02 - 70+, 03 - Dark Ale

Hiver

Hiver – Bertinchamps

(Dark Ale – Winter)

Autant c’est sympathique de présenter une bière aux six épices, autant faut-il que cette effusion de condiments amène réellement une plus value au breuvage. Et le moins que l’on puisse dire à la dégustation, c’est que cette bière d’hiver (à la couleur ambrée surprenante) est étonnement douce. On perçoit un petit côté épicé un peu piquante mais ce n’est pas vraiment convaincant. Cela reste piquant en bouche, peu ragoûtant et sans aucune originalité.

C

01 - Articles

Le bullshit de Ratebeer – #10

Le dixième article de cette série intarissable où le plus grand site brassicole du monde ne cesse de nous surprendre lorsqu’il s’agit de noter des bières. Comme quoi, à un moment, si on ne fait pas l’effort de déguster et de noter à l’aveugle, on a du mal à ne pas être envoûté par une réputation ou encore une étiquette…

Certes, la Duvel est une bière légendaire. Certes, elle a fondé un genre, celui des Strong Ale belges, bières transparentes comme des Lagers mais au goût costaud, proche des 9-10 d’ABV. Certes, le nom de cette bière est connu dans le monde entier. Mais au-delà de cette réputation, que reste-t-il ? Une bonne bière (peut-être avec un manque d’équilibre dû à des goûts assez éthériques tout de même) qui se laisse déguster sans pour autant que cette expérience soit exceptionnelle. En toute franchise, faite une dégustation à l’aveugle pour voir. Le gars qui donne à la Duvel une notation à plus de 98-99/100, soit il n’a jamais rien vu d’autre, soit il a ouvert les yeux pendant la dégustation.

Si vous suivez de manière assez régulière ce site, vous savez que je n’ai aucun problème envers les styles novateurs de bière et notamment les saveurs qui sortent un peu des sentiers battus. Si c’est bien le cas ici dans cette bière qui se base essentiellement sur le seigle, encore faut-il que cela soit bon. Quod non in species. Désolé de le dire aussi abruptement mais les goûts ne sont pas du tout agréables en bouche. Ce n’est pas facile à boire. Donc de là à dire que la bière intègre sans difficulté le top 50 relatif à sa catégorie, il y a là un pas que je n’oserai pas franchir. Et que les utilisateurs du site (qui notent la bière avec une cotation de 3.5/5) ne franchissent pas non plus apparemment.

Autant être clair, la Hazelnut Brown Nectar n’est pas une mauvaise bière. Ne vous méprenez pas. Elle peut, sans récolter de contestations justifiées, être classée dans une échelle de notation qui s’étend entre le ‘assez bon’ à ‘bon’. La noisette (produit phare de cette Hazelnut Nectar) se sent bien, même si le breuvage reste quand même assez aqueux avec un corps peu affirmé et une fin de bouche qu’on aurait espéré plus costaude. Mais de là à dire qu’il s’agit de la meilleure Brown Ale goûtée ? Parce que lorsqu’on donne une note de 95 en global et de 100/100 en style, c’est un peu ce que l’on fait savoir au consommateur qui n’est peut-être pas au courant de la réalité. Et après, il faut assumer. Ce qui n’est guère possible… Donc, à l’avenir, on déguste et puis on note. Et pas l’inverse en se disant que, comme c’est Rogue, ça ne peut être que du très bon…

02 - 90+, 03 - Sour

Don’t Let Me Go

Don’t Let Me Go – Maltgarden

(Wild Ale – Smoothie)

L’intitulé est vraiment contractuel. On est vraiment sur du dessert. Pudding de fruits exotiques au nez. Saveurs de mangue, de papayes. En bouche, on est sur du jus tropical très consistant. On dirait vraiment un smoothie aux fruits. On sent les vrais fruits à peine mixés. En bouche, ce n’est pas acide, pas sucré. Les saveurs sont celles du fruit vert, limite assez âpre, assez vert. Cela tient également en bouche longtemps. Les saveurs sont particulières mais très intéressantes. Une bonne découverte.

A-

02 - 75+, 03 - Sour, 03 - Wheat

This Kind Of Day

This Kind Of Day – Maltgarden

(Wheat – Berliner Weisse Flavored)

Fruits sûrs au nez. Groseille notamment, puis cassis et, enfin, framboise. Soyeux en bouche mais également assez léger. On est sur les codes de la blanche avec cette touche légèrement acidulée propre aux Berliner. Sympathique à boire mais fruité qui reste juste correct. Sans plus.

