02 - 75+, 03 - Sour, 03 - Wheat

Human vs Monsters

Human vs Monsters # 1 Coop Marek Kaminski – Browar Monsters

(Wheat – Berliner Weisse Flavored)

Jus de fruits rouges au nez. Acidité légère. En bouche, on est sur de l’aigrelet léger sur fond de cassis. Le fruit est omniprésent. L’acidité et le caractère sont, par contre, secondaires. Si la bière n’est pas foncièrement mauvaise, elle n’en reste pas moins fort superficielle. On est plus sur un jus de cassis légèrement acide que sur de la Berliner Weisse de qualité. Le breuvage manque vraiment de caractère…

C+

02 - 75+, 03 - Sour

Vild Tilda

Vild Tilda – Brekeriet

(Wild Ale – Other Flavored)

Fruité léger. L’argousier est bien présent au nez avec des touches citriques discrètes. En bouche, on perçoit la recette imaginée par les brasseurs (à savoir, utiliser les goûts âpres de l’argousier avec ceux acides d’une bière de fermentation sauvage) mais aussi les défauts d’exécution. On est vraiment sur une Wild un peu (trop ?) plate, sans relief et sans acidité. Un peu comme un Lambic pur. Et même les houblons Citra utilisés ne rehaussent pas le niveau. La finale reste douce, assez facile à boire, mais plus comme un cidre que comme une Sour de qualité supérieure.

C+

02 - 80+, 03 - Sour

Vild Blondette

Vild Blondette – Brekeriet

(Wild Ale – Other)

Couleur jaune ambrée. Nez qui fait penser aux tannins et qui fait la part belle à une acidité aigrelette. Une Wild Ale plus ou moins dans les standards. Dommage toutefois que les goûts ne soient pas plus marqués, parce qu’à la dégustation, une impression de bière aux goûts passés reste tenace. Cela est d’autant plus incompréhensible que la version classique de la Blondette est clairement un cran au-dessus. Peut-être s’agit-il ici d’une version passée mais sans être pour autant sûr…

B-

01 - Articles

Le bullshit de Ratebeer – #8

Dans la série des notes démesurées grandes accordées à certaines bières qui ne le méritent pourtant pas, on aura l’occasion de revenir sur certaines bières belges (décidément les préférées de Ratebeer) ainsi que sur une classique américaine.

Peut-être que si cette Go To IPA avait été la première bière que je goûte après une décennie de Lagers industriels de bas étage, j’aurais pu considérer qu’il s’agissait d’une des meilleures bières jamais dégustées. Dans la négative, il n’en est rien. Honnêtement, quand je goûte une Session IPA, j’attends deux choses importantes : que ce soit fort drinkable et que l’on sente quand même un houblon aromatique et vivifiant. Là, objectivement, je n’ai ni l’un ni l’autre de manière optimale. Cela reste quand même lourd en bouche pour un ABV de ce type et les goûts n’ont vraiment pas la fraîcheur d’une All Day IPA de Founders par exemple. Encore pour moi une bière qui aurait peut-être eu une meilleure notation le siècle précédent. Mais, ici, dans ce monde brassicole en pleine expansion, difficile de trouver un autre adjectif que moyen.

Autant j’ai beaucoup d’affection pour les bières issues de la petite brasserie dinantaise (la Caracole est une bonne Pale dans mes souvenirs et la Nostradamus une Dark Ale de caractère), autant je trouve que la Saxo est vraiment le vilain petit canard de la gamme. Trop alcoolisée en bouche, trop monolithique dans ses saveurs. Et, finalement, une drinkability aux abonnés absents. Il n’y a vraiment rien dans cette bière qui la distingue d’autres Strong Pale Ale à la belge que l’on pourrait trouver à bas prix dans des magasins hard discount. Alors de là à flirter avec l’excellence au niveau des notations…

La gamme de Saint-Feuillien (brasserie dont je suis peut-être géographiquement le plus près) n’est pas mauvaise. On y trouve des bières pour un peu tous les goûts. Et il faut admettre que les brasseurs ne sont pas de vieux dinosaures peu ouverts à la modernité mais sont, au contraire, capables de quelques fulgurances sympathiques, en témoignent, notamment, leur IPA (une des premières brasseries typiquement belges à se lancer sur ce secteur) ou encore leur collaboration avec les américains de Green Flash. Mais, au-delà de cela, il faut tout de même admettre qu’on reste dans le domaine du B- et qu’aucune de leurs créations ne peut s’enorgueillir d’une renommée de grand cru. Cette version Brune ne change pas la donne. Ce n’est certes pas mauvais à la dégustation mais, jamais, cela ne vaudra les honneurs du 90+.

02 - 70+, 03 - Lager

CharlesRoy Zébrée

CharlesRoy Zébrée – La Manufacture Urbaine

(Lager – Pilsner Other)

Couleur pâle transparent. Nez très léger mais dans lequel on perçoit aisément un malt un peu sucré. La bouche – qui n’est pas dense au niveau des saveurs – est également un peu enrobée, voire sirupeuse. Ça se laisse boire. Mais c’est loin d’être fantastique, même pour un Lager.

