02 - 80+, 03 - Pale Ale

Orval

Orval – Brasserie d’Orval
(Pale Ale – Belgian)

Nez de houblons aromatiques et de levures sauvages. L’entrée en bouche est légèrement aigrelette (les levures Brettanomyces se manifestent de manière plus ou moins subtile en fonction de la maturation de la bière) et continue sur un corps âpre et modérément amer. L’ensemble est assez herbal avec une finale sèche certes présente mais qui n’a rien d’exceptionnelle. La dégustation ne se caractérise pas par une gouleyance particulière. En effet, le tout goûte une amertume classique de Pale Ale qui est dans les standards des bières belges amères mais de toute évidence loin des têtes de série. Assurément une bonne bière mais certainement pas le Graal absolu tel que vanté par de nombreux afficionados. Certainement une des bières les plus overrated, n’en déplaise à certains.

B

02 - 75+, 03 - Pale Ale

The Amazing Strong Owl

The Amazing Strong Owl – Uitlje Brewing Company
(Strong Ale – Ice Distilled)

Sans conteste, cette bière porte magnifiquement son nom. On est face à de l’amazing strong, la bière pèse bien ses 15 d’ABV et on le sent directement au nez et en bouche. Les arômes sont ceux de la réglisse, des céréales fortes et des fruits jaunes trop mûrs. On enchaîne avec une attaque puissante sans concession. Outre les peaux d’orange, l’entrée en bouche offre de la céréale puissante (genre liqueur de gentiane et alcool fort de piment royal) qui vient tapisser le corps et le palais. L’alcool est discret et la bière ne tombe pas dans l’écueil de la saveur trop éthérique. Néanmoins, ça reste un peu juste pour proposer un équilibre maîtrisée et autre chose qu’une saveur somme toute assez monolithique.

C+

02 - 80+, 03 - Pale Ale

Light Science

Light Science – Sleeping Village Brewing
(Pale Ale – International)

L’utilisation de la mandarine se perçoit dans un nez aux zestes d’agrumes subtils. La discrétion des apports fruités est appréciable puisque cette mandarine n’est pas écrasante mais juste parfaitement dosée. Dommage que le reste ne suive pas vraiment puisqu’à part des goûts maltés somme toute assez classiques, il n’y a rien d’extraordinaire qui se produit lors de la dégustation de cette bière.

B-

02 - 75+, 03 - Pale Ale

Crystal Field

Crystal Field – Sleeping Village Brewing
(Pale Ale – American)

Couleur or pâle presque transparent. Odeurs herbales (certainement dues à l’utilisation d’un houblon Amarillo). Le corps est facile à boire, avec des touches légèrement amères, mais on sent vraiment que le breuvage est extrêmement léger et qu’il présente une carence en saveurs non négligeable. Ça reste facile à boire, sympathique sur une table un après-midi d’été, mais de toute évidence trop aqueux, même pour une Pale Ale de style américain.

C+

02 - 75+, 03 - Pale Ale

Astral Insight

Astral Insight Yellow Label – Sleeping Village Brewing
(Pale Ale – American)

Couleur or trouble. Nez relativement correct où se croisent les odeurs d’oranges et de melon d’eau. L’entrée en bouche est un peu quelconque, les saveurs un peu fruitées (agrumes) et épicées sont dans la moyenne et la fin de bouche est juste appréciable. Pas vraiment de faux pas dans ce breuvage mais clairement un manque de percussion et de caractère au niveau des saveurs.

C+

02 - 75+, 03 - Pale Ale

Ginette Natural Blond

Ginette Natural Blond – Brasserie de Brunehaut
(Pale Ale – Belgian)

Les odeurs nasales sont un peu particulières mais pas pour autant désagréables. On est majoritairement voire exclusivement sur de la céréale. C’est à la fois doux et presque sucré (façon riz au lait). La bouche est légère, pas incroyable, avec toujours cette touche maltée discrète. Ça se laisse boire et ce n’est pas non plus foncièrement mauvais. Disons plutôt que ça change un peu des Belgian Pale Ale qui semblent toutes issues du même moule. Ici, le breuvage a au moins une saveur qui lui est propre, bien qu’elle ne soit pas non plus exceptionnelle, loin s’en faut.

C+

02 - 85+, 03 - Pale Ale

Westmalle Tripel

Westmalle Tripel – Brouwerij der Trappisten van Westmalle
(Pale Ale – Belgian Tripel)

Une classique belge parmis les classiques. Odeurs forts marquées au nez de céréales, de fruits jaunes (banane) et d’esters fruités. La bouche est costaude, on sent le pain multi-céréales qui gave les plus affamés. Mais aussi, et malheureusement, une présence éthérique assez imposante. Si la bière reste riche en goûts, elle n’est pas pour autant très équilibrée. L’alcool se sent tout de même fort, façon baies de genièvrier et céréales raffinées. Cela reste lourd à la dégustation et ce, nonobstant une finale longue appréciable. Les 9.5 d’ABV pèsent. Peut-être pas à la hauteur de sa renommée…

B

02 - 70+, 03 - Pale Ale

Hapkin

Hapkin – Brouwerij Alken-Maes
(Pale Ale – Belgian Strong)

Si l’inscription « 4 fois houblonnée » sur la bouteille peut impressionner le néophyte, l’amateur de bière restera stoïque face à pareille déclaration qui n’a finalement rien d’extraordinaire. En effet, le zythologue attendra plutôt de voir si le breuvage a du goût. Après dégustation, il arrivera invariablement à une réponse négative. Rien de dégoûtant à proprement parler mais un nez et une bouche sans caractère et sans saveur notable. Un peu de houblon bof bof, deux-trois saveurs artificielles un peu sèches. Reste une gouleyance relative pour une bière de ce type.

C

02 - 75+, 03 - Pale Ale

Bloody Ripper

Bloody Ripper Double Sanguine – Hoppy Road
(Pale Ale – Flavored)

Si l’utilisation de l’orange sanguine dans le brassin d’une bière est évidemment une bonne idée (côté fruité, juteux et amer qui peuvent tous les trois être mis en valeur, amenant ainsi une plus value réelle), il m’est d’avis que, dans ce breuvage, cela n’a pas vraiment été bien exploité. On a vraiment l’impression de sentir et de boire du sirop d’orange sanguine mélangé à de Pale Ale basique de qualité discutable. Dommage parce qu’il y avait beaucoup mieux à faire qu’une bière au fruité sirupeux et un peu écoeurant.

C

02 - 75+, 03 - Pale Ale

Scott

Scott – Brasserie La Binchoise
(Pale Ale – Belgian Strong)

Sauf erreur, il s’agirait de la version Organic Triple de la brasserie Binchoise qui aurait été refermenté dans des fûts de whiskey. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas vraiment convaincant. Les effluves nasales sont celles de la Strong Ale refermentée, on y sent le sirupeux, les fruits noirs alcoolisés et le sucre candi légèrement grillé. Pas vraiment de touches de whiskey au nez. On ne le retrouve pas non plus lors de la dégustation, si ce n’est par quelques touches sucrées discrètes. La bière est dans les standards de la Strong Pale Ale : malt grillé, ronde en bouche et finale légèrement sucrée. Pas mauvais mais beaucoup d’esbrouffe pour pas grand chose. Et à un prix un peu élevé pour ce que c’est…

C+