02 - 70+, 03 - Lager

CharlesRoy Zébrée

CharlesRoy Zébrée – La Manufacture Urbaine

(Lager – Pilsner Other)

Couleur pâle transparent. Nez très léger mais dans lequel on perçoit aisément un malt un peu sucré. La bouche – qui n’est pas dense au niveau des saveurs – est également un peu enrobée, voire sirupeuse. Ça se laisse boire. Mais c’est loin d’être fantastique, même pour un Lager.

C

02 - 80+, 03 - IPA

Daydreaming

Daydreaming – Freddo Fox

(IPA – Double New England)

Une illustration très Banksy-esque et une mousse blanche très imposante pour cette nouvelle IPA de la brasserie espagnole Freddo Fox. Agrumes percutantes au nez. On continue dans un fruité costaud en bouche. Les saveurs sont assez enrobées lors de la dégustation, de sorte que le fruité vire rapidement au biscuité et au sucré. Je ne peux pas raisonnablement dire que les goûts ne sont pas là mais je suis pas totalement fan d’une amertume telle que décrite ci-dessus. Reste un artwork qui donne clairement envie d’acheter les canettes…

B-

02 - 80+, 03 - IPA

The Gunslinger

The Gunslinger – Freddo Fox

(IPA – Double New England)

Personnellement, quand je déguste une IPA ou une DIPA, j’aime particulièrement avoir en bouche une amertume fraîche, verte et vivifiante. Beaucoup moins une amertume lourde, ronde et sucrée. Malheureusement pour moi, et nonobstant le très bon mix des saveurs (fruité exotique), on est ici plus dans la seconde catégorie que dans la première. Ceci étant, tant le nez que la bouche font la part belle aux houblons et ça reste agréable en bouche. Mais il manque quelque chose pour prétendre à l’excellence. En effet, même si on ne peut pas dire que l’alcool soit trop marqué, il n’en reste pas moins que la bière sonne quand même un peu lourde.

B-

02 - 80+, 03 - IPA

No Strings Attached

No Strings Attached – Freddo Fox

(IPA – New England)

Une illustration vraiment tape-à-l’œil pour une IPA que l’on peut qualifier « dans la norme ». Grosse mousse. Arômes d’agrumes assez marqués qui viennent précéder une bouche où le houblon aromatique/résine de pin est au centre des débats. Dommage que le corps soit finalement aussi enrobé (présence du sucré tout de même dérangeante) parce qu’on y perd en équilibre. Et même si la fin de bouche est longuement houblonnée, on aurait aimé des saveurs peut-être plus fraîches.

B

02 - 90+, 03 - Dark Ale

Chimay Bleue

Chimay Bleue – Abbaye de Scourmont

(Dark Ale – Belgian Strong)

La quintessence de la Dark Ale à la belge et une des rares trappistes à réellement mériter sa réputation. On est sur des goûts classiques en matière de Belgian Ale. Le nez offre un panel olfactif entre esters fruités (mais pas alcoolisés ni sirupeux) et sucre candi. Les saveurs ne sont pas différentes. La maîtrise des brasseurs trappistes est perceptible. Si le breuvage est capiteux par la puissance de ses goûts, il n’est pas pour autant lourd ni indigeste. La longueur en bouche est également remarquable. On a du goût, de l’équilibre et des saveurs marquées. Du très bon.

A-

01 - Articles

Le bullshit de Ratebeer – #7

Une nouvelle série sur les bières qui se retrouvent, ici, avec des notes désespérément basses alors qu’elles présentent pourtant toutes les qualités requises pour prétendre être de bonnes bières, voire même de très bonnes…

Alors, oui, le gars qui s’attendait à une IPA pure et dure, avec du jus de houblon concentré, va être un peu surpris à la dégustation. Mais, pour celui qui sait qu’une Sour IPA risque (comme son nom l’indique d’ailleurs) d’être un peu acide, pas de déception possible. On est sur des fruits frais, de l’acidité et sur une gouleyance assez intéressante pour un ABV de cette ampleur. Du très lourd à ce niveau. Mais, de toute évidence, pas pour tout le monde… Et ce qui est ironique au fond, c’est que, sur le même site Internet, une variante de l’Acid Trip (celle avec l’ananas et la noix de coco sauf erreur) a récolté une note de 98/98 avec un enregistrement dans le top 50. Sauf que, là, on a une note de style de 19/100. Alors qu’il s’agit de la même recette initiale. Visiblement, on aime pas trop les pitayas et les fruits de la passion sur Ratebeer.

En toute objectivité, difficile de trouver une IPA vraiment mauvaise chez les brasseurs danois de Dry & Bitter. La TGSOP n’échappe objectivement pas à la règle. Comme l’ensemble de la série Winter Skies. Donc, difficile de comprendre la note de 15/100 en style donnée par le site. Parce que, niveau style justement, cette bière coche vraiment tous les critères de la NEI2PA : fruits exotiques au nez, corps amer avec des touches résineuses, houblon vivifiant et relative facilité à boire. J’ai vraiment du mal à comprendre à quel moment cette Double IPA aurait manqué de ce qui fait la renommée de son genre.

Bon, je ne vais pas dire que la Ersa est la meilleure New England IPA que j’ai bue de ma vie. Ce serait mentir. Mais, une fois de plus, je ne peux pas dire que je lui ai trouvé des défauts qui rendent sa dégustation rédhibitoire. Loin s’en faut. On est sur des goûts classiques et bien maîtrisés en matière de Hazy IPA. Mix réussi entre fruité exotique et houblonné résineux. Pas grand chose à redire à ce propos. Sauf pour Ratebeer qui estime que cela ne vaut pas plus de 63/100 en général et de 21/100 en style. Sur ledit site, elle est d’ailleurs la moins bien notée de toutes les bières produites par la brasserie Alpha Delta. Ce qui ne manque pas – une fois de plus – d’étonner l’aficionado.

02 - 70+, 03 - Pale Ale

La Corne Triple

La Corne du Bois des Pendus Triple – Brasserie des Légendes

(Pale Ale – Belgian Tripel)

Encore une fois, ce n’est pas parce qu’une bière est plus forte en alcool qu’elle est automatiquement meilleure. C’est un peu la remarque que l’on pourrait faire à cette version triple de la fameuse Corne du Bois des Pendus. Un corps plus prononcé avec des saveurs de céréales affirmées. Le problème, c’est que ces saveurs ne sont pas nécessairement agréables à la dégustation. On retrouve une fois de plus cette sensation de piquant sans caractère et peu naturel qui tapisse le palais. Et qui vient seul, sans aucune plus value gustative. Dommage.

C

02 - 75+, 03 - Pale Ale

La Corne Blonde

La Corne du Bois des Pendus Blonde – Brasserie des Légendes

(Pale Ale – Belgian)

Une Pale Ale à la belge sans grande prétention. Les saveurs, tant au nez qu’en bouche, sont peu marquées. Quelques touches de malt ci et là mais rien de phénoménal lors de la dégustation. On notera une drinkability nuageuse ma foi intéressante, soit le premier gros point positif de la bière. Le second gros point étant évidemment le génial verre à pied qui participe clairement au marketing de la bière. Au-delà, il ne reste malheureusement pas beaucoup de choses…

C

02 - 95+, 03 - Sour

Vild Dubbelcassis

Vild Dubbelcassis – Brekeriet

(Wild Ale – Flavored)

Quel contraste avec la Cassis classique. Et quelle amélioration !! Autant la première bière était un peu trop acide, autant cette version améliorée est d’un équilibre incroyable. Tous les défauts de la première sont vraiment gommés. Le nez est acidulé comme il faut, avec des touches tanniques de vin rouge (ici, la maturation en fûts de vin pendant 18 mois est perceptible) fort agréables. L’entrée en bouche est vraiment bonne. On sent cette acidité de Wild Ale mais la saveur n’est pas poussée à l’extrême de sorte qu’en bouche, le breuvage est très digeste. Le fruité est marqué, presque suave. Rondeur agréable. Impossible finalement d’ignorer le cassis qui est vraiment la star de cette Vild. La finale fait la part belle à toutes les saveurs précitées dans un mélange à la fois équilibré et complexe. Comme un Lambic de grande qualité…

A

02 - 85+, 03 - Porter & Stout

Atmospheric Black Metal

Atmospheric Black Metal – Separatist Beer Project

(Stout – Imperial)

Dans ce type de bière davantage destinée à la dégustation qu’à la soif, il est difficile d’être déçu quand les brasseurs font un minimum d’effort pour proposer quelque chose d’authentique. C’est le cas ici où le breuvage proposé s’insère parfaitement dans les codes de l’Imperial Stout et en a les qualités. On est directement confronté à un nez au chocolat noir prononcé qui laisse présager d’un Stout solide et robuste. En bouche, c’est ce côté chocolat noir et liqueur de cacao qui vient percuter le palais. Malgré une présence alcoolisée à certains moments, l’ensemble du breuvage tient la route. Les touches de torréfaction (fort sucrées tout de même) sont rappelées en fin de bouche et offrent un retour non négligeable.

B