02 - 80+, 03 - IPA

Bait And Click

Bait And Click – 18th Street Brewery
(IPA – American)

Houblons odorants au nez. Le résineux et le végétal vert sont les arômes prédominants. En bouche, la bière est bien gouleyante, ce est évidemment appréciable. En effet, même si l’amertume est présente tout au long de la dégustation, il n’y a d’attaque puissante houblonnée en entrée. On est face à une IPA typiquement américaine mais aussi fortement conventionnelle. Pas d’extravagance, mais pas de fulgurance non plus. Juste une amertume végétale (épines de pin) diffusée avec parcimonie dans le nez et la bouche.

B

02 - 80+, 03 - IPA

Kilo The King Of Cuddles

Kilo The King Of Cuddles – Amager Bryghus
(IPA – New England)

Couleur or pâle trouble. Nez aux houblons aromatiques : on y sent les fruits tropicaux et le citron. Les saveurs olfactives sont vraiment agréables à respirer, beaucoup plus que la bouche qui s’avère, au final, un peu quelconque. Goût d’amertume un peu banal. Pas ou peu de traces résineuses ou fruitées, ce qui est dommageable. Longueur de bouche notable mais avec cette saveur amère peu originale. Une New England IPA entre bon et moyen, ni plus, ni moins.

B-

02 - 80+, 03 - Sour

Primitive 014

Primitive 014 – La Source Beer Company
(Gose)

Bouquet nasal aux épices douces. Pas d’agressivité, pas de pimenté mais quelque chose de suave et de rond (poivre de Madagascar et sel de l’Himalaya). La première sensation est bien évidemment acidulée comme toute bonne Gose. Ce n’est pas la seule saveur en bouche, l’ajout de sel et de poivre est, au contraire d’autres bières du même style, évident et cela ne se ressent heureusement pas sur l’équilibre global (bon) du breuvage. Non, on garde dans le palais ce goût aromatisé (mais pas corsé) du sel et du poivre qui agrémente parfaitement cette bière. A marier dès que possible avec des langoustines sel et poivre du restaurant chinois.

B

02 - 80+, 03 - IPA

Arcturus

Arcturus – Tanker Brewery
(IPA – Rye)

Odeurs sympathiques de IPA au nez. On y décèle des houblons solides mais connus (sauf erreur, Centennial et Simcoe) qui offrent une puissance olfactive intéressante. Le corps est solide, beaucoup plus malté qu’une IPA classique (la couleur, plus bronze, est un bon baromètre pour connaître le malt utilisé) et avec cette rondeur épicée propre au seigle. Ce mix entre malt plus prononcé et houblons davantage aromatiques passe d’ailleurs relativement bien dans ce breuvage à la finale plutôt râpeuse.

B-

02 - 75+, 03 - Sour

Blueberry Fields

Blueberry Fields – 71 Brewing
(Wild Ale – Flavored)

A la couleur, on devine déjà que le goût de myrtille présent dans le brassin n’est pas dû à un ajout de sirop mais bien à l’utilisation de vrais fruits, ce qui est une bonne chose. Olfactivement, la bière sent l’acide lactique. Les fruits sont discrets au nez, un peu moins en bouche. L’attaque est acide, sans plus malheureusement. Pas d’extravagance, pas de saveurs complexes, juste une bouche légèrement aigrelette avec un arrière-goût subtil de myrtilles acidulées. Il y avait moyen de faire vachement mieux.

C+

02 - 80+, 03 - Porter & Stout

Spencer Imperial Stout

Spencer Trappist Imperial Stout – Spencer Brewery
(Stout – Imperial)

Odeurs de café noir froid et de chocolat amer qui laissent présager du meilleur pour la dégustation. Une fois en bouche, c’est une amertume un peu isolée de torréfaction qui vient agrémenter l’entièreté de la dégustation. Petite déception sur ce point. En effet, avec un équilibre pourtant très correct (pour ne pas dire plus), le breuvage ne parvient pas à décoller du domaine du scolaire. On a vraiment l’impression de déguster un Double Stout d’il y a plus de quelques décennies, à l’époque où on ne produisait pas encore des Imperial Stouts aux saveurs torrides et aux goûts extrêmes. Et dans cette catégorie, on est tout de même un peu court pour prétendre à autre chose qu’un « assez bon ».

B-

02 - 75+, 03 - Pale Ale

Tongerlo Lux

Tongerlo Lux Blonde – Brouwerij Haacht
(Pale Ale – Belgian)

On aurait pu espérer que le changement de nom (du simple Blonde au plus mystique Lux) amène également un changement de goût. Rien de tel. On est toujours face à une Belgian Pale sans folie. Goût de malt léger avec des saveurs très limitées en bouche. Ça reste tout de même fort aqueux. Par ailleurs, la finale n’est pas exceptionnelle non plus. Juste banale. On sent que le logo World Best Beer 2014 (du très peu objectif Tastingbeers.com) est bien loin.

C+

02 - 85+, 03 - Pale Ale

Foggy

Foggy East Coast Pale Ale – Hoppy Road
(Pale Ale – American)

Couleur blonde trouble due à l’utilisation de la levure London Fog. Au nez, la comparaison avec les IPA est inévitable. On y sent les houblons fruités et tout particulièrement les agrumes. Le houblon Cascade est perceptible. En bouche, la bière se veut gouleyante, l’amertume est présente tout au long de la dégustation mais sans déséquilibre aucun. Le houblon est bien représenté et la finale offre toujours un houblon vert léger mais cohérent. Une bonne APA sans défaut.

B

02 - 75+, 03 - Pale Ale

Hoegaarden Grand Cru

Hoegaarden Grand Cru – AB InBev
(Pale Ale – Belgian Strong)

Finalement, après dégustation, force est d’admettre que l’on a affaire à quelque chose de fort conventionnel. Nez avec touches de banane légère et d’épices typiquement belges. Corps banal où le malt se mêle avec des touches certes épicées mais ô combien artificielles. Que c’est dommageable. Parce qu’avec un nom comme Hoegaarden Grand Cru, on était légitimement en droit de s’attendre à une version haut de gamme de la célèbre Witbier. Il n’en est rien. Ici, on a juste affaire à une Strong Pale Ale belge moyenne comme il en existe des tonnes. Pour promouvoir la même brasserie et rester dans le même style, autant prendre un Fruit Défendu…

C+

02 - 90+, 03 - Pale Ale

Barrel Aged Unionist 2016

Barrel Aged Unionist 2016 – Eagle Rock Brewery
(Pale Ale – Belgian)

La fermentation en fûts donne un nez acidulé qui fait inévitablement penser à de la farmhouse Brett. Comme pour d’autres produits de la même brasserie, l’entrée en bouche rappelle que le breuvage n’est pas monolithique. Loin s’en faut. Si on avait déjà quelques effluves vineux au nez, ceux-ci s’emparent de l’arrière-goût de la bière. Et tout au long de la dégustation, impossible de se séparer de cette saveur agréable de barriques de vin rouge. On a, à la fois, le tannique et le fruité mais aussi une rondeur florale qui perdure dans la bouche d’une très belle manière. Le principe de la refermentation en fûts de vin rouge ainsi de l’ajout de Brettanomyces amènent beaucoup de complexité au breuvage. Cela ne devient pas pour autant lourd car le tout est extrêmement gouleyant. Un équilibre maîtrisé.

A-