C+

02 - 80+, 03 - Dark Ale

Quadrupel No1

Classic With A Twist : Quadrupel No1 With Figs, Raisins, Dates, Vanilla & Orange Zest – Browar Nepomucen

(Dark Ale – Belgian Quad)

Quelle explosion de saveurs au nez ! On est clairement sur du dessert oriental. On y retrouve des figues, des raisins de Corinthe, des dates mais aussi de la vanille et des zestes d’orange finement sucrés. C’est fort olfactivement parlant. Et, sans surprise, une fois en bouche, les saveurs sont également fort prononcées. Les goûts sont là. En grand nombre. Dessert aux fruits confits. Sucre candi en abondance. On est peut-être un peu trop dans l’abus au niveau des saveurs. Surtout qu’on se demande un peu où est le malt grillé dans ce breuvage fort chargé en sucre.

B

02 - 70+, 03 - IPA

CharlesRoy IPA

CharlesRoy IPA – La Manufacture Urbaine

(IPA – Belgian)

Ce n’est pas parce que le style de l’IPA est résolument belge que l’on doit oublier d’y ajouter des saveurs. En effet, au nez, on a rien d’autre qu’un léger houblon pas super agréable. Pour une Belgian IPA, on était pourtant en droit d’attendre des goûts plus affirmés et plus typiques. Il n’en est rien. Goût léger presque insipide. Amertume un peu piquante, un peu sale. De toute évidence, pas la bière qui va relever la réputation médiocre de la brasserie.

C

01 - Articles

Classic With A Twist – # 1

Dans cette série dédiée à la série Classic With A Twist des brasseries Funky Fluid et Nepomucen, nous allons analyser le match proposé par ces derniers et essayer de trouver un vainqueur, soit le mélange classique, soit celui avec le twist en plus…

Le gagnant du match ?

Bon, si vous avez déjà eu l’occasion de prendre connaissance des analyses qui ont été faites par mes soins sur les deux Rauchbock proposés, vous savez déjà que l’on est pas vraiment en face de grandes bières. Lourdes, fort sirupeuses et parfois indigestes. Nul doute que l’abondance de saveurs, et surtout de fumé, nuit à l’équilibre global des bières proposées. Avantage pour la version « basique » du Rauchbock dans ce match. Si les ajouts de la version Twist sont intéressants, je trouve qu’ils renforcent le caractère écœurant du breuvage. Et ce n’est pas vraiment un point positif…

Double Rauchbock No2

02 - 70+, 03 - Lager

Double Rauchbock No3

Classic With A Twist : Double Rauchbock No3 With Cranberry and Smoked Cheese Oscypek – Browar Nepomucen

(Lager – Doppelbock Smoked)

La variation de ce Rauchbock amène des saveurs un peu inédites mais à tout le moins subtiles. Le fromage bleu vient rejoindre le fumé écrasant qui attaque agressivement les narines. Le corps reste sur du costaud, avec une bouche très liquoreuse. Le cranberry vient alors dans le palais de manière mesurée. Mais si ces nouvelles saveurs sont à tout le moins interpellantes, elles ajoutent surtout au caractère lourd du breuvage. Le rendant à la limite de l’écoeurement. Comme quoi, ce n’est pas parce qu’il y a beaucoup de saveurs que c’est automatiquement bon…

C-

02 - 70+, 03 - Lager

Double Rauchbock No2

Classic With A Twist : Double Rauchbock No2 – Browar Nepomucen

(Lager – Doppelbock Smoked)

Fumé puissant au nez. Les effluves sont puissantes et attaquent le nez. Le corps n’est pas léger. C’est vraiment sirupeux à en devenir lourd. On sent clairement l’ABV alors que ce type de bière est sensé être relativement souple. Alors, même si les saveurs restent en bouche (c’est le moins qu’on puisse dire), le breuvage est difficile à boire. C’est peut-être trop chargé en goût pour permettre à un équilibre de se dégager…

C-

02 - 80+, 03 - IPA

I Believe In Miracles

I Believe In Miracles – Browar Monsters

(IPA – Double Black)

Couleur noire prononcée. Houblons aromatiques au nez. Le malt grillé est également présent. Ce n’est pas uniquement un nez d’IPA pure. On sent aussi clairement le côté Black de la bière. En bouche, on est encore sur des saveurs de malt grillé. Un peu d’amertume qui persiste en bouche et on a là une Black IPA fort correcte.

B-