Nez enrobé à la couleur orange. On est confronté rapidement à une bouche légère, pas trop amère et assez enrobée. Les saveurs sont essentiellement celles propres aux zestes d’orange. Ça reste néanmoins fort léger pour une IPA. Le houblon et la puissance qu’on est en droit d’attendre est totalement inexistant. Reste ci et là des goûts un peu amers d’agrumes. Trop léger pour convaincre.
Couleur transparente. Nez citronné assez agréable à humer. Ce n’est pas incroyable au niveau des effluves mais ça reste de l’agrume vert bien maîtrisé. Bouche avec amertume légère. Houblon Citra bien mis en avant sans être trop soutenu. On a là une bière assez gouleyante avec des goûts corrects.
Nez légèrement agrumé. Le mix de Cascade, d’Amarillo et de Citra est insignifiant. Quel dommage. La bouche goûte l’eau dure. C’est assez minéral et pas super engageant au niveau de la dégustation. La fin de bouche est sommaire et surtout éphémère. Rien d’agréable.
Alors, là, quelle claque de goûts que cette Sour ! Impossible d’ignorer les saveurs des agrumes qui vient directement attaquer les narines. Mais pas de manière vindicative. C’est bon, c’est fruité et c’est surtout intense. On est presque sur de la mousse d’orange et de mandarine (en fait, c’est de la tangerine qui semble avoir être utilisée) avec ce compromis habile entre pulpe et acidité verte. Inutile d’expliquer que les brasseurs ont bien entendu utilisé de vrais fruits frais dans ce brassin : le corps du breuvage, rapidement trouble et pulpeux parle pour lui. L’entrée en bouche ne déçoit pas. On est sur une explosion de saveurs presque orgasmique. Jus pressé d’agrumes (oranges et tangerines) et de guanabana. Savoureux et généreux au point qu’on a presque l’impression de manger des morceaux desdits fruits. L’acidité est également présente mais elle est parfaitement équilibrée. En effet, avec tous ces fruits acides utilisés, un risque évident de déséquilibre était patent. Il n’en est finalement rien. L’ajout de vanille et de lactose amène une consistante au corps de la bière et, avec cela, un équilibre global plus que réussi. On est entre le smoothie de fruits et le dessert d’agrumes. Du grand travail.
Délicieux arômes amers entre fruits exotiques et baies rouges. On est ici sur un mix de Strata, de Galaxy, de Mosaic et de Citra. Et le rendu final est plus qu’agréable. Lors de la première gorgée, le palais est emmené sur un corps juteux, amer mais aussi fruité. Fruits exotiques et résine de pin viennent en effet accompagner la dégustation. C’est à la fois nuageux au niveau de l’amer et juicy au niveau du fruité. Le breuvage est gouleyant, l’amertume ne vire à aucun moment à l’exagération (ce qui peut arriver dans certaines DIPA) et l’équilibre reste magnifiquement contrôlé.
Senteurs d’ester fruité façon fruits d’automne. On sent tant au nez qu’en bouche une saveur de pomme enrobée. Au final, ce n’est pas incroyable (les goûts sonnent assez artificiels tout de même) et cela même si le corps malté rehausse un peu le corps du breuvage.
Couleur rosée avec des effluves de myrtilles bien perceptibles. On sent le fruit naturel et boisé accompagné d’acide lactique. L’entrée en bouche est facile, presque aqueuse et se voit accompagnée de saveurs de myrtilles (plus discrètes qu’au nez) qui vient titiller le palais en y laissant un petit goût acidulé aigrelet. Les saveurs typiques de maturation avec levures sauvages de Brekeriet sont bien là. On a effectivement cette touche boisée de liège qui constitue l’arrière-bouche. Les goûts sont légers (ce que l’on peut peut-être regretter) mais cohérents pour une bière à 4,8 d’ABV.
Nez fort léger pour un Imperial Stout. On est sur un breuvage un peu pétillant au corps relativement peu onctueux. Le malt torréfié que l’on sent au cours de la dégustation est de bonne qualité et accompagne le dégustateur de l’entrée jusqu’à la finale en bouche. Pas vraiment de surprise mais pas non plus fausse note. Reste une déception assez importante concernant la fermentation en fûts qui n’amène rien d’intéressant. Et pourtant, les brasseurs disent que leur projet a mûri pendant 9 mois dans des fûts de Aberlour Bourbon, Glen Moray Bourbon, Ben Nevis Bourbon, Ben Nevis, Bruichladdich Sherry et de Cognac Hennesy. Dommage finalement qu’on ne le sente pas. Ou alors si peu.
Fruité avec une légère amertume. Dommage que le corps ne soit pas plus que moyen et que l’amertume ne soit pas plus vivifiante. Parce que, ici, hormis les saveurs de houblon un peu résineux (pas Hazy du tout au passage), difficile de différencier ce breuvage des autres IPA à l’américaine que l’on a déjà vu déguster à d’autres occasions.
Café noir et malt torréfié. On est dans les saveurs de pain carbonisé. L’entrée en bouche offre une éclaircie matérialisée par un houblon léger mais elle est vite remplacé par l’habituel malt torréfié. Les goûts resteront ceux du café et même la finale ne permet plus au houblon de poindre le bout de son nez. Dommage pour le mix attendu entre IPA et Black Ale.