02 - 70+, 03 - Lager

Semedorato

Semedorato – Semedorato

(Lager – Euro Pale)

Jaune couleur paille. Mousse nuageuse. Odeurs de malt léger. En bouche, la bière est légère, peu amère et relativement crémeuse. Facile à boire avec une finale assez douce. Ce n’est certainement pas la bière du mois mais ça reste plus ou moins correct pour un Lager.

C-

02 - 65+, 03 - Lager

Ichnusa Anima Sarda

Ichnusa Non Filtrata – Ichnusa

(Lager – Euro Pale)

Malt et céréales légères au nez. On est sur des effluves de Lager sans grande folie. En bouche, on perçoit une touche un peu plus sirupeuse d’orge. Cela donne un corps un peu sucré qu’à l’habitude sur ce type de Euro Pale Lager. Mais sans que cela ne soit réellement une plus value. Le corps reste insignifiant, la finale sans intérêt et l’ajout de sucrosité rend finalement le breuvage moins digeste.

D+

02 - 65+, 03 - Lager

Nastro Azzuro

Nastro Azzuro – Birra Peroni

(Lager – Euro Pale)

Nez finement citronné. Bouche légère avec touches de malt classique de pils. Pas vraiment de corps, pas du tout de finale. Un Lager très léger, aqueux et, malheureusement, sans grand intérêt. Reste une facilité à boire intéressante par temps chaud.

D+

01 - Tops

Le top de octobre 2022 ?

Un passage sympathique en ce mois de novembre par une gamme bien suivie au sein de la rédaction : Maltgarden. Les brasseurs sont maintenant implantés dans le monde brassicole polonais sur un podium également occupé par Funky Fluid et Nepomucen.

On ne peut pas dire que la gamme soit incroyable, encore moins les bières qui sont proposées dans cet article. Mais il faut reconnaître que cette brasserie a le mérite de proposer sans cesse de nouvelles créations afin de satisfaire tous les palais. C’est louable. Et si la deuxième et la troisième ne sont finalement pas incroyables à mes yeux, la première bière sur cette image est un déluge de saveurs qui lui permet d’atteindre la barre des 90+. Si sur un trio de bières on peut, à chaque fois, isoler une pépite de qualité, je suis preneur.

Don’t Let Me Go (91/A) // This Kind Of Day (79/A) // Write Me Something (81/B-)

La Don’t Let Me Go se mariera adéquatement avec une salade de fruits exotiques, complétant agréablement les saveurs sucrées et vertes proposées.

02 - 70+, 03 - Pale Ale

Paix Dieu

Paix Dieu – Brasserie Caulier

(Pale Ale – Belgian Strong)

Couleur jaune pâle avec mousse crémeuse. Le nez n’est pas vraiment expressif mais révèle des effluves légèrement épicés. Avec cette sensation un peu nuageuse de levure typiquement belge. L’entrée en bouche est plus volubile. On est sur quelque chose d’éthérique où l’ABV ne peut être masqué. Le corps est costaud et peu facilement drinkable. Petite amertume par ici, trace de houblons par là. Mais, en règle générale, pas vraiment d’identité globale, juste un breuvage trop costaud aux saveurs basiques. Et le fait qu’elle ait été brassée lors de la pleine lune ne change rien aux données du problème.

C

02 - 90+, 03 - Dark Ale

The Old Parochial

The Old Parochial – Tempest Brewing Company

(Dark Ale – Wee Heavy)

Couleur noire profonde où l’on perçoit sans difficulté les effluves caractéristiques du whisky légèrement tourbé. Apparemment, le breuvage aurait séjourné dans des fûts de whisky de Speyside. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce barrel-aged apporte une plus value réelle au produit. Tant au nez qu’en bouche. L’entrée en bouche est dominée par ce whiskey vraiment sympathique mais aussi par du caramel profond et des esters de fruits noirs. Le breuvage nous emmène en Écosse avec la puissance des saveurs du whisky qui, jamais, ne devient écœurant. En effet, si d’autres saveurs sont présentes en dégustation, elles restent bien derrière (dommage ?) ce goût caractéristique de fûts de whisky, ce qui permet à l’ensemble de bénéficier d’une cohérence intéressante et d’une harmonie poussée.

A-

02 - 70+, 03 - Dark Ale

Scotch CTS

Scotch CTS – AB InBev

(Dark Ale – Wee Heavy)

Si vous demandez à un vieux belge de donner son top 10 des bières, le nom du Scotch CTS apparaîtra sans doute. En effet, cette bière sonne un peu mystique dans l’imaginaire de ce type de buveur qui voue presque une adoration à ce breuvage. Honnêtement, et vous vous en doutez, il ne mérite nullement pareille louange. L’entrée commence sur une bouche bien (trop) sucrée et assez longue qui débouche sur une consistance de malt grillé un peu artificiel et peu sympathique. Le reste des saveurs est inexistant. On a l’impression de boire une pils noire et les sensations sont loin d’être extraordinaires. Franchement, les goûts tourbés et plus complexes de la Wee Heavy ne sont tout simplement pas présents. Et si certaines Scotch Ale à la belge ont opté (avec des fortunes diverses) pour une approche plus liquoreuse et plus sucrée, on ne retrouve même pas cette volonté dans cette création de la macro brasserie InBev.

C-

02 - 85+, 03 - IPA

HODL

HODL – 8 Bit Brewing Company

(IPA – Double New England)

On retrouve aisément dans le nez la combinaison classique des Hazy IPA : résine et fruits exotiques. L’ensemble est de très bonne composition et le mélange des houblons amène, outre les agrumes assez classiques, des notes juteuses de melon ainsi que des saveurs fort sucrées qui rappellent les abricots secs. En bouche, la bière passe toute seule. On ne sent pas du tout les 9 d’ABV pourtant présents. L’amertume résineuse est bien évidemment présente mais elle n’est pas non plus écrasante. Certains pourront regretter un manque de robustesse, d’autres (dont moi) diront qu’il est sympathique de goûter ce type de I2PA sans être envahi par l’alcool.

B+

02 - 80+, 03 - IPA

Huginn

Huginn – Mason Ale Works

(IPA – Double American)

On est sur une couleur jaune très pâle et très transparente. Le nez tape dans le résineux mais aussi dans le raisin revêche. On est sur des houblons essentiellement néo-zélandais (Nelson, NZ Cascade, Waimea, Motueka, and Wakatau), ce qui n’est pas nécessairement commun. Le corps est consistant avec des alternances entre houblon résineux et esters un peu sirupeux. L’amertume reste le maître mot et la finale oscille entre touches fruitées exacerbées et sécheresse amère. Malgré le design de haute fracture de la canette, on peine à trouver un côté un peu nordique à cette bière.

B-