l’image et du nom de la bière…

02 - 75+, 03 - Sour, 03 - Wheat

Human vs Monsters

Human vs Monsters # 1 Coop Marek Kaminski – Browar Monsters

(Wheat – Berliner Weisse Flavored)

Jus de fruits rouges au nez. Acidité légère. En bouche, on est sur de l’aigrelet léger sur fond de cassis. Le fruit est omniprésent. L’acidité et le caractère sont, par contre, secondaires. Si la bière n’est pas foncièrement mauvaise, elle n’en reste pas moins fort superficielle. On est plus sur un jus de cassis légèrement acide que sur de la Berliner Weisse de qualité. Le breuvage manque vraiment de caractère…

C+

02 - 75+, 03 - Sour

Vild Tilda

Vild Tilda – Brekeriet

(Wild Ale – Other Flavored)

Fruité léger. L’argousier est bien présent au nez avec des touches citriques discrètes. En bouche, on perçoit la recette imaginée par les brasseurs (à savoir, utiliser les goûts âpres de l’argousier avec ceux acides d’une bière de fermentation sauvage) mais aussi les défauts d’exécution. On est vraiment sur une Wild un peu (trop ?) plate, sans relief et sans acidité. Un peu comme un Lambic pur. Et même les houblons Citra utilisés ne rehaussent pas le niveau. La finale reste douce, assez facile à boire, mais plus comme un cidre que comme une Sour de qualité supérieure.

C+

02 - 80+, 03 - Sour

Vild Blondette

Vild Blondette – Brekeriet

(Wild Ale – Other)

Couleur jaune ambrée. Nez qui fait penser aux tannins et qui fait la part belle à une acidité aigrelette. Une Wild Ale plus ou moins dans les standards. Dommage toutefois que les goûts ne soient pas plus marqués, parce qu’à la dégustation, une impression de bière aux goûts passés reste tenace. Cela est d’autant plus incompréhensible que la version classique de la Blondette est clairement un cran au-dessus. Peut-être s’agit-il ici d’une version passée mais sans être pour autant sûr…

B-

01 - Articles

Le bullshit de Ratebeer – #8

Dans la série des notes démesurées grandes accordées à certaines bières qui ne le méritent pourtant pas, on aura l’occasion de revenir sur certaines bières belges (décidément les préférées de Ratebeer) ainsi que sur une classique américaine.

Peut-être que si cette Go To IPA avait été la première bière que je goûte après une décennie de Lagers industriels de bas étage, j’aurais pu considérer qu’il s’agissait d’une des meilleures bières jamais dégustées. Dans la négative, il n’en est rien. Honnêtement, quand je goûte une Session IPA, j’attends deux choses importantes : que ce soit fort drinkable et que l’on sente quand même un houblon aromatique et vivifiant. Là, objectivement, je n’ai ni l’un ni l’autre de manière optimale. Cela reste quand même lourd en bouche pour un ABV de ce type et les goûts n’ont vraiment pas la fraîcheur d’une All Day IPA de Founders par exemple. Encore pour moi une bière qui aurait peut-être eu une meilleure notation le siècle précédent. Mais, ici, dans ce monde brassicole en pleine expansion, difficile de trouver un autre adjectif que moyen.

Autant j’ai beaucoup d’affection pour les bières issues de la petite brasserie dinantaise (la Caracole est une bonne Pale dans mes souvenirs et la Nostradamus une Dark Ale de caractère), autant je trouve que la Saxo est vraiment le vilain petit canard de la gamme. Trop alcoolisée en bouche, trop monolithique dans ses saveurs. Et, finalement, une drinkability aux abonnés absents. Il n’y a vraiment rien dans cette bière qui la distingue d’autres Strong Pale Ale à la belge que l’on pourrait trouver à bas prix dans des magasins hard discount. Alors de là à flirter avec l’excellence au niveau des notations…

La gamme de Saint-Feuillien (brasserie dont je suis peut-être géographiquement le plus près) n’est pas mauvaise. On y trouve des bières pour un peu tous les goûts. Et il faut admettre que les brasseurs ne sont pas de vieux dinosaures peu ouverts à la modernité mais sont, au contraire, capables de quelques fulgurances sympathiques, en témoignent, notamment, leur IPA (une des premières brasseries typiquement belges à se lancer sur ce secteur) ou encore leur collaboration avec les américains de Green Flash. Mais, au-delà de cela, il faut tout de même admettre qu’on reste dans le domaine du B- et qu’aucune de leurs créations ne peut s’enorgueillir d’une renommée de grand cru. Cette version Brune ne change pas la donne. Ce n’est certes pas mauvais à la dégustation mais, jamais, cela ne vaudra les honneurs du 90+.