Saveurs de fruits exotiques bien marqués au nez. Les houblons utilisés sont expérimentaux mais l’équilibre des goûts est déjà bien poussé. On retrouve les effluves résineuses des Hazy IPA mais aussi des touches discrètes de framboises et de cerises érubescentes. La bouche est agréable, sympathique à la dégustation et n’est pas envahissante. En effet, si le sucré est assez présent, l’essentiel du corps se base sur un houblon fruité et amer (fruits mûrs) avec une longueur finale bien dosée qui offre une drinkability plus qu’intéressante.
Couleur jaune or trouble. Au nez, on sent les marcs de café ce qui est toujours surprenant pour une bière de ce type. La bouche ne fait pas vraiment l’apologie du houblon résineux propre à la Hazy IPA mais plutôt du café. Celui-ci est très bon mais on ne sent pas vraiment la Double IPA, ce qui est plutôt dommage. Fin de bouche assez courte avec poudre de café de qualité sur la langue.
Malt un peu grillé avec relents de touches cacaotées un peu vertes. On est dans les fèves de cacao qui ne sont pas encore à maturation. La bouche s’ouvre, elle, sur un corps assez aqueux, ce qui est un peu inhabituel pour une IPA. Finale avec amertume piquante unilatérale qui perdure dans la bouche. Manque de saveurs sympathiques. Mais l’amer est bien prononcé.
Odeurs de fruits blancs, un peu d’herbacé et des houblons exotiques au nez. La bouche reste dans les standards des Hazy IPA dégustées jusque là avec un corps assez sirupeux. Si des touches de houblon vert sont perceptibles, le breuvage reste un peu fade avec un air de déjà vu. Et puis, avec du chanvre, il y avait moyen de faire quelque chose de plus original et de plus marquant. Il n’en est rien.
Le nez offre des effluves de vin blanc dû à l’utilisation de houblons néo-zélandais. On est sur de la peau de raisin et des houblons assez marqués. L’entrée en bouche va dans ce sens. On est en saturation de houblons avec un hoprate de près de 24 g/L, ce qui est vraiment élevé pour une simple IPA. Le corps est quasiment huileux. Cela rappelle un peu le vin mais le breuvage ne fait pas vraiment honneur à ce dernier. On est dans le houblon gras et fort amer. Il y avait moyen de faire mieux.
Couleur sombre avec mousse brune onctueuse. Quelques esters de caramel au nez mais essentiellement une odeur de pils qui embaume le nez et la bouche. On retrouve une fin de bouche sirupeuse un peu inhabituelle mais peu incroyable. Un Dark Lager médiocre comme tant d’autres. Étanchera une soif mais pas plus.
On dirait vraiment une pils avec ce corps très basique, un peu malté mais facile à boire. Rien de fantastique. Cependant, le gros problème, c’est qu’il s’agit là d’une Pale Ale, soit une bière de basse fermentation. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la carence de saveurs est clairement préjudiciable. Si la bière se laisse boire sans trop de problème, il faut tout de même concéder qu’elle manque sincèrement de goût.
Une pils dans les standards basiques du genre : facile à boire mais dénué de saveurs intéressantes. On a des touches un peu herbacées qui viennent frôler le palais mais c’est un peu tout. Corps très aqueux mais sans plus.
Couleur noire sombre. Le nez est celui du malt caramel sans aucune profondeur. La bouche est très aqueuse, relents de caramel un peu piquant. On a vraiment des goûts artificiels sans grand intérêt. Reste facile à boire mais c’est bien la seule qualité de ce breuvage.
Un dernier article consacré aux notations sur Ratebeer et qui portera cette fois-ci sur les créations de la brasserie polonaise Hopito.
Ce qui est particulier sur cette cotation de bière, c’est l’écart entre la note générale et la note de style. En résumé, globalement la bière est pas mauvaise mais le style est dégoûtant. J’ai un peu de mal à comprendre. Autant je ne suis pas là pour dire que les produits de Hopito sont fabuleux, autant dire que le style est au ras des pâquerettes me semble être une aberration profonde.
Encore un gap. On a de nouveau un écart énorme entre la note globale et de style. Si je peux comprendre cette particularité lorsque la bière est bonne mais s’éloigne (en goût notamment) de l’archétype auquel elle est sensée appartenir, j’ai beaucoup plus de mal lorsque cela n’est pas le cas. Sans être pour autant qualifiée d’outstanding, la Alien City est une Hazy IPA de qualité qui respecte, dans leur globalité, les traceurs du style. A ne rien y comprendre…
Ici le consensus de Ratebeer est plus affirmé : la bière n’est pas bonne. Ce qui est un peu particulier lorsque l’on sait que le breuvage coche objectivement tous les critères de la Session IPA. Nez aromatique, corps avec du goût et de l’amertume de houblon mais aussi drinkability intéressante et de qualité. Difficile de savoir ce qu’il faut de plus. Alors, certes, les goûts et les couleurs, ça reste subjectif et nul doute que certaines personnes trouveront ce breuvage très bon quand d’autres diront qu’il est juste bon. Pas de problème. Mais d’aucun (s’il s’y connait un minimum en culture brassicole) ne dira que la bière ne vaut pas un 50/100.