02 - 75+, 03 - Pale Ale

Tongerlo Lux

Tongerlo Lux Blonde – Brouwerij Haacht
(Pale Ale – Belgian)

On aurait pu espérer que le changement de nom (du simple Blonde au plus mystique Lux) amène également un changement de goût. Rien de tel. On est toujours face à une Belgian Pale sans folie. Goût de malt léger avec des saveurs très limitées en bouche. Ça reste tout de même fort aqueux. Par ailleurs, la finale n’est pas exceptionnelle non plus. Juste banale. On sent que le logo World Best Beer 2014 (du très peu objectif Tastingbeers.com) est bien loin.

C+

02 - 85+, 03 - Pale Ale

Foggy

Foggy East Coast Pale Ale – Hoppy Road
(Pale Ale – American)

Couleur blonde trouble due à l’utilisation de la levure London Fog. Au nez, la comparaison avec les IPA est inévitable. On y sent les houblons fruités et tout particulièrement les agrumes. Le houblon Cascade est perceptible. En bouche, la bière se veut gouleyante, l’amertume est présente tout au long de la dégustation mais sans déséquilibre aucun. Le houblon est bien représenté et la finale offre toujours un houblon vert léger mais cohérent. Une bonne APA sans défaut.

B

02 - 75+, 03 - Pale Ale

Hoegaarden Grand Cru

Hoegaarden Grand Cru – AB InBev
(Pale Ale – Belgian Strong)

Finalement, après dégustation, force est d’admettre que l’on a affaire à quelque chose de fort conventionnel. Nez avec touches de banane légère et d’épices typiquement belges. Corps banal où le malt se mêle avec des touches certes épicées mais ô combien artificielles. Que c’est dommageable. Parce qu’avec un nom comme Hoegaarden Grand Cru, on était légitimement en droit de s’attendre à une version haut de gamme de la célèbre Witbier. Il n’en est rien. Ici, on a juste affaire à une Strong Pale Ale belge moyenne comme il en existe des tonnes. Pour promouvoir la même brasserie et rester dans le même style, autant prendre un Fruit Défendu…

C+

01 - Articles

CTN : Imperial Biscotti Break

Dans la série des articles Calme Ta Note relatifs aux bières qui nous paraissent surcotées sur de nombreux sites Internet spécialisés dans la bière, nous nous attardons aujourd’hui sur l’Imperial Stout de la brasserie de Brooklyn, la Evil Twin Brewing.

Les notes

Une note globale de 100 et une par style de 96 sur Ratebeer. Une note de 4.06 (sur 108.000 personnes) sur Untappd. Une note de 97 sur Beeradvocate.

La réalité

Mettons les choses au clair, cet Imperial Stout n’est pas une mauvaise bière. Loin s’en faut. Le corps est celui du malt torréfié, avec un apport puissant de café noir de très bonne qualité. Mais au-delà ? Est-ce finalement un breuvage qui marque l’esprit de manière irréversible ? Lors de la dégustation à l’aveugle, la réponse a été rapidement négative. Il manque finalement un peu d’Imperial (puissance de torréfaction, chocolat écrasant, …) dans cet Imperial Stout pour s’imposer définitivement. Si le breuvage avait été limité à un ABV de 5-6 % et classé dans la catégorie des Classic Stouts américains, on aurait pu mettre son équilibre (notable, il faut le dire) en avant pour justifier une note plus élevée. Mais là, même sur le segment des Coffee Stout ou même des Pastry Stout, la bière est déclassée par d’autres bijoux du style.

Imperial Biscotti Break (B/85)

02 - 90+, 03 - Pale Ale

Barrel Aged Unionist 2016

Barrel Aged Unionist 2016 – Eagle Rock Brewery
(Pale Ale – Belgian)

La fermentation en fûts donne un nez acidulé qui fait inévitablement penser à de la farmhouse Brett. Comme pour d’autres produits de la même brasserie, l’entrée en bouche rappelle que le breuvage n’est pas monolithique. Loin s’en faut. Si on avait déjà quelques effluves vineux au nez, ceux-ci s’emparent de l’arrière-goût de la bière. Et tout au long de la dégustation, impossible de se séparer de cette saveur agréable de barriques de vin rouge. On a, à la fois, le tannique et le fruité mais aussi une rondeur florale qui perdure dans la bouche d’une très belle manière. Le principe de la refermentation en fûts de vin rouge ainsi de l’ajout de Brettanomyces amènent beaucoup de complexité au breuvage. Cela ne devient pas pour autant lourd car le tout est extrêmement gouleyant. Un équilibre maîtrisé.

