On est face à un nez fort odorant pour une bière de cet ABV, ce qui n’est pas vraiment désagréable. Esters fruités, sucre candi et fruits finement sucrés à l’alcool. Ça fait penser à de la Strong Dark Ale qui a mûri en cave. Dommage qu’en bouche on perde ces saveurs et qu’on se retrouve avec un corps de malt grillé peu original et une finale cartonnée peu appétissante.
Dans cette catégorie des bières à fermentation (souvent) spontanées, on a eu l’occasion de tomber sur de très bons standards, comme La Tache (de Ale Apothecary, habituée aux 95+ sur WID) ou la Kriek Hanssens (superbe découverte au passage) mais aussi sur des créations plus récentes, aux qualités indéniables. On citera à cet exemple la Gose de Funky et de Nepomucen.
Wild Ale – Flavored
Wild Ale – Flavored Double
Wild Ale – Other
Wild Ale – Red Flanders
Wild Ale – Smoothie
Grosse razzia au niveau des Sour fruités par la gamme Gelato de Funky Fluid qui aura été vraiment incroyable toute cette année. Je ne vais pas nécessairement être plus long puisqu’un top d’un des mois de l’année 2021 lui a été entièrement consacré mais il va sans dire que l’expérience a été totale et, surtout, satisfaisante. Pour le surplus, Brekeriet place son Dubbelcassis (bien meilleur que le Cassis classique) et Rodenbach s’affirme comme le leader mondial du style Red Flanders. Une belle année pour ce genre Sour qui aura, à la fois, réveillé les papilles et apaisé la soif.
Couleur ambrée. Nez de malt biscuité et d’esters fruités. On est dans le classique de la Tripel. En bouche, c’est à la fois costaud et chaleureux. Peut-être un peu trop lourde. Peut-être pas très gouleyante. Mais l’ensemble passe relativement bien et, au niveau des goûts, difficile d’être désorienté tant on reste dans le classique.
Couleur brune assez trouble. Beaucoup de dépôt pour une bière de ce type. On est sur un malt caramel de Lager. La bouche reste légère malgré tout. Mais on a un arrière-goût de pain cramé. Cette sensation de brûlé perdure en fin de bouche et ce n’est pas super agréable. En tout cas, ce n’est pas avec ce genre de saveurs que l’on peut faire un bon Porter.
Encore un artwork de qualité pour décorer cette bière. C’est vraiment du très lourd à ce niveau-là. Pour ce qui est des saveurs, on est sur un nez relativement odorant. Houblons aromatiques entre résine de pin et fruits exotiques. Quelques effluves de sirop d’agrumes. Si les goûts sont là, il manque peut-être quelque chose au niveau de l’équilibre général de la bière. En effet, bien que l’ensemble soit de bonne fracture, la drinkability est gênée par un arrière-goût un peu trop sirupeux pour une IPA. Mais ça reste du solide.
Même si les saveurs sont agréables, le nez n’est pas non plus énorme niveau puissance olfactive. On y perçoit cependant les caractéristiques du houblon Simcoe. On est bien sur des effluves de pamplemousse et de baies. L’entrée en bouche est costaude et sirupeuse. C’est dommage parce qu’on y perd un peu niveau drinkability. Ça colle au palais, le houblon est costaud et les saveurs sont bonnes, mais ce n’est pas impérissable, tant au niveau du goût qu’au niveau de la fin de bouche.
L’année 2021 a été une année un peu particulière à bien des égards. Ainsi, cette bière s’est retrouvée associée à un événement un peu particulier et surtout inattendu pour son destinataire. Je parle évidemment de ma demande en mariage. Et que trouver de mieux pour symboliser un engagement longue durée qu’une bière dont le nom est : An Eternity ? Sur ce coup, il faut être honnête, pas vraiment de hasard, le breuvage (à la dénomination si approprié) était prévu pour cette soirée inédite. Un peu acide et un peu fruitée, une Farmhouse résolument jeune. Comme si les années n’avaient pas d’emprise…
Parti en fin d’année pour des vacances dans le Tyrol autrichien, je dois concéder avoir passé plus de temps au final en Italie qu’en Autriche. Et au fil de mes nombreuses excursions et dégustations de bière, j’ai été surpris de trouver dans des supermarchés lambda les dernières créations du Baladin, cachés derrière des Lagers industriels sans goût. Cette brasserie (qui a été une des premières en Italie à se lancer dans la craftbeer) est une de celles que j’ai le plus activement suivi et représente, symboliquement, beaucoup dans cette quête brassicole que j’ai entreprise. Quelle plaisir de pouvoir l’associer à ces vacances. Et plus particulièrement à ce réveillon de Saint-Sylvestre 2021. POP pour une fête de fin d’année, ça sonne plutôt bien.
