Couleur brune Nez de noix. La bouche est également très légère avec des céréales en arrière-bouche façon noix. Fort aqueux avec trace de sirop artificiel. Pas incroyable du tout au niveau de la dégustation. On dirait plus un Lager brun sans personnalité qu’une Dark Ale.
Oostvleteren 12 Sint Amatus Reserva – De Struise Brouwers
(Dark Ale – Belgian Quad)
Couleur brunâtre aux reflets rougeâtres. Le nez est puissant. On a l’impression de renifler une liqueur de fruits noirs. Quelques touches sucrées. La maturation en fûts de bourbon (pendant deux ans) n’est que peu perceptible. L’entrée est, sans surprise, costaude. On est sur de la liqueur. Enrobé. Avec une finale qui fait un peu penser au côté râpeux de certains fruits secs d’automne. Dommage pour le côté sirupeux un peu trop prononcé. On aurait clairement aimé un peu plus de diversité au niveau des saveurs proposées.
Nez de chocolat et de fèves de cacao. Et même si cela manque de percussion et d’une base fraîche et artisanale, les effluves restent agréables au nez. La bouche est assez sucrée. On est sur un praliné léger avec une petite amertume issue des fèves de cacao torréfiées. Malgré les saveurs précitées, la bière ne décolle pas vraiment, la faute à un corps en demi-teinte, hésitant entre malt torréfié trop anecdotique et consistante trop sirupeuse pour être autre chose qu’artificielle.
Nez épicé façon Dark Ale à la belge : esters légèrement fruités et malt doucement grillé. Le cocktail (pourtant classique) fonctionne bien mais manque clairement de caractère. La bouche est dans le même état d’esprit. Finalement, rien de fantastique au niveau des saveurs. On s’attend tout de même à plus de consistance.
Nez de malt résolument belge. On perçoit également des esters fruités. Le corps est doux, avec des malts grillés classiques et des traces de sucre brun qui font un peu basculer le breuvage dans la catégorie des bières sirupeuses. L’ajout de miel est perceptible par la douceur générale du breuvage mais reste tout de même anecdotique. Pour une bière dite au miel, il y avait moyen de faire largement mieux.
All The Leaves Are Brown – Tempest Brewing Company
(Dark Ale – Imperial Brown)
Couleur assez sombre pour une Brown Ale. Arômes de bourbon puissant au nez. C’est enrobé, c’est sucré, ça sent bel et bien le Heaven Hill. La bouche est dans l’harmonie et la mesure. C’est difficile à décrire mais, malgré un ABV supérieur à 11 degrés, le breuvage garde une cohérence plus qu’appréciable. Tout se tient. Et si l’entrée est plus axée sur les esters sucrés du bourbon, la finale offre une meilleure exposition au caramel brut et au sirop d’érable (qui sonne plus végétal que liquoreux). Alors, certes, ce type de bière se déguste lentement mais, à aucun moment, elle ne devient écoeurante.
Nez est plein de saveurs. C’est alcoolisé mais pas excessif. On sent la liqueur de fruits d’automne ainsi que le malt bien grillé (qui donne des odeurs de pain de campagne). La bouche est costaude, sur fond de malt grillé et de sucre candi. Longueur de bouche intéressante, peut-être moins chargée en saveurs que sa grande sœur, la 10, mais certainement plus équilibrée.
Nez marqué aux effluves clairement hivernales. Entre les notes de thym et de Curaçao, on retrouve un malt grillé typique des bières de Noël. L’entrée en bouche est costaude. Assez bien liquoreuse avec cette présence de liqueur d’orange fort sucrée. Les saveurs sont, certes, nombreuses mais ce corps fort sucré gâche un peu le plaisir de dégustation, a fortiori lorsque l’ABV est rapidement perceptible.
St. Bernardus Christmas – Brouwerij Saint Bernardus
(Dark Ale – Winter)
Nez malté sans grande surprise. On est sur du pain grillé aux céréales. Quelques touches fruitées mais, globalement, on ne trouve pas de saveurs (trop) liquoreuses dans le breuvage. La bouche suit la même route avec une présence de malt grillé omniprésent. L’ABV n’est pas écrasant et la bière se boit assez facilement.
Esters fruités classiques au niveau du nez. La bouche s’ouvre sur du malt grillé avec un peu de sucre. Malgré des saveurs relativement classiques, le déséquilibre est manifeste. Dans le mix de malt grillé et de sucre candi, on retrouve également des traces légères de marmelade de fruits rouges. Mais l’ensemble n’est pas harmonieux et la dégustation n’est pas aisée. Comme quoi, l’équilibre d’une bière (même d’une Dubbel) est extrêmement important.