La couleur est jaune très transparent. Le nez s’ouvre sur des odeurs acidulée façon herbe de mer. On sent évidemment l’armoise qui a été utilisée en grande partie lors du brassin de cette bière. Bouche acidulée mais pas incroyable non plus. On est sur une Gruit relativement classique (la faute à une seule herbe utilisée ?) qui ne présente pas de grand défaut mais qui ne restera pas dans les annales.
Nez assez fruité avec des effluves de citron jaune. Au niveau de la bouche, on est sur un fruité acide assez prononcé qui reste dans le palais. Une fois de plus avec une Sour IPA, on constate que le côté acide l’emporte sur le côté houblon qu’est sensé avoir une IPA. Et même ce mix entre Sabro, Mosaic et Citra n’y change rien. Le fruité est celui du fruit de la passion mais il n’a rien d’incroyable à la dégustation (même si elle rappelle un peu les tropiques). Et ce côté houblonné est inexistant, ou presque.
Couleur jaune trouble. Nez fort herbacé avec effluves fort végétales et herbeuses. Le mélange de Citra, Hallertau et Sabro amène également une amertume de pamplemousse jaune. La bouche est sympathique. On est sur une amertume relativement correcte avec quelques touches d’herbes et de citron pas encore mûr. La finale est intéressante mais pas non plus incroyable.
Couleur orange façon jus de fruits. Au niveau des arômes, on est sur du fruit de la passion, un peu de mangue et d’abricot. On sent l’acidité des fruits utilisés. La bouche est moins consistante que l’on pourrait penser au premier abord. Le citron vert prend vraiment le dessus. On approche parfois de la texture du jus de citron. Avec un goût unilatéral un peu dommageable.
Couleur brune foncée. Nez parfumé aux fruits noirs macérés et aux clous de girofle. On est clairement dans les effluves de la bière de Noël. La bouche porte sur le malt grillé et les fruits secs d’automne. On est dans une interprétation assez réussie de la bière de Noël.
Quelle agréable surprise cela a été de voir un très bon ami me rapporter une gamme de Stouts d’un passage à la brasserie de Brewdog en Écosse, dont notamment une création de la gamme Paradox. Il y a maintenant une quinzaine d’années, j’avais eu l’occasion de déguster les Paradox Smokehead et Jura, des Stouts très costauds, avec des saveurs prononcées de tourbe et de fumé. A l’époque, j’avais eu du mal à terminer ces bières, les trouvant presque imbuvables. Ayant acquis depuis le temps un palais beaucoup plus large, j’étais très impatient de confronter cette nouvelle Paradox à mes papilles gustatives. Au final, j’ai été un peu déçu. Le breuvage m’a semblé bon et nullement repoussant. Est-ce dû au fait que ce modèle a mûri dans des fûts d’Amaro (plus sucré) ou que mes préférences ont changées depuis ? Je n’ai malheureusement toujours pas la réponse…
J’ai un faible depuis longtemps pour les créations de la brasserie The Bruery, et tout particulièrement pour leur gamme annuelle dont Étain fait partie. Malgré le prix assez élevé à l’importation, j’essaie toujours de commander une bouteille pour les événements particuliers. Celle-ci a été ouverte à mon anniversaire, énorme fête, présage de mon mariage qui était prévu à peine un mois plus tard. Les saveurs étaient exquises, parfaitement adaptées à une fin de soirée où les gens, assis à table, se laissent aller et déballent sans pudeur et retenue leurs soucis, leurs craintes mais aussi leurs espérances. C’est également le dernier souvenir concret que je garde de cette soirée qui a perduré bien plus longtemps que je ne le pensais…
Odeurs de framboises fraîches au nez. C’est vivifiant et très agréable. On sent le fruit naturel sans sucrosité particulière. C’est vraiment régressif au nez. La bouche est facile, pas agressive. On sent une acidité légère qui provient du fruit naturel. L’ensemble passe relativement bien et offre une expérience agréable, surtout dans la mesure où le taux d’alcool est très peu élevé et la drinkability assez élevée.
Couleur orange-rosée. Odeurs de fraise fraîches et peu sucrées. La bouche s’ouvre sur une touche acidulée qui fait penser à de limonade aux fraises. On retrouve quelques saveurs de citron vert et d’hibiscus qui renforcent cette sensation d’eau aromatisée. Cette légèreté n’est pas vraiment une qualité puisqu’elle ne permet pas au breuvage de développer suffisamment ses saveurs et on reste dans la Gose sans grande envergure.
Couleur brunâtre foncée assez surprenante. Effluves légères mais un peu maltées. La bouche reste dans cette sensation de légèreté avec une finale douce et maltée. Un Bock classique sans prétention. L’appellation est sujet à un peu de confusion. On attendait un peu d’orange dans ce breuvage.
Désolé pour les brasseurs de Fuerst Wiacek mais cette I3PA aura plus marqué mon année par sa dénomination que par ses qualités gustatives. Non que la bière soit mauvaise (loin s’en faut) mais cette fameuse Neon Moon, chanson de Brooks & Dunn, nous aura suivi depuis octobre 2021. Alors, quand j’ai eu l’occasion de constater que cette brasserie allemande produisait une Triple IPA du même nom, je n’ai pas pu passer à côté. Et si, en toute honnêteté, je m’attendais à mieux niveau équilibre des saveurs, impossible de passer à côté du charme hypnotique de cette dénomination.
Cette année 2023, j’ai eu l’occasion de fêter mon EVG (en tout cas un des nombreux qui m’avaient été organisés) dans la belle ville d’Amsterdam. Entre autres péripéties et expériences plus ou moins avouables, nous avons eu l’occasion de passer par le musée-brasserie-funland de Heineken. Et si tout le monde, ou presque, s’accorde à reconnaître que la Heineken est loin d’être une bière de qualité, les personnes qui ont eu l’occasion de visiter cette fameuse brasserie diront également que niveau marketing, il est impossible de mettre plus en avant une bière, quelqu’elle soit. Reparti de là avec une bouteille personnalisée au nom de l’événement, difficile de ne pas citer la bière la plus vendue aux Pays-Bas dans mon top personnel de l’année écoulée.