Couleur jaune transparent avec une mousse assez abondante. Les saveurs olfactives sont loin d’être fantastiques. Citronné et un peu épicé. Pas de surprise lors de la dégustation. Corps un peu piquant. On sent le houblon mais cela reste très moyen au niveau des goûts et de la longueur de bouche. Peut-être aurait-il été préférable de la déguster en été… parce qu’ici, le manque de personnalité (sans pour autant que la bière soir qualifiée de mauvaise) se fait quand même sentir…
Je dois admettre être admirablement surpris par la qualité de la gamme Hoppy Crew de cette brasserie. Autant le marketing et le design du produit est loin d’être fantastique, autant les bières sont presque toujours dans la justesse et, surtout l’équilibre. Malgré une appellation basée sur le houblonnage, c’est très rare d’avoir une saturation peu agréable de saveurs amères. On est rarement dans le « too much » et ce modèle ne déroge pas à la règle. Nez aromatique aux houblons fruités résineux. La bouche est enrobée, avec une amertume bien présente et relativement forte. On déguste un houblon vert piquant mais dans le bon sens du terme, c’est-à-dire que c’est le côté végétal qui est mis en avant, et ce avec la fraîcheur que cela implique. Ça tient bien en fin de bouche, avec une amertume de houblon résineux qui perdure.
Couleur or pâle trouble. Odeurs classiques. Nez basique mais par pour autant mauvais. Les effluves sont indubitablement celles des houblons Strata et El Dorado. Les agrumes et les fruits exotiques sont là mais loin d’être prépondérants. Houblon un peu amer lors de la dégustation, persistant certes mais pas nécessairement incroyable au niveau des saveurs. On a déjà vu de meilleures utilisations des houblons précités mais il faut reconnaître que l’ensemble est sans fausse note manifeste.
On est vraiment dans le thème du cocktail de houblons aromatiques à la fois amers et sirupeux. Tant le nez que la bouche offrent des saveurs de ce registre. Alors, certes, on ne pourra pas dire que les goûts sont manquants dans ce breuvage, mais on ne pourra pas non plus dire que l’équilibre est optimal. Même si l’ABV n’est pas si élevé que cela et que le corps n’est pas trop éthérique, il n’en reste pas moins que ce côté sirupeux en bouche n’est pas extrêmement agréable. Malheureusement pour moi, on est vraiment dans les codes des DIPA pour lesquels je n’ai pas énormément d’affection : fort en goûts mais pas fort en cohérence ni en gouleyance…
Pêche trop mûre, trop sucrée au nez. Caractère assez enrobé. En bouche, la langue détecte rapidement une saveur hybrique, un peu comme un mix entre acidulé (léger) et sucré façon cidre. Le taux de fruits mûrs utilisés doit être assez conséquent. Fait clairement penser à la texture d’un cidre ou d’un poiré mais avec de la pêche et du yuzu. Plus complexe qu’elle n’y paraît au premier apport. En effet, après la touche légèrement acidulée et le sucre (qui fait penser aux sucs d’un fruit qui a trop mûri), on a aussi de l’âpre et du sec en fin de bouche. Les saveurs sont très intéressantes et l’équilibre reste globalement réussi.
Nez fruité citronné. On est sur l’agrume et on oscille notamment et aussi sur le pomelo et le pamplemousse. Thé léger. Même si elles sont discrètes, on perçoit ci et là des touches florales (jasmin ?). Corps hazy. Laiteux. Les fruits blancs pointent le bout de leur nez à travers une amertume classique de IPA. Touches de thé vert qui auraient gagnées à être plus marquées. L’ensemble est correct.
Autant c’est sympathique de présenter une bière aux six épices, autant faut-il que cette effusion de condiments amène réellement une plus value au breuvage. Et le moins que l’on puisse dire à la dégustation, c’est que cette bière d’hiver (à la couleur ambrée surprenante) est étonnement douce. On perçoit un petit côté épicé un peu piquante mais ce n’est pas vraiment convaincant. Cela reste piquant en bouche, peu ragoûtant et sans aucune originalité.
Le dixième article de cette série intarissable où le plus grand site brassicole du monde ne cesse de nous surprendre lorsqu’il s’agit de noter des bières. Comme quoi, à un moment, si on ne fait pas l’effort de déguster et de noter à l’aveugle, on a du mal à ne pas être envoûté par une réputation ou encore une étiquette…
Certes, la Duvel est une bière légendaire. Certes, elle a fondé un genre, celui des Strong Ale belges, bières transparentes comme des Lagers mais au goût costaud, proche des 9-10 d’ABV. Certes, le nom de cette bière est connu dans le monde entier. Mais au-delà de cette réputation, que reste-t-il ? Une bonne bière (peut-être avec un manque d’équilibre dû à des goûts assez éthériques tout de même) qui se laisse déguster sans pour autant que cette expérience soit exceptionnelle. En toute franchise, faite une dégustation à l’aveugle pour voir. Le gars qui donne à la Duvel une notation à plus de 98-99/100, soit il n’a jamais rien vu d’autre, soit il a ouvert les yeux pendant la dégustation.
Si vous suivez de manière assez régulière ce site, vous savez que je n’ai aucun problème envers les styles novateurs de bière et notamment les saveurs qui sortent un peu des sentiers battus. Si c’est bien le cas ici dans cette bière qui se base essentiellement sur le seigle, encore faut-il que cela soit bon. Quod non in species. Désolé de le dire aussi abruptement mais les goûts ne sont pas du tout agréables en bouche. Ce n’est pas facile à boire. Donc de là à dire que la bière intègre sans difficulté le top 50 relatif à sa catégorie, il y a là un pas que je n’oserai pas franchir. Et que les utilisateurs du site (qui notent la bière avec une cotation de 3.5/5) ne franchissent pas non plus apparemment.
Autant être clair, la Hazelnut Brown Nectar n’est pas une mauvaise bière. Ne vous méprenez pas. Elle peut, sans récolter de contestations justifiées, être classée dans une échelle de notation qui s’étend entre le ‘assez bon’ à ‘bon’. La noisette (produit phare de cette Hazelnut Nectar) se sent bien, même si le breuvage reste quand même assez aqueux avec un corps peu affirmé et une fin de bouche qu’on aurait espéré plus costaude. Mais de là à dire qu’il s’agit de la meilleure Brown Ale goûtée ? Parce que lorsqu’on donne une note de 95 en global et de 100/100 en style, c’est un peu ce que l’on fait savoir au consommateur qui n’est peut-être pas au courant de la réalité. Et après, il faut assumer. Ce qui n’est guère possible… Donc, à l’avenir, on déguste et puis on note. Et pas l’inverse en se disant que, comme c’est Rogue, ça ne peut être que du très bon…
L’intitulé est vraiment contractuel. On est vraiment sur du dessert. Pudding de fruits exotiques au nez. Saveurs de mangue, de papayes. En bouche, on est sur du jus tropical très consistant. On dirait vraiment un smoothie aux fruits. On sent les vrais fruits à peine mixés. En bouche, ce n’est pas acide, pas sucré. Les saveurs sont celles du fruit vert, limite assez âpre, assez vert. Cela tient également en bouche longtemps. Les saveurs sont particulières mais très intéressantes. Une bonne découverte.
Fruits sûrs au nez. Groseille notamment, puis cassis et, enfin, framboise. Soyeux en bouche mais également assez léger. On est sur les codes de la blanche avec cette touche légèrement acidulée propre aux Berliner. Sympathique à boire mais fruité qui reste juste correct. Sans plus.