Nez épicé façon Dark Ale à la belge : esters légèrement fruités et malt doucement grillé. Le cocktail (pourtant classique) fonctionne bien mais manque clairement de caractère. La bouche est dans le même état d’esprit. Finalement, rien de fantastique au niveau des saveurs. On s’attend tout de même à plus de consistance.
Pour cette année 2023, nous allons inaugurer un nouveau concept en proposant, chaque mois, le classement en temps réel des meilleurs bières dégustées lors de cette année par votre humble serviteur.
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Pour ce mois de janvier 2023, pas de création au-delà de 95+ mais indubitablement que de bonnes cartouches. La gamme Tempest se démarque une fois de plus avec une bière mûrie en fûts ayant contenu du whiskey (sans surprise, les écossais sont fans de ce spiritueux) tandis que les expérimentations de la brasserie La Source atteignent une fois de plus leur cible. Maturation en fûts de whiskey en numéro 3 et en fûts de rhum brun pour le second. Et pour la première place de ce mois de janvier, on retrouve un Pastry Sour de qualité. Les saveurs des baies sont parfaitement harmonisées avec celles de la gaufre. Le tout dans une bière drinkable au possible.
Couleur jaune claire trouble transparent. On est sur un mix de saveurs classiques de DIPA avec des goûts prépondérants de résine de pin et de houblons aromatiques qui font penser à des fruits tropicaux. La bouche est complexe mais parfaitement équilibrée. Malgré les 8 houblons utilisés, les brasseurs ne se sont pas perdus en route et ont le mérite de proposer une création où les saveurs sont harmonieuses et ne se marchent pas sur les pieds. On est sur un corps assez doux, avec ce qu’il faut d’amertume (entre résine douce et fond terreux) pour donner de la substance au breuvage mais avec suffisamment de dosage pour être extrêmement drinkable.
Le dessert est au centre des débats et, dès la perception des premiers arômes, on identifie un mélange réussi entre la fraise, le chocolat et la vanille. Ça sent un peu le dessert napolitain. On épinglera notamment cette présence fruitée réussie entre cerises et fraises. La bouche est, elle, fort agréable. On est toujours sur les fruits rouges. Ceux-ci sont frais et offrent une texture végétale et une relance pulpeuse. C’est agréable de voir que même dans ce type de Pastry Sour, on a utilisé des fruits naturels et non des sirops. L’arrière-bouche amène des touches de vanille et de chocolat. La finition est sympathique et la bière est vraiment de qualité.
La marmelade de fraises des bois est évidente au nez. On a l’impression de manger des fraises écrasées en purée tellement la saveur du fruit est mise en avant. Ce qui est évidemment une bonne chose. En bouche, l’acidité est la saveur principale sans qu’elle ne soit prédominante ou même dérangeante. En effet, l’utilisation dans le brassin d’eau de noix de coco donne de la consistance au corps du breuvage. Ce dernier n’est par conséquent pas du tout monolithique et ne se résume pas simplement à de l’acide dans les papilles gustatives. La fraise est également présente et d’une belle façon, d’ailleurs renforcée par un yuzu acidulé qui combine parfaitement. Dessert léger et parfaitement équilibré.
Le nez manque clairement de caractère. Au lieu d’offrir des arômes de café torréfié ou de chocolat noir, on navigue sur un caramel brun loin d’être incroyable. Quelques effluves de Brown Ale belges aussi. Mais c’est bien tout. En bouche, rien de plus n’est proposé. Le corps est fort aqueux, avec une gouleyance certes intéressante mais qui découle surtout de l’absence de saveurs marquées si ce n’est une petite touche de café froid qui ne sonne pas vraiment naturelle.
Quelle année 2022 ! Que des grands crus ou presque. On sent vraiment la différence avec l’année précédente où des créations de brasseries un peu moins renommées avaient réussi à créer l’exploit de se classer dans le top 10 de l’année. Ici, hormis quelques opus de Funky Fluid (qui propose toujours des Pastry Sour de qualité) et une Smoothie de Oozlefinch plus que surprenante, le reste du classement est marqué par des poids lourds. La sempiternelle gueuze de Cantillon, les bières anniversaires de The Bruery (dont la complexité n’est plus à démontrer), la gamme Rackhouse de Lervig ainsi que la légendaire Abraxas de Perennial sont en effet des produits presque légendaires, dont la place dans un top 10 annuel n’étonne personne. Car la qualité est évidemment au rendez-vous.
Honnêtement, je n’ai pas vraiment ressenti l’avalanche de houblons. On est sur quelque chose de plutôt modéré, avec des saveurs principalement basées sur le malt caramel et l’amertume légère du houblon classique. Pas vraiment de folie dans cette bière. Pas non plus de puissance houblonnée ni même de plaisir rafraîchissant à la dégustation. Reste quelque chose de classique où le malt prend trop d’importance par rapport au houblon, ce qui dommageable pour une IPA.
Le breuvage porte décidément bien son nom : couleur noir profond. Odeurs de pain carbonisé au nez. L’accent a été mis sur les céréales et c’est plutôt une bonne idée. En bouche, le malt torréfié est incontournable. On a l’impression de déguster des tartines trop grillées de pain noir aux céréales. Quelques touches liquoreuses ci et là mais sans plus. L’équilibre reste appréciable pour une bière à plus de 11 degrés. Une bonne approche du Stout, même si elle est assurément plus axée sur le malt et les céréales que ses homologues.
Une bière estampillée Tripel avec des qualités olfactives intéressantes. On est sur de l’agrume au nez et cela est plutôt rafraîchissant. La bouche est correcte. Malt léger et houblons un peu citriques qui accompagnent la dégustation. Et si la bière a le mérite de ne pas être indigeste, il n’en reste pas moins qu’elle ne marquera pas non plus les esprits.