A-

02 - 85+, 03 - Pale Ale

Zes

Zes – Eagle Rock Brewery
(Pale Ale – Belgian Strong)

L’acidité est perceptible au nez, on y sent vraiment les Brettanomyces qui ont été utilisées lors du brassin. L’entrée en bouche est beaucoup moins acide que le nez le présageait. On est vraiment dans de la Belgian Strong avec un ajout de Brett et non dans de la Wild avec des touches belges. Les saveurs lors de la dégustation ne sont finalement pas acidulées (juste un peu) mais plutôt funky, avec une rondeur sympathique et un goût d’agrumes intéressant. Quelques touches florales (jasmin) aussi. Pas mal pour de la Belgian Pale Ale avec de la Brett.

B

02 - 85+, 03 - Porter & Stout

Imperial Biscotti Break

Imperial Biscotti Break – Evil Twin Brewing
(Stout – Imperial Coffee)

Couleur noire foncée, liquoreux. Les arômes de café sont évidents au nez. On sent vraiment les marcs de café et ceux-ci perdurent tout au long de la dégustation. C’est peut-être ça le problème, c’est que finalement on a pas tellement le côté Imperial en bouche, pas non plus la sensation Pastry, ce qui est tout de même dommage. On a juste un Stout (certes) vraiment bon, avec un café de qualité présent tout au long de la dégustation. Mais sans plus. On est un peu déçu par rapport à la réputation de la bière. On a une impression fugitive d’avoir raté quelque chose.

B

02 - 90+, 03 - Pale Ale

Deus Brut des Flandres 2020

Deus Brut des Flandres Cuvée Prestige 2020 – Brouwerij Bosteels
(Pale Ale – Bière de Champagne)

Là où la bière et le champagne se rencontrent. Lancée il y a une quinzaine d’années, la Deus peut être considérée comme le fleuron de cette catégorie nouvelle dans le monde brassicole que l’on peut appeler Bières de Champagne ou Bières Brut. Elle est réellement traitée comme un vin pétillant et envoyée en Champagne une fois le brassin terminée en Belgique. Couleur or presque transparent, bulles présentes et nez qui fait indubitablement penser à du vin. Odeurs un peu mentholées et anisées, raisin blanc sec. En bouche, le breuvage nous rappelle que c’est une bière avant tout, le malt est présent, astringence et sécheresse dans la bouche, touches herbales discrètes. Finale longue. Peut-être pas la plus incroyable des bières mais sans conteste une belle expérience apéritive à proposer tant au connaisseur en zythologie qu’au premier néophyte.

A-

02 - 80+, 03 - Pale Ale

Gouden Carolus Tripel

Gouden Carolus Tripel – Brouwerij Het Anker
(Pale Ale – Belgian Tripel)

Robe ambre foncée. Le nez est celui des triples classiques belges : fruits jaunes, finement alcoolisé et malté de manière conséquente. La bouche est un peu quelconque. Bien que le côté éthérée soit quelque peu limité (ce qui est appréciable), il n’y a pas vraiment de saveurs mémorables qui se dégagent lors de la dégustation. Une sécheresse intéressante lors de la finale mais sans plus. Une Tripel pas mauvaise mais malheureusement banale.

B-

02 - 65+, 03 - Sour

Pêcheresse

Pêcheresse – Brouwerij Lindemans
(Lambic – Fruit)

Apparemment, lors du brassin, de vrais pêches seraient utilisées pour macérer dans un Lambic jeune. La dégustation donne impression totalement différente. Sirop de pêche au nez, presque semblable à du bonbon. En bouche, c’est pareil, on ne sent pas la fraîcheur du fruit ou son éventuelle amertume (souvent due aux noyaux des fruits utilisés). Seul le côté sucré (à outrance) est présent. Pour ce qui est du Lambic, on peut déceler certaines touches légèrement aigrelettes mais le corps reste sucré comme du soda-pop. Pas d’acidité, pas de côté tannique, juste un soda alcoolisé façon Breezer.

D+