Couleur ambrée clair transparent. Au nez, ce sont des arômes de pain qui prédomine. La bouche confirme cette sensation de bière un peu lourde avec un corps tout de même costaud. On est sur du crémeux accompagné de quelques touches herbeuses. Finale éthérique peu gouleyante propre aux Tripel moyennement équilibrée.
Alors, ici, on est vraiment sur un nez extrêmement doux, voire crémeux de dessert liquide. On sent distinctement les fèves de cacao ainsi que la vanille utilisée. La bouche souligne, gustativement, les saveurs olfactives. On est sur du dessert doux, malt torréfié pas rugueux, sensation de liqueur de chocolat au lait vanillé en bouche. Pas de fausse note, pas de lourdeur excessive.
De grands noms et surtout beaucoup de qualité pour cette catégorie relative aux Porters. On retrouve ainsi les brasseries slaves de Pohjala et de Sori, habituées à sortir de grosses cartouches torréfiés. Founders montre une fois de plus la qualité – toujours irréprochable – de ses standards tandis que la brasserie Beerbibliotek (aux bières à la qualité assez variable) vient placer une de ses meilleures créations dans le top des Porters américains.
Stout – Coffee
Stout – Coffee Imperial
Les Stouts (surtout impériaux) au café auront vraiment eu le vent en poupe cette année. L’alchimie est incontestable. Et la brasserie de Northern Monk a eu l’occasion, par le biais de la gamme Patrons Project, de mettre ce condiment à toutes les sauces, et ce, avec souvent beaucoup de réussite.
Stout – Imperial
Stout – Imperial Barrel-aged
Stout – Imperial Flavored
Les grandes brasseries historiques ont aussi eu l’occasion de placer de grosses bières dans les plus hautes strates de leurs catégories respectives. Le Raspberry Halo est à nouveau nommé, pour, ici, des raisons évidentes de qualité. The Bruery démontre, si besoin en était encore, son amour pour les bières sombres aux ABV élevés et aux goûts affirmés. Et, enfin, par sa gamme clairement éclectique, Funky Fluid faire couronner son Stout mûri en fûts de whiskey tourbé. Du très costaud à ce niveau-là.
Stout – Milk
Stout – Milk Imperial
Stout – Oatmeal
Durant cette année, j’ai clairement constaté que des genres plus particuliers de Stout ont été clairement mis en retrait pour des créations peut-être plus originales et peut-être plus fortes en saveurs. Conséquence sans doute inévitable d’une évolution vitesse grande V, les Milk Stout se sont vus inéluctablement remplacés par toutes sortes de Pastry Stout. Reste ici les meilleurs représentants 2021 du genre, dont notamment la gamme de The Garden, de très haute volée.
Stout – Pastry
Stout – Russian
Stout – Wild
Dire que le genre Pastry Stout a survolé l’année 2021 est un euphémisme. Dans toutes les gammes des brasseries un peu tournées vers l’avenir, on a vu fleurir de nouveaux Stouts aux saveurs évidentes de dessert. Et, à l’instar des Hazy IPA, ces créations ont vraiment été de haute volée. Le Double Barrel Dark Matter de Funky Fluid en est clairement le digne représentant. Sans aucun doute, une des meilleures bières dégustées en 2021, si pas la meilleure. Pas non plus de fausse note pour Raduga qui a mixé magnifiquement la torréfaction du malt avec les tannins du vin rouge, ni pour La Source qui a clairement posé son nom dans la cour des grands lors de cette année passée.