L’illustration de la bière (ce petit renard) est plutôt sympathique. Dommage que ce soit la seule qualité de cette bière. L’ensemble est plat. Les goûts sont inexistants. Et l’amertume qui vient tapisser le palais est piquante et goûte le carton.
Couleur un peu plus foncée. On est sur un mout de raisin rouge au nez avec les touches aigrelettes classiques de ce type de breuvage. En bouche, l’acidulé est présent avec une âpreté et un côté tannique propre aux raisins Tai Rosso rajoutés lors du brassin. L’ensemble a du corps et du répondant. L’équilibre entre le raisin et la rusticité de la farmhouse (qui a subi une maturation en fûts de chêne) passe plutôt bien.
Couleur jaune pétillant. Au nez, on est sur de l’acidité forte prononcée où on sent les pêches revêches pas sucrées. Le sucre est inexistant du breuvage. Ce sont les saveurs tanniques qui prédominent dans le palais. L’acidité est agréable et tient relativement bien en bouche. Le fruité est bien dilué dans un breuvage somme toute équilibré.
Couleur ambrée foncée. Nez de cave et de fermentation puissante. On sent les fruits macérés dans l’alcool. La bouche est costaude, presque lourde. On est dans le malt lourd propre à la Bière de Garde d’inspiration française. Mais aussi sur des airs plus hispaniques avec de la téquila blanche en arrière-bouche. Le mélange des genres est plutôt réussi. L’ensemble donne bien même si la drinkability est à revoir.
La maturation en fûts de chêne de cette Pale Ale lui donne des touches acide-vineux que l’on peut percevoir tant au nez qu’en bouche. On est dans les codes de la Wild Ale et du style lambic à la belge. Si la base de Pale Ale dopée aux houblons Mosaic et Citra est loin d’être incroyable, la maturation en culture de Brett et, ensuite, en fûts amène réellement quelque chose. Le breuvage a indubitablement du caractère (tannique mais aussi citronné) en plus de sa drinkability. La finale est longue et correcte, à la fois boisée et légèrement sirupeuse (il y a tout de même du corps) sur la longueur.
Couleur jaunâtre. On est sur des effluves d’herbes aromatiques, notamment clou de girofle. La bouche est assez herbeuse, tournée sur le côté terreux. Pas incroyable certes mais avec des saveurs assez authentiques au service d’une bière légère et drinkable.
Couleur jaune pâle très claire. Les goûts sont très limités, peu poussés. On est sur une petite touche terreuse en entrée de bouche. Rien de fantastique, un peu d’amertume (racines ?) et un corps pour le moins aqueux et léger.
La couleur est ambrée, presque orangée. L’odeur est, elle, vineuse et tannique. Les codes du Lambic belge sont admirablement bien respectés, jusqu’à la sensation de toucher des lèvres un vin peu pétillant. L’attaque est acide. Mais ce n’est pas super tranchant. On sent l’acidulé dans le palais. Il est assez fruité, façon raisins rouges un peu sucrés, saveur qui est davantage prononcée en fin de bouche. Même si l’ensemble est bien gouleyant, le goût reste doux tout de même. Un peu trop pour une bière qui se veut un blend de lambics avec la méthode Solera, soit un de 3 ans (20%), de deux ans (20%) et d’un an (60%), le tout mûri dans des fûts de Sherry et de Pedro Ximenez. Avec, en plus, une date de péremption en 2027, on était en droit de s’attendre à quelque chose avec un peu plus de caractère.
Si la bière se veut un assemblage de deux saisons (dont une aux fraises et une aux bourgeons de pins) avec un vin de rhubarbe, il faut néanmoins que le nez est loin d’être à la hauteur des espérances données. Odeurs tanniques mais sans plus. La bouche est, elle, acide. L’acidité est tranchante. On est sur des fraises des bois, cueillies un peu trop tôt. La rhubarbe vient ensuite, assez bien surette. Le breuvage fait la part belle aux Saisons sauvages dont il est indéniablement un excellent représentant. Finale vinaigre salé. Les fruits pas encore mûrs sont là avec une amertume barriquée issue des bourgeons de pins. La complexité est clairement là. Surabondamment, les fruits utilisés donnent une impression de fraîcheur qui rend la dégustation fort agréable et rafraîchissante.
Avec les Bons Voeux de la Brasserie Dupont – Brasserie Dupont
(Farmhouse – Saison)
Les odeurs de Saison caractéristiques de la brasserie Dupont sont directement perceptibles au nez. On sent l’acidité et le côté terreux comme dans une bonne Moinette de la même brasserie. Quelques touches d’agrumes confites discrètes. Le corps respire également ledit côté artisanal fort sympathique. On est tout de même sur un corps plus rond et plus costaud que les farmhouse classiques et la fin de bouche est légèrement alcoolisée, réchauffante. Une solide farmhouse.