C

02 - 80+, 03 - IPA

Daydreaming

Daydreaming – Freddo Fox

(IPA – Double New England)

Une illustration très Banksy-esque et une mousse blanche très imposante pour cette nouvelle IPA de la brasserie espagnole Freddo Fox. Agrumes percutantes au nez. On continue dans un fruité costaud en bouche. Les saveurs sont assez enrobées lors de la dégustation, de sorte que le fruité vire rapidement au biscuité et au sucré. Je ne peux pas raisonnablement dire que les goûts ne sont pas là mais je suis pas totalement fan d’une amertume telle que décrite ci-dessus. Reste un artwork qui donne clairement envie d’acheter les canettes…

B-

02 - 80+, 03 - IPA

The Gunslinger

The Gunslinger – Freddo Fox

(IPA – Double New England)

Personnellement, quand je déguste une IPA ou une DIPA, j’aime particulièrement avoir en bouche une amertume fraîche, verte et vivifiante. Beaucoup moins une amertume lourde, ronde et sucrée. Malheureusement pour moi, et nonobstant le très bon mix des saveurs (fruité exotique), on est ici plus dans la seconde catégorie que dans la première. Ceci étant, tant le nez que la bouche font la part belle aux houblons et ça reste agréable en bouche. Mais il manque quelque chose pour prétendre à l’excellence. En effet, même si on ne peut pas dire que l’alcool soit trop marqué, il n’en reste pas moins que la bière sonne quand même un peu lourde.

B-

02 - 80+, 03 - IPA

No Strings Attached

No Strings Attached – Freddo Fox

(IPA – New England)

Une illustration vraiment tape-à-l’œil pour une IPA que l’on peut qualifier « dans la norme ». Grosse mousse. Arômes d’agrumes assez marqués qui viennent précéder une bouche où le houblon aromatique/résine de pin est au centre des débats. Dommage que le corps soit finalement aussi enrobé (présence du sucré tout de même dérangeante) parce qu’on y perd en équilibre. Et même si la fin de bouche est longuement houblonnée, on aurait aimé des saveurs peut-être plus fraîches.

B

02 - 90+, 03 - Dark Ale

Chimay Bleue

Chimay Bleue – Abbaye de Scourmont

(Dark Ale – Belgian Strong)

La quintessence de la Dark Ale à la belge et une des rares trappistes à réellement mériter sa réputation. On est sur des goûts classiques en matière de Belgian Ale. Le nez offre un panel olfactif entre esters fruités (mais pas alcoolisés ni sirupeux) et sucre candi. Les saveurs ne sont pas différentes. La maîtrise des brasseurs trappistes est perceptible. Si le breuvage est capiteux par la puissance de ses goûts, il n’est pas pour autant lourd ni indigeste. La longueur en bouche est également remarquable. On a du goût, de l’équilibre et des saveurs marquées. Du très bon.

A-

01 - Articles

Le bullshit de Ratebeer – #7

Une nouvelle série sur les bières qui se retrouvent, ici, avec des notes désespérément basses alors qu’elles présentent pourtant toutes les qualités requises pour prétendre être de bonnes bières, voire même de très bonnes…

Alors, oui, le gars qui s’attendait à une IPA pure et dure, avec du jus de houblon concentré, va être un peu surpris à la dégustation. Mais, pour celui qui sait qu’une Sour IPA risque (comme son nom l’indique d’ailleurs) d’être un peu acide, pas de déception possible. On est sur des fruits frais, de l’acidité et sur une gouleyance assez intéressante pour un ABV de cette ampleur. Du très lourd à ce niveau. Mais, de toute évidence, pas pour tout le monde… Et ce qui est ironique au fond, c’est que, sur le même site Internet, une variante de l’Acid Trip (celle avec l’ananas et la noix de coco sauf erreur) a récolté une note de 98/98 avec un enregistrement dans le top 50. Sauf que, là, on a une note de style de 19/100. Alors qu’il s’agit de la même recette initiale. Visiblement, on aime pas trop les pitayas et les fruits de la passion sur Ratebeer.

En toute objectivité, difficile de trouver une IPA vraiment mauvaise chez les brasseurs danois de Dry & Bitter. La TGSOP n’échappe objectivement pas à la règle. Comme l’ensemble de la série Winter Skies. Donc, difficile de comprendre la note de 15/100 en style donnée par le site. Parce que, niveau style justement, cette bière coche vraiment tous les critères de la NEI2PA : fruits exotiques au nez, corps amer avec des touches résineuses, houblon vivifiant et relative facilité à boire. J’ai vraiment du mal à comprendre à quel moment cette Double IPA aurait manqué de ce qui fait la renommée de son genre.

Bon, je ne vais pas dire que la Ersa est la meilleure New England IPA que j’ai bue de ma vie. Ce serait mentir. Mais, une fois de plus, je ne peux pas dire que je lui ai trouvé des défauts qui rendent sa dégustation rédhibitoire. Loin s’en faut. On est sur des goûts classiques et bien maîtrisés en matière de Hazy IPA. Mix réussi entre fruité exotique et houblonné résineux. Pas grand chose à redire à ce propos. Sauf pour Ratebeer qui estime que cela ne vaut pas plus de 63/100 en général et de 21/100 en style. Sur ledit site, elle est d’ailleurs la moins bien notée de toutes les bières produites par la brasserie Alpha Delta. Ce qui ne manque pas – une fois de plus – d’étonner l’aficionado.