Odeurs sympathiques de fruits secs et de sucre candi. On est dans les valeurs de la Belgian Dark Ale. L’entrée en bouche met en évidence les saveurs de malt torréfié. C’est agréable en bouche, pas trop agressif et ce backup d’épices typiquement belges renforce la solidité de l’ensemble.
Nez assez bien aromatique. On est sur des touches de fruits jaunes (légers) propres aux Tripels. On perçoit également des épices typiquement belges lorsque l’on hume la bière. En bouche, on est en terrain connu. Quelques touches éthériques dues à l’ABV assez élevé de la bière, mais pour le reste malt classique et corps enrobé. Reste tout de même très agréable à boire pour un vieux classique.
Personnellement, je n’ai rien contre les bières fruitées. Mais, ici, il ne faut pas se voiler la face tant le fruité est artificiel. On a l’impression très nette que les brasseurs ont vidé le pot de sirop de sucre à la cerise pour créer cette bière. Et ce n’est pas sympathique à boire. Les saveurs des fruits rouges goûtent le jus de bonbon et sont très vite écoeurantes. A éviter si on respecte un tant soi peu les fruits.
Le genre Belgian a encore de beaux jours devant lui. Concernant à ce qu’on pourrait penser en lisant ce blog, les classiques belges restent de qualité, même comparées aux nouvelles créations originales de brasseries souvent plus avant-gardistes. Les américains de Hoppin Frog et de Equilibrium complètent agréablement le tableau des vainqueurs.
Bière de Champagne
New England
Dans cette catégorie des Pale Ales, on constate que les archétypes ont la peau dure. Malgré la reprise de la brasserie par InBev (qui a insufflé un marketing étouffant à la Triple Karmeliet), Bosteels place le fleuron de sa gamme au sommet de la catégorie des bières brut. Et, enfin, dans le genre New England Pale Ale, la Marylou continue de ravir les palais.
Pas si mauvais que cela pour une bière industrielle produite en masse. On a un nez assez odorant qui offre quelques touches de baies de genièvre au-delà du malt classique de Lager. En bouche, très classique, facile à boire mais sans saveur particulière. On regrettera quand même la fin de bouche un peu piquante. L’amertume est là mais elle est artificielle et le goût n’est pas très bon.
On commence cette année 2022 avec un mix entre la Pologne et le Pays du Soleil Levant…
Dans un top précédent, il avait été question de la gamme italienne de chez Freddo Fox. Sans que les bières proposées ne soient nécessairement outstanding, elles avaient retenu mon attention par le simple fait que les étiquettes étaient agréables à l’oeil. Et même si cela peut prêter à sourire (notamment chez certains puristes), le marketing joue indubitablement son rôle, même dans le monde de la craft beer. On est à nouveau dans ce cas de figure. Et avec la qualité craft polonaise.
En ce qui concerne les accompagnements, j’aurai tendance à tenter ce trio de bière sur un dessert. La Ronin sur une tarte au citron, la Katsumoto avec une macédoine de fruits et la Sakura à la place du thé.
Couleur abricot très nuageux. Au niveau du nez, on est sur des agrumes classiques (Citra) et quelques touches à la fois résineuses et exotiques. L’entrée en bouche, même si elle manque de punch, offre quelques saveurs agréables de houblon frais. L’amertume est bien là mais la bouche (et l’arrière bouche) reste tout de même assez légères, même pour une IPA de base.
Objectivement, c’est un breuvage qui sent bon au nez. Les effluves sont principalement celles des houblons aromatiques. On est sur des fruits exotiques sympathiques. Nez propre au style de Hazy IPA. Bonne tenue en bouche également. L’amertume tient bien au palais sans être trop agressive. Par ailleurs, la bouche est rehaussée par un piquant revêche de houblon Nelson Sauvin. Pas de fin de bouche costaude mais une gouleyance très intéressante tout au long de la dégustation.
Certainement pas la meilleure des bières dégustée cette année, loin s’en faut. Pour être honnête, je crois même que c’est la plus mauvaise de cet article. Mais celle qui a accompagné mes vacances cet été au Portugal. Et quelle sensation ! Enfin, un retour aux vacances à l’étranger après une année 2020 vierge à ce niveau-là. Et même si tout n’a pas été parfait à cause des mesures sanitaires tout de même contraignantes, cette bière symbolise un périple au soleil amplement mérité. Plus particulièrement, elle accompagne un instant suspendu dans le temps : une excursion dans la nature sauvage de l’Algarve sous un soleil de plomb où elle a parfaitement rempli son rôle premier : étancher ma soif.
Pas besoin d’en faire plus que nécessaire. Si vous suivez ce blog depuis un petit temps, vous avez certainement lu le long article que j’ai consacré au festival Wanderlust. Partant, vous n’êtes pas sans ignorer que le Stout des américains de Jackie O’s m’a tapé dans l’oeil et pas qu’un peu. Clairement la bière de ce festival, festival qui aura fait du bien au monde brassicole belge durant cette morose année 2021.
Couleur noire. Pas vraiment d’odeur marquante au nez, si ce n’est quelques touches torréfiés un peu aigres. Ce n’est pas vraiment ce que l’on souhaite lorsqu’on déguste un Porter. Léger en bouche mais pas pour autant drinkable. On a pas vraiment de goût en fait. L’amertume est un peu ratée. C’est à la fois piquant, cartonné et surtout peu agréable. Plus un Lager noir de bas étage qu’un Porter à proprement parler.