Breuvage rapidement plat. On est on est sur des saveurs de citron prononcé façon liquide vaisselle. Ce n’est pas vraiment très agréable. La bouche est, elle, aqueuse, assez facile à boire mais les saveurs sonnent trop artificiels pour que la bière soit réellement sympathique à la dégustation.
Pour cette sélection destinée à l’apéritif, nous commençons avec une brasserie de qualité : Funky Fluid de Varsovie, habituée aux tops de l’année sur ce blog. Cocktail acidulé et parfaitement équilibré de fruits frais, cette bière de qualité remplacera avantageusement les kirs royaux et autres mousseux fruités. Avec ses saveurs de fruits exotiques, cette Gelato contrebalancera également le côté gras du foie gras, généralement servi en début de repas noëlesque. Pour cela, il faudra, comme vous l’avez compris ici, une bière fruitée mais surtout acide, sans trace de sucre ajouté.
Février
Même brasserie que la bière de janvier, mêmes explications : un parfait remplacement aux apéritifs fruités habituellement servis lors de cette fête de la Nativité. On est sur des saveurs acidulés, un peu revêches et fruitées. Extrêmement agréable sans food-pairing. Mais fonctionnera aussi avec des fruits de mer, comme les Saint-Jacques ou les crustacés, le houblon Nelson Sauvin (apportant une saveur similaire au raisin) ayant un arrière-goût proche du vin blanc, accompagnant attitré de l’entrée et de l’apéritif. En règle générale, et si vous n’arrivez pas à mettre la main sur cette Acid Trip, on vous conseille vivement de tenter le houblon âpre et revêche Nelson Sauvin sur des fruits de mer.
Mars
Smoothie de fruits de la passion et de mangue, cette bière aurait pu convenir à un dessert aux fruits tropicaux, mais nous vous la proposons ici en apéritif. A la fois fruitée et acide, elle devrait constituer un apéritif facile à boire et plein de saveurs. Un substrat surprenant (et beaucoup plus naturel) à un éventuel punch. Et qui aura le mérite de contrebalancer la saveur grasse du fameux boudin de Noël. Dans le même genre, toute bière acide contenant des fruits frais (sans ajout de glucose et autre fructose) devrait servir de food pairing correct.
Nez marqué aux effluves clairement hivernales. Entre les notes de thym et de Curaçao, on retrouve un malt grillé typique des bières de Noël. L’entrée en bouche est costaude. Assez bien liquoreuse avec cette présence de liqueur d’orange fort sucrée. Les saveurs sont, certes, nombreuses mais ce corps fort sucré gâche un peu le plaisir de dégustation, a fortiori lorsque l’ABV est rapidement perceptible.
A l’instar de ce que faisait (et fait toujours ?) la brasserie The Bruery, nous allons proposer cette année une sélection de douze bières pour agrémenter le repas du Réveillon de Noël…
Dans la série d’articles à venir sur ce blog, nous retrouverons douze bières particulière. Une bière relative à chaque mois de l’année durant laquelle elle a été dégustée par votre humble serviteur. Et relative à un plat particulier de Noël. Les trois premières bières sont ainsi spécialement choisies pour s’accorder avec les entrées possibles durant cette fête hivernales. Les suivantes pour les entrées, ensuite pour les plats et le dernier trio sera sensé s’accorder avec les desserts. En vous souhaitant à tous de joyeuses fêtes.
St. Bernardus Christmas – Brouwerij Saint Bernardus
(Dark Ale – Winter)
Nez malté sans grande surprise. On est sur du pain grillé aux céréales. Quelques touches fruitées mais, globalement, on ne trouve pas de saveurs (trop) liquoreuses dans le breuvage. La bouche suit la même route avec une présence de malt grillé omniprésent. L’ABV n’est pas écrasant et la bière se boit assez facilement.
Une véritable bombe au niveau des saveurs olfactives. Le blend de deux Stouts puissants (Cosmic Entity et Temple Of Silence) ayant subi une maturation en fûts de bourbon amène une réelle profondeur lors de la dégustation. On est sur des notes de chocolat noir, de noisettes et de bourbon. L’ensemble est également harmonieux en bouche. Malgré l’onctuosité du corps, on reste sur quelque chose de très drinkable pour une bière à 14 d’ABV. L’empreinte gustative est essentiellement celle du chocolat noir liquoreux. L’ensemble passe extrêmement bien dans le palais et réchauffe le palais avec des notes torréfiées (mais pas trop amères) et légèrement sucrées (touches de bourbon et de caramel). Peut-être pas aussi incroyable que vantée par les brasseurs mais sans aucun doute un Stout de qualité supérieure.
Nez vaguement amer avec deux, trois traces de houblon qui permettent de relier le breuvage à la catégorie IPA. En bouche, c’est extrêmement aqueux. Ça n’a pas de goût, ou presque. La maigre amertume présente en fin de bouche est clairement mauvaise et la bière n’a aucun caractère.
Couleur plus brune que son homologue Tripel Blond qui amène un goût plus caramélisé mais pas nécessairement plus agréable. Les goûts sont certes moins herbacés mais ce côté sirupeux façon médicament reste présent. Couplé à un malt sucré-caramel, le déséquilibre est trop profond pour que le breuvage soit vraiment agréable en bouche.
Couleur ambrée claire. Le nez est un peu médicamenteux, entre herbe et liqueur. Pas incroyable. En bouche, la bière est tout de même légère pour une Tripel. Fin de bouche avec persistance un peu sirupeuse-herbeuse dans la finale.
Les saveurs sont prononcées au nez. On est sur du dessert chocolaté avec de la vanille et du café. L’équilibre est appréciable car aucune des saveurs n’est trop agressive par rapport aux autres. L’entrée en bouche est plus liquoreuse, avec une présence sucrée (trop ?) importante. On est porté par les saveurs vanillées et de café qui ressortent façon sucrerie (le côté brut et végétal des produits n’est pas vraiment mis en avant). Seule la noix de coco est un peu en retrait mais l’ensemble donne un Pastry Stout de